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Niger: Mahamadou Issoufou réélu avec 92,49% des voix lors d’un scrutin boycotté par l’opposition

Niger: Mahamadou Issoufou réélu avec 92,49% des voix lors d’un scrutin boycotté par l’opposition

Niger: Mahamadou Issoufou réélu avec 92,49% des voix lors d’un scrutin boycotté par l’opposition
Summary:
Le président sortant nigérien Mahamadou Issoufou a été réélu avec 92,49% des suffrages lors du second tour de la présidentielle, qui a été boycotté par l’opposition dont le candidat est emprisonné dans le cadre d'une affaire controversée de trafic de bébés.

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Niger: Mahamadou Issoufou réélu avec 92,49% des voix lors d’un scrutin boycotté par l’opposition

Le président sortant nigérien Mahamadou Issoufou a été réélu avec 92,49% des suffrages lors du second tour de la présidentielle, qui a été boycotté par l’opposition dont le candidat est emprisonné dans le cadre d’une affaire controversée de trafic de bébés.

Selon les résultats annoncés le 22 mars par la Commission électorale indépendante, Hama Amadou, l’adversaire du chef d’Etat sortant, a recueilli 7,51% des voix. Ce candidat, en détention depuis novembre et qui a été évacué de sa prison vers un hôpital parisien le 16 mars,  a été notamment deux fois Premier ministre et avait contribué en 2011, par un jeu d’alliances, à l’élection de M. Issoufou avant de changer de camp.

Le taux de participation, principal enjeu du scrutin en raison du boycott, a atteint 59,79%, contre 66,8% au premier tour, selon la Céni. L’opposition, qui avait annoncé, avant la proclamation des résultats, qu’elle ne les reconnaîtrait pas, a estimé le taux de participation à 11,05%.

Durant le premier tour, M. Issoufou, 64 ans, a recueilli  48,43%, contre 17,73% à M. Amadou. Durant la campagne électorale, les principaux opposants avaient signé un pacte prévoyant que les perdants s’uniraient derrière le mieux placé.

Poursuivi par la justice de son pays dans une affaire de trafic international de bébés, Hama Amadou a dénoncé «une affaire politique» et accusé la présidence de la République du Niger de «chercher à l’abattre».

Mohamadou Issoufou avait accédé à la présidence en 2011 à l’issue d’un scrutin organisé par une junte militaire qui avait destitué en 2010 le président Mamadou Tandja, lequel voulait se représenter pour un troisième mandat, contrairement aux dispositions de la Constitution.

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