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Le Nigéria veut porter à 25 milliards $ ses recettes non pétrolières d’ici à 2025

Le Nigéria veut porter à 25 milliards $ ses recettes non pétrolières d’ici à 2025

Le centre de promotion des exportations du Nigéria (NEPC) a révélé que des stratégies ont été mises en place pour faire passer de 2,7 milliards $ les revenus non pétroliers du pays à 25 milliards d’ici à l’horizon 2025. C’est ce qui ressort de l’intervention de Ezra Yakuza, responsable de l’unité juridique de l’institution, lors d’un atelier sur les enjeux de l’exportation des produits nigérians qui s’est tenu jeudi dans l’État du Bénin.

Monnaie nigériane, le Naira

 

«Dans 10 ans, on peut espérer que nos recettes d’exportation hors pétrole passent de 2,7 milliards $ en 2014 à 25 milliards $ en 2025», a souligné l’autorité. Lesdites stratégies sont comprises dans un document dénommé «Plan Oil Zero».

Selon le NEPC, le «Plan Oil Zero» est une stratégie adoptée pour mobiliser des ressources privées et publiques afin de remplacer le pétrole comme principale source de devises du pays. Un réajustement inévitable face à la conjoncture actuelle qui illustre la trop grande dépendance de l’économie par rapport à la ressource. La chute actuelle des prix du pétrole a plombé l’économie nigériane qui a perdu une très grande partie de ses revenus, nécessaires pour financer le budget fédéral. «Notre forte dépendance au pétrole diminue nos revenus dans le contexte actuel. Il n’y a donc pas de meilleur moment pour se lancer dans les exportations non pétrolières, que maintenant», a expliqué Ezra Yakuza.

D’après un autre responsable de l’institution présent à la rencontre avec les acteurs de la filière d’exportation, le plan zéro est un programme cohérent pour mobiliser les ressources publiques et privées afin de réduire la dépendance de l’économie au pétrole

«Selon le plan, le Nigeria se positionne pour obtenir au moins 5% de la valeur totale des exportations mondiales dans des secteurs stratégiques au cours des 10 prochaines années, afin d’assurer sur une échelle suffisante la production et d’éviter les distorsions soudaines du marché», a-t-il expliqué.

Olivier de Souza / ECOFIN

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