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Somalie pays dévasté : il va se doter d’un nouveau parlement

Somalie pays dévasté : il va se doter d’un nouveau parlement

Le secrétaire général de l’ONU Ban Ki-moon a salué jeudi une décision du gouvernement somalien de mettre en place cette année un nouveau parlement bicaméral comprenant 30% de femmes.

Cette décision «ouvre la voie à une transition à la fin du mandat des institutions actuelles», en place depuis 2012, a souligné M. Ban dans un communiqué.

Les élections au nouveau parlement ne se feront pas au suffrage universel direct, mais se tiendront «sur une base inclusive et selon une représentation» des minorités et des femmes. Ces dernières «représenteront 30% du nouveau parlement».

M. Ban a «réaffirmé l’urgence  d’établir une feuille de route politique pour parvenir au suffrage universel en Somalie d’ici à 2020».

S’adressant au Conseil de sécurité lors d’un débat sur la Somalie jeudi, le représentant spécial de l’ONU Michael Keating a indiqué que la décision «audacieuse» du gouvernement avait été prise jeudi, à l’issue de «près de six mois d’intenses consultations».

Le président somalien, Hassan Sheikh Mohamoud... (PHOTO TONY KARUMBA, AFP)

Le président somalien, Hassan Sheikh Mohamoud.PHOTO TONY KARUMBA, AFP

Elle témoigne «de la maturité politique grandissante de la Somalie fédérale», a-t-il estimé. Mais malgré cette «importante étape», il reste à parcourir «un chemin long et semé d’embûches».

Le nouveau parlement, a-t-il précisé, comprendra une chambre basse de 275 députés, choisis selon une formule de partage du pouvoir entre les différents clans, et une chambre haute de 54 membres.

Cette dernière assemblée sera «basée sur une représentation égale des États fédéraux existants, émergents et en projet, et l’attribution de sièges supplémentaires» au Puntland et au Somaliland, deux régions autonomes.

La Somalie tente de sortir du chaos et de la guerre civile dans lesquels elle a sombré en 1991.

Les premières élections au suffrage universel depuis 40 ans étaient prévues en 2016, à l’expiration du mandat des institutions actuelles, en place depuis 2012. Mais les autorités y ont renoncé en raison de délais trop courts et de l’insécurité.

Les insurgés islamistes shebab ont juré la perte des fragiles autorités somaliennes, épaulées dans leur combat par la Force de l’Union africaine (Amisom), déployée depuis 2007.

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