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Primaires américaines: Des millions d’américains “New-Yorkais” votent (Bureaux ferment à 21 heures)

Primaires américaines: Des millions d’américains “New-Yorkais” votent (Bureaux ferment à 21 heures)

Primaires américaines: Des millions d’américains “New-Yorkais” votent (Bureaux ferment à 21 heures)
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Des millions d'Américains ont voté mardi lors des primaires de l'État de New York pour choisir leurs candidats à l'élection présidentielle, Hillary Clinton et Donald Trump étant grands favoris de ce scrutin qui pourrait sonner le glas des rêves de Bernie Sanders.

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Primaires américaines: Des millions d'américains "New-Yorkais" votent

Quelque 5,8 millions d’électeurs démocrates, et 2,7 millions de républicains sont invités à voter. Les premiers bureaux de vote ont ouvert à 6 h, et le resteront jusqu’à 21 h.PHOTO KENA BETANCUR, AFP


Des millions d’Américains ont voté mardi lors des primaires de l’État de New York pour choisir leurs candidats à l’élection présidentielle, Hillary Clinton et Donald Trump étant grands favoris de ce scrutin qui pourrait sonner le glas des rêves de Bernie Sanders.

Les bureaux de vote ont ouvert à 6h00 et de nombreux New-Yorkais sont passés voter avant d’aller travailler. Ils fermeront à 21h00.

Hillary Clinton, ancienne sénatrice démocrate de l’État (2001-2009) a voté dans sa ville de Chappaqua, au nord de New York. «C’est tellement bien… j’adore New York», a-t-elle déclaré tout sourire. Le républicain Donald Trump a voté près de la tour Trump où il habite à Manhattan, parlant d’un grand «honneur». «Nous allons rendre à l’Amérique sa grandeur», a-t-il déclaré, répétant son slogan de campagne.

 

Le sénateur démocrate du Vermont Bernie Sanders, qui avait voté dans son État le mois dernier, s’est offert un dernier bain de foule, serrant les mains dans les rues de Manhattan, à la recherche du moindre vote.

Depuis plus de 20 ans, les primaires de New York arrivaient trop tard dans la saison pour susciter le moindre intérêt. Mais pas cette fois, le processus n’ayant toujours pas permis de déterminer qui sera le candidat de chaque parti à l’élection présidentielle de novembre.

Et l’intérêt de ces primaires est encore accru par la présence de trois New-Yorkais, le milliardaire Donald Trump, 69 ans, né dans le Queens, Hillary Clinton, 68 ans, qui a adopté l’État comme le sien, et le démocrate-socialiste Bernie Sanders, 74 ans, né à Brooklyn. Deux autres républicains sont en lice, le gouverneur de l’Ohio John Kasich et le sénateur ultra-conservateur du Texas Ted Cruz.

«La plus qualifiée»

Mme Clinton recueille 53,7% des intentions de vote, contre 40,9% à Bernie Sanders, selon une moyenne des derniers sondages.

Donald Trump, est à 52,6%, loin devant John Kasich (22,9%) et Ted Cruz (17,9%), selon une moyenne des sondages.

Mme Clinton espère une victoire franche, qui confortera encore son avance dans la course à l’investiture de son parti et effacera l’effet des sept victoires successives de Bernie Sanders dans les huit organisées depuis le 22 mars.

Donald Trump, en tête dans la course à l’investiture républicaine, espère reprendre de l’ascendant après sa défaite humiliante dans le Wisconsin le 5 avril.

L’État de New York est d’autant plus important qu’il est le deuxième, derrière la Californie, en nombre de délégués attribués: 247 démocrates (sans compter les 44 super délégués) et 95 républicains.

«J’ai voté pour Hillary Clinton car elle est la plus qualifiée», confiait Carlos Rios, responsable des ressources humaines au sortir d’un bureau de vote de Chelsea à Manhattan, où des dizaines de New-Yorkais patientaient pour voter.

«J’aime Bernie Sanders, j’adore son énergie et sa passion, et certaines de ses idées, mais je ne suis pas sûr qu’il puisse affronter notre réalité politique. Et pour le meilleur ou pour le pire, Hillary sait comment naviguer», expliquait-il.

David Fields, un Noir qui travaille dans la publicité numérique, a choisi Bernie. «Nous avons besoin de changement. J’aime son discours, il est vrai», expliquait-il.

 

M. Sanders a fait campagne sans arrêt à New York, rassemblant des dizaines de milliers de fans enthousiastes lors de plusieurs rassemblements géants où il a prêché pour sa révolution politique.

New York est probablement son dernier espoir: Mme Clinton est déjà largement en tête dans la course des primaires démocrates, ayant accumulé plus de 1700 délégués (dont 469 super délégués) contre environ 1100 pour Sanders (dont 31 super délégués). Il en faut 2383 pour devenir le candidat du parti.

Une victoire mardi pourrait la rendre irrattrapable.

Côté républicain, Donald Trump compte environ 740 délégués, 200 de plus que Ted Cruz. Il en faut 1237 pour obtenir la nomination. Il a concentré sa campagne en dehors de New York dans des régions plus rurales ou des villes en difficulté économique, où son message populiste trouve un réel écho.

Depuis le Wisconsin, il a réorganisé son équipe de campagne, et un peu modéré l’ardeur de ses attaques. Mais il accuse le parti républicain de vouloir bloquer sa nomination, même s’il arrive en tête à la convention de juillet, et dénonce des règles «truquées» d’attribution des délégués, qui ne sont pas forcément liées au vote des électeurs.

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