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Le président soudanais s’engage à appliquer les «ordres du peuple» issus du Dialogue national 

Le président soudanais s’engage à appliquer les «ordres du peuple» issus du Dialogue national 

Les chefs de factions de l’opposition qui ont boycotté le Dialogue national sont des «mercenaires financés par les services de renseignement américains et israéliens», a estimé le président soudanais.

Le président soudanais, Omar al-Bachir, s’est engagé à appliquer les résultats de la Conférence de Dialogue national, considérés comme des «ordres adressés par le peuple».

Al-Bachir s’exprimait devant une foule imposante de sympathisants qui participaient à un meeting organisé, lundi, à Khartoum, à l’initiative d’organisations de la société civile appuyées par le gouvernement, pour remettre les «recommandations du Dialogue sociétal».

Le président soudanais a qualifié les chefs des factions de l’opposition qui ont boycotté la conférence, de “mercenaires financés par les services de renseignement américains et israéliens”.

Le président soudanais a tenu à nier que son initiative portant organisation d’un Dialogue national soit «la résultante de faiblesse ou de diktats».

«Il s’agit d’une conviction que le dialogue est la voie à même de résoudre les crises du pays», a-t-il dit.

«Nous disons à tous les pays du monde et aux Etats colonialistes, y compris les Etats-Unis d’Amérique, que les Soudanais sont libres», a-t-il martelé.

Al-Bachir a dit que les résultats du Dialogue sociétal auquel ont pris part des organisations féminines, culturelles, estudiantines et sportives sont un «message clair adressé par le peuple soudanais», .

«Nous disons aux mercenaires qui résident dans les hôtels de Washington, de Tel-Aviv et de Paris et qui sont financés par les services de renseignement américains et israéliens qu’ils sont radiés», a encore lancé le président al-Bachir.

Le «Dialogue sociétal» est un processus parallèle au Dialogue politique auquel ont pris part des partis alliés au parti au pouvoir, le “Congrès national”.

A l’exception du parti du «Congrès populaire» conduit par Hassan Tourabi, aucun parti influent de l’opposition n’a participé au Dialogue qui a abouti initialement à la formation d’un gouvernement de «consensus national» et à la rédaction d’une «Constitution permanente» du pays.

AA / Khartoum / Mohamed Alkhatem

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