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BURUNDI: SEPT BLESSÉS DANS UNE ATTAQUE À LA GRENADE D’UN BUS DE LA POLICE

BURUNDI: SEPT BLESSÉS DANS UNE ATTAQUE À LA GRENADE D’UN BUS DE LA POLICE

BURUNDI: SEPT BLESSÉS DANS UNE ATTAQUE À LA GRENADE D’UN BUS DE LA POLICE
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Sept personnes ont été blessées, dont deux grièvement, dans l'explosion de deux grenades lancées contre un bus de la police burundaise mardi, a annoncé à l'AFP le porte-parole adjoint de la police.

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BURUNDI: SEPT BLESSÉS DANS UNE ATTAQUE À LA GRENADE D'UN BUS DE LA POLICE

Un policier burundais marche près d’une trace de sang sur les lieux de l’explosion d’une grenade à Bujumbura au Burundi le 15 février 2016 | AFP/Archives | STRINGER


Sept personnes ont été blessées, dont deux grièvement, dans l’explosion de deux grenades lancées contre un bus de la police burundaise mardi, a annoncé à l’AFP le porte-parole adjoint de la police.

Une grenade a été lancée à l’intérieur du bus vers 12h30 (10h30 GMT) et une autre sous le véhicule, alors qu’il venait de s’arrêter dans le quartier de Gasenyi (à la périphérie nord-est de la capitale Bujumbura) pour que les policiers puissent en sortir, a expliqué à l’AFP Moïse Nkurunziza.

« Il y a eu sept blessés, six policiers et un enfant que sa maman policière ramenait du dispensaire, et deux parmi eux sont grièvement blessés », a-t-il poursuivi, ajoutant que la police recherchait « les criminels non identifiés responsables de cet attentat ».

La police burundaise, en première ligne dans la sanglante répression en cours depuis le début de la crise, a été jusqu’ici la principale cible des attaques de nouvelles rébellions naissantes au Burundi.

Au moins trois personnes avaient été blessées jeudi dans l’explosion de deux grenades. Deux jours plus tôt, deux hauts gradés de l’armée avaient été assassinés, faisant craindre une recrudescence des violences après une courte période de relative accalmie.

Les attaques à la grenade — jamais revendiquées — qui frappaient Bujumbura quasi-quotidiennement en février s’étaient raréfiées depuis le début du mois de mars.

Le Burundi a plongé dans une grave crise émaillée de violences lorsque le président Pierre Nkurunziza a annoncé sa candidature en avril 2015 pour un troisième mandat.

Réélu en juillet, il a ainsi violé la constitution et l’accord d’Arusha qui mit fin à la guerre civile entre 1993 et 2006 (300.000 morts), selon l’opposition, la société civile et une partie de son camp. Les violences ont déjà fait plus de 400 morts et poussé plus de 250.000 personnes à quitter le pays.

 

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