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Derniers réglages pour le dialogue ( le glissement) : Kodjo face à la presse ce matin

Derniers réglages pour le dialogue ( le glissement) : Kodjo face à la presse ce matin

Derniers réglages pour le dialogue ( le glissement) : Kodjo face à la presse ce matin
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Nommé officiellement « Facilitateur » du Dialogue national en République Démocratique du Congo par la présidente de la Commission de l’Union Africaine, le Togolais Edem Kodjo séjourne à Kinshasa depuis le jeudi 07 avril 2016. Avare de déclarations depuis la mission d’information qu’il avait menée en janvier dernier auprès des personnalités politiques et des délégués de la société congolaises, le précité a finalement décidé de se présenter devant la presse ce lundi 11 avril 2016 à 10 heures, à l’immeuble Serkas, sur le boulevard du 30 juin, où se trouve installée l’antenne de l’UA à Kinshasa. Il va sans doute faire le point au sujet du lourd projet dont il a la charge de porter.

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Derniers réglages pour le dialogue ( le glissement) : Kodjo face à la presse ce matin

Nommé officiellement « Facilitateur » du Dialogue national en République Démocratique du Congo par la présidente de la Commission de l’Union Africaine, le Togolais Edem Kodjo séjourne à Kinshasa depuis le jeudi 07 avril 2016. Avare de déclarations depuis la mission d’information qu’il avait menée en janvier dernier auprès des personnalités politiques et des délégués de la société congolaises, le précité a finalement décidé de se présenter devant la presse ce lundi 11 avril 2016 à 10 heures, à l’immeuble Serkas, sur le boulevard du 30 juin, où se trouve installée l’antenne de l’UA à Kinshasa. Il va sans doute faire le point au sujet du lourd projet dont il a la charge de porter.

L’opinion publique congolaise attend d’Edem Kodjo le maximum d’informations relatives au projet d’organisation du Dialogue. Elle voudrait notamment avoir une idée des données collectées par ce diplomate en janvier 2016 au terme de ses contacts avec le Chef de l’Etat, Joseph Kabila, le Secrétaire général de la Majorité Présidentielle, Aubin Minaku, le président de l’UDPS, Etienne Tshisekedi ( séance de travail à Bruxelles), les représentants de grandes plates formes politiques de l’Opposition telles que le G7, les FAC (Forces Acquises au Changement), la Société civile, etc.

Elle est fort curieuse de connaître la date et les modalités de mise en place du Comité Préparatoire, sa composition, la durée de son travail, etc. Elle aimerait également obtenir des précisions sur le format de ce forum, les termes de référence, la date probable de sa convocation, sa durée, la nature de ses Résolutions ou recommandations, etc. Une des questions qui trottent dans les esprits est de savoir aussi si Edem Kodjo est venu lancer le travail du Comité préparatoire ou faut-il encore attendre qu’il rentre à Addis-Abeba faire rapport à la présidente de la Commission de l’Union Africaine, Mme Nkozasana Zuma.

La soif de connaître est d’autant grande que le Dialogue national est perçu, même au niveau du Conseil de Sécurité des Nations Unies, comme l’unique voie de sortie de la crise politique congolaise, marquée par le blocage total du processus électoral voici plusieurs mois. Il y a tellement du temps perdu depuis l’annonce, en mai 2015 par le Président de la République, de l’organisation du Dialogue, que la course contre la montre est lancée au regard de l’approche de l’échéance de novembre 2016, retenue comme celle de la tenue des élections présidentielle et législatives nationales.

Compte tenu des expériences de la Conférence Nationale Souveraine (1991-1992) et du Dialogue Intercongolais (2002), nombre de nos compatriotes souhaitent que le Dialogue national fasse l’économie de temps et des moyens, en adoptant notamment un format réduit de participants, un calendrier de travail court et précis, le bénévolat pour les participants, etc. Ceux qui ont la lourde responsabilité de dégager un consensus autour d’un calendrier électoral réaliste, qui devaient tenir compte non seulement des contraintes financières et de temps, mais aussi des délais constitutionnels.

Edem Kodjo va donc se soumettre, ce lundi matin, à un test décisif pour la suite des événements. Ses réponses aux préoccupations de la classe politique, de la société et de l’homme de la rue pourraient soit élargir le cercle des pro-dialogue, soit grossir celui des personnalités politiques et leaders d’opinions qui y sont foncièrement opposés, car convaincus qu’il pourrait ouvrir la voie au fameux « glissement », c’est-à-dire à la prolongation automatique du mandat du Chef de l’Etat et d’autres animateurs des institutions de la République. Kim / Le Phare

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