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BIAC : changement de direction pour “de nouvelles ambitions”. Une tension passagère de liquidités et non la faillite

BIAC : changement de direction pour “de nouvelles ambitions”. Une tension passagère de liquidités et non la faillite

BIAC : changement de direction pour “de nouvelles ambitions”. Une tension passagère de liquidités et non la faillite
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Le salon Salonga du Pullman Kinshasa Grand Hôtel, dans la commune de la Gombe, a servi de cadre à l’annonce officielle du changement à la tête de la Banque Internationale pour l’Afrique au Congo (BIAC). Cette annonce a été faite au cours d’un point de presse animée par la nouvelle équipe dirigeante.

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BIAC : changement de direction pour "de nouvelles ambitions"

Le salon Salonga du Pullman Kinshasa Grand Hôtel, dans la commune de la Gombe, a servi de cadre à l’annonce officielle du changement à la tête de la Banque Internationale pour l’Afrique au Congo (BIAC). Cette annonce a été faite au cours d’un point de presse animée par la nouvelle équipe dirigeante.

 

En effet, au cours de sa réunion du jeudi 31 mars 2016, le Conseil d’administration de la BIAC a entériné le départ du Directeur Général Michel Losembe. Il était en fonction depuis janvier 2013. Ce départ, faut-il retenir, interviendra à la fin de son mandat prévue pour mi-avril 2016, à l’occasion de l’adoption des résultats 2015 de la
banque, en Assemblée générale. Toutefois, Michel Losembe reste membre du Conseil d’administration. La nouvelle équipe dirigeante se compose de Anne Mbuguje comme Directrice Générale Adjointe, Fabrice Alfonsi,
Directeur Général Adjoint en charge de l’Exploitation, et Stéphane Lukamba en tant que Directeur Général Adjoint chargé du Commercial et de la Trésorerie. Mickael Blattner, représentant du Conseil d’administration, se charge de l’opération de recapitalisation de la Banque.

Dans sa communication, la nouvelle équipe a salué le travail effectué par l’ancien DG depuis plus de trois ans. A l’instar du Conseil d’administration, la direction générale a reconnu que grâce à Michel Losembe, la BIAC a entamé sa restructuration et accéléré son développement commercial en direction notamment de la clientèle, des particuliers et des PME. Mais, dans le cadre de l’essor de la BIAC qui passe nécessairement par une optimisation de son fonctionnement et une augmentation de son capital, ils sont unanimes sur la nécessité
d’insuffler une nouvelle dynamique avec d’autres méthodes de management et de gestion.

Une tension passagère de liquidités et non la faillite

 Anne Mbuguje,  Directrice Générale Adjointe
Anne Mbuguje, Directrice Générale Adjointe

La nouvelle direction va devoir accélérer, avec stratégie et méthode, le programme de consolidation de la banque qui traverse une tension passagère de liquidités. Pour y remédier, la BIAC a engagé une série de discussions avec la Banque Centrale du Congo, sous la supervision du gouvernement, afin de rétablir rapidement sa rentabilité et de consolider son bilan.

Ces discussions, a indiqué le DGA Stéphane Lukamba, sont à un stade avancé et ont  permis d’obtenir un premier accord signé de la Banque Centrale du Congo sur une opération de réescompte à hauteur de 16 milliards de Francs Congolais. D’autres solutions techniques sont à l’étude sur des dettes publiques en souffrance pour des montants globaux qui avoisinent 24,3 milliards de Francs Congolais.

En dépit de cette difficulté opérationnelle passagère, a rassuré le DGA Stéphane Lukamba, les fondamentaux de la BIAC sont solides, avec un volume d’activités et une clientèle en croissance continue, avec un réseau d’agences le plus dense du pays, une forte contribution au financement de l’économie nationale en Francs Congolais, et des dépôts sous gestion qui représentent près de 15 % du volume national.

Bien plus, avec plus de 400.000 comptes fin 2015 contre 366.000 fin 2014, la BIAC a vu son total de bilan (511 milliards de FC ou 563 millions de dollars en 2015, selon des résultats provisoires et avant certification du commissaire au compte), ses encours de crédits (288,9 milliards de FC) et de dépôts (399,7 milliards de FC dont 245,3 milliards détenus par de petits épargnants), en hausse significative par rapport à l’année précédente.

La BIAC déploie également de nouvelles solutions monétiques adaptées au marché congolais, comme le Mobile Banking ou récemment le lancement de la solution financière « Heyano ».

Le développement de la BIAC, a renchéri le DGA, repose, enfin, sur les PME. Un marché encore insuffisamment desservi et qui offre un très fort potentiel, alors que moins de 5 % des 2,5 millions de TPE et PME congolaises ont accès aux financements bancaires classiques.

Par ailleurs, l’actionnaire de la BIAC a engagé une stratégie d’abondement en fonds propres, qui passe non seulement par l’apport direct de capital, mais aussi par la recherche active d’un partenaire de référence et d’un nouvel investisseur.

Lungudi Michel LUKA

COMMUNICATION DU GOUVERNEMENT
Depuis quelques jours, une folle rumeur faisant état de la faillite de
la Banque BlAC circule avec insistance dans certains médias.

Dans sa mission de sécurisation de l’épargne publique et conscient des
blessures enfouies dans la mémoire collective des Congolais à ce sujet
à la suite de graves dysfonctionnements du système bancaire dans les
années 80 et 90, le Gouvernement met en garde ceux qui relayent de
telles informations inexactes pour créer la panique au sein de la
population.

La BlAC qui est aujourd’hui la troisième banque en République
Démocratique du Congo avait fait l’objet d’un audit de la Banque
Centrale du Congo de juin 2015 à février 2016. Cet audit a confirmé la
solidité des fondamentaux de cette banque. Quelques problèmes
organisationnels mis à jour par les auditeurs ont justifié
l’élaboration d’une nouvelle feuille de route plus ambitieuse et d’un
plan de refinancement et de réorganisation sous la supervision de la
Banque Centrale. Il s’agit là de mesures• techniques opérationnelles
et d’une stratégie de consolidation et de croissance normale qui ne
doivent pas créer l’agitation.

Ces mesures techniques liées au fonctionnement normal d’une
institution financière de cette envergure sont accompagnées d’une
restructuration de l’organigramme de la Banque. Ainsi, le Conseil
d’administration de la BlAC a désigné Madame Anne MBUGUJE en qualité
de Directrice Générale ad intérim en remplacement de Monsieur Michel
Losembe qui va quitter ses fonctions le 15 avril prochain.

Le Gouvernement invite les centaines de milliers d’épargnants de la
BlAC à la sérénité. Cette situation n’est que temporaire. La BlAC qui
détient un maillage territorial très dense dans notre pays continuera
à participer• activement à l’émergence économique de la RD Congo.

Ministère de la Communication et Médias

Le Phare

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