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Air Sénégal avec une gestion calamiteuse : Endetté à hauteur de 110 millions $, vient de perdre sa licence d’exploitation

Air Sénégal avec une gestion calamiteuse : Endetté à hauteur de 110 millions $, vient de perdre sa licence d’exploitation

Air Sénégal avec une gestion calamiteuse : Endetté à hauteur de 110 millions $, vient de perdre sa licence d’exploitation
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L’information a seulement été rapportée le 11 avril 2016, mais depuis le début du mois, l'agence sénégalaise de l’aviation civile ANACIM a retiré à Sénégal Airlines, son permis d’exploitation le 2 avril, ayant constaté qu’elle ne possédait plus d’avions, et cumulait une importante dette équivalente à 110 millions $. « Malgré le soutien permanent de l’État du Sénégal, la compagnie aérienne Sénégal Airlines n’a jamais pu atteindre les objectifs de développement qui lui étaient assignés dans sa Convention de Concession. Pour rappel, cette Convention lui garantissait l’usage exclusif des droits de trafic aérien détenus par le Sénégal », a déclaré le gouvernement selon une information rapportée par la presse locale.

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Air Sénégal avec une gestion calamiteuse : Endetté à hauteur de 110 millions $, vient de perdre sa licence d'exploitation

L’information a seulement été rapportée le 11 avril 2016, mais depuis le début du mois, l’agence sénégalaise de l’aviation civile ANACIM  a retiré à Sénégal Airlines, son permis d’exploitation le 2 avril, ayant constaté qu’elle ne possédait plus d’avions, et cumulait une importante dette équivalente à 110 millions $. « Malgré le soutien permanent de l’État du Sénégal, la compagnie aérienne Sénégal Airlines n’a jamais pu atteindre les objectifs de développement qui lui étaient assignés dans sa Convention de Concession. Pour rappel, cette Convention lui garantissait l’usage exclusif des droits de trafic aérien détenus par le Sénégal », a déclaré le gouvernement selon une information rapportée par la presse locale.

L’entreprise avait été lancée en 2009 après la fermeture d’Air Sénégal International, dissoute en dans un contexte de tensions entre les actionnaires. Elle a exploité  jusqu’à quatre appareils (trois A320 et un ATR 42-500) vers onze destinations. Mais aujourd’hui les deux derniers avaient été rendus à leurs sociétés de leasing et elle utilisait encore un petit avion de 50 places pour desservir  la localité de Ziguinchor, la Guinée-Bissau et le Cap-Vert.

Difficile de ne pas relever que la compagnie avait été supportée par Karim Wade, fils de l’ancien président sénégalais, alors qu’il était ministre des transports. Le gouvernement y détenait 35% du capital et le reste était réparti entre des investisseurs privés. Le gouvernement sénégalais parallèlement à cette annonce de retrait de licence, a indiqué le lancement très prochain de la nouvelle compagnie aérienne.

Le ministre des finances, de l’économie et du plan, Amadou Bâ, qui donnait la dernière information a parlé de l’ambition de refaire du Sénégal un « hub régional ». Aucun détail ne filtre sur la manière dont sera liquidée la précédente compagnie, et surtout comment sera financée la nouvelle. Même si les derniers indicateurs font état de ce que le volume des passagers transportés en Afrique a augmenté de 12% en 2015, la belle histoire n’est pas vécue de la même manière par toutes les compagnies aériennes régionales.

Des transporteurs comme Camair-Co au Cameroun tardent, près de quatre années après leurs lancements, à décoller véritablement et à prendre une place significative sur leur propre marché, comme sur le marché africaine. L’expérience des transports low-cost avec Fastjet semble aussi rechercher un modèle solide. South African Airways, et Kenya Airways tiennent grâce à l’appui de leurs Etats. Mais il y a aussi des réussites comme Ethiopian Airlines, Asky Airlines ou encore Ecair, qui parviennent à voler dans ce difficile marché très concurrencé par des grandes compagnies internationales (Air France, Brussels, Turkish Airways, etc.).

Idriss Linge/ ECOFIN

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