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Celui qui a osé dire non à Kabila : 20 janvier 2015 – 20 janvier 2016, J.C. Muyambo, une année d’emprisonnement injuste

Celui qui a osé dire non à Kabila : 20 janvier 2015 – 20 janvier 2016, J.C. Muyambo, une année d’emprisonnement injuste

Au cours de l’audience du lundi 18 janvier dernier, la Cour suprême de justice a indiqué que le Procureur général de Lubumbashi, qui n’était toujours pas saisi, a enfin répondu par un mémo. Pour garantir les droits de la défense, la Haute Cour a dû renvoyer l’affaire au 26 février prochain. Le temps de permettre aux avocats de Muyambo de prendre connaissance de ce document et préparer d’éventuelles répliques. « Nous allons nous occuper de ce mémo “, a lâché Maitre Jerry, au sortir de l’audience du 18 janvier 2016.

La deuxième raison du report reste le désistement du bâtonnier Tarcisse Matadi Wamba, qui avait refusé de comparaître pour le compte de la République contre son collègue Muyambo. Il l’avait fait acter aux juges, lors de l’audience du 4 décembre 2015.

Et depuis, il n’est toujours pas remplacé. Depuis fin 2015, les Avocats de Muyambo ne cessaient de pointer du doigt le Procureur général du Parquet de Lubumbashi. A les en croire, ce Procureur serait l’homme « orchestre “ de l’arrestation du Président national de la Solidarité Congolaise pour la démocratie et le développement (SCODE). Tout en étant conscient de la vacuité du dossier, “le PG de Lubumbashi refuse de se faire humilié par Muyambo pendant les audiences d’instructions “, avait fait remarquer un autre avocat du collectif.

Et maintenant que le Procureur général de Lubumbashi a répondu, les avocats de Muyambo se préparent déjà à une éventuelle contre-offensive lors de la prochaine audience.

Quand les puissants s’en mêlent…

Les présidents Barack Obama et François Hollande, Amnesty International, Human Rights Watch, des eurodéputés… avaient été mis au courant de l’arrestation arbitraire de Jean-Claude Muyambo Kyassa et d’autres prisonniers d’opinion qui croupissent injustement à la prison centrale de Makala, notamment Christopher Ngoyi, Vano Kiboko et Eugène Diomi Ndongala. Ces puissants de la planète ont respectivement promis, via la famille Muyambo, de s’impliquer pour que l’ancien bâtonnier recouvre sa liberté. Dans ce lot de pressions, il faut ajouter l’organisation des barreaux francophones. Une structure installée à Bruxelles, en Belgique, regroupant plus d’une centaine d’avocats et bâtonniers. Cette organisation de renommée internationale avait écrit à Joseph Kabila, lui enjoignant la libération sans condition et dans le délai, de Jean-Claude Muyambo.

JC MUYAMBO - KABILA

Le premier à dire non à Kabila

Arrêté le 20 janvier 2015 dans la ferveur des manifestations contre l’alinéa litigieux du projet de loi électorale, l’ancien bâtonnier Jean-Claude Muyambo Kyassa s’est toujours buté au refus d’une libération provisoire. Ancien membre de la Majorité présidentielle, Muyambo a été le premier poids lourd de cette plateforme à dire, urbi et orbi, non  à la révision constitutionnelle et à la prolongation du mandat de Joseph Kabila. Depuis, l’homme ne quitte plus l’œil du cyclone du régime en place. Son arrestation qui a eu lieu au lendemain des manifestations contre le projet de la loi électorale examiné en janvier 2015, n’aura été que politique, estiment plusieurs analystes. Ce projet de loi conditionnait la tenue des élections au recensement général de la population. Recensement qui, aux yeux des experts, allait s’étendre au-delà du second et dernier mandat de Joseph Kabila. Ce qui avait énervé la population et enclenché des manifestations à travers le pays. Et les arrestations du bâtonnier Muyambo et de l’activiste de la société civile, Christopher Ngoyi seraient simplement liées à ces manifestations citoyennes.

Muyambo innocent

Après avoir été arrêté, Madame le Procureur Général de Kinshasa/Gombe, Cécile Kyala Lembo, a ouvert un autre dossier sous un autre numéro sur les mêmes faits. Elle enverra une Commission rogatoire à Lubumbashi. Après quatre mois d’investigations, la commission rogatoire est revenue au Parquet Général de la Kinshasa/ Gombe en démontrant que Jean-Claude Muyambo n’a jamais vendu d’immeuble appartenant à autrui. Il y a lieu de conclure que le cité est en prison à cause de ses positions politiques.

Par LM

1 CommentaireSur cette publication

  1. Awazi El Hadj Kasele

    Ils jettent en prison nos leaders politiques. Ils tuent par centaine les manifestants. Plus terroriste que le régime Kabila en Afrique on ne verra point.

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