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Economie Numérique : la fracture numérique encore basse

Economie Numérique : la fracture numérique encore basse

Faisant parti des grands défis majeurs pour l’horizon 2035, l’économie numérique du Cameroun connait une progression positive, d’après l’analyse d’experts.

La première journée nationale de l’économie numérique (JNEN) au Cameroun de mars 2016 a exposé de grandes perspectives pour ce secteur très porteur. Sous la houlette de la ministre des Postes et des Télécommunications, les journées du 3 et 4 mars 2016, le thème était en soi le leitmotiv de la rencontre qui réunissait l’élite nationale en la matière : « La place de l’Economie Numérique en vue de l’émergence du Cameroun ».

Les technologies numériques connaissent une expansion rapide et le potentiel de développement de projets ayant trait au numérique, ne demandent que des accompagnements et une excellente disposition des ressources de connectivité y relatives. Y conviée, Candace Bisseck, l’experte en économie numérique et gérante du site de vente Kaymu Cameroun, n’a pas manqué de le dire : « l’économie numérique prend de l’ascendance sur tout type d’activité […] c’est l’avenir ».

Avec un taux de pénétration d’internet de 11 %, la fracture numérique du Cameroun a du retard comparativement à celui de plusieurs pays d’Afrique. C’est d’ailleurs de manière générale, l’Afrique ne compte que 9,8 % d’utilisateurs d’Internet (pour un taux de pénétration de 28,6 % [novembre 2015]). Le challenge est immense lorsqu’on sait qu’en matière de brevet d’innovation et de compétitivité, en 2011 la Chine en a déposé 526.412 contre 503.582 pour les Etats-Unis. Comme l’a lancé le chef de l’Etat du Cameroun et tel que réitéré par le Minpostel, les acteurs du secteur doivent se mouvoir.

La Banque Mondiale y représentée par sa directrice des opérations, a proprement présenté des chiffres clés, qui bien exploités, génèreront une significative croissance nationale. D’un point de vue de l’accès et des capacités, la fracture numérique est persistante entre (et dans) des pays. 6 milliards de personnes n’ont pas accès aux connexions à large bande ; 4 milliards n’ont pas accès à internet ; 2 milliards sans téléphone mobile et 0,4 milliards sans signaux numériques.

L’action gouvernementale vise donc à réduire de tels gaps. Avec les JNEN désormais impulsés par le Minpostel, le Cameroun peut augurer de changements majeurs.

 

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