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Burundi : Le parti au pouvoir (Pierre Nkurunziza) veut dialoguer uniquement sur les élections de 2020

Burundi : Le parti au pouvoir (Pierre Nkurunziza) veut dialoguer uniquement sur les élections de 2020

Au Burundi, le parti au pouvoir, le Conseil national de défense de la démocratie-Forces de défense de la démocratie (Cndd-FDD) a exigé la limitation du dialogue avec l’opposition, prévu du 2 au 6 mai en Tanzanie, aux élections de 2020.

Burundi : Le parti au pouvoir (Pierre Nkurunziza) veut dialoguer uniquement sur les élections de 2020
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«Pour nous au Cndd-Fdd, le dialogue concerne la préparation des élections de 2020. Nous n’accepterons pas d’autres sujets qui nous font retourner en arrière comme la remise en cause des institutions issues des élections de 2016 », a déclaré mercredi à Anadolu Pascal Nyabenda, président du Cndd-Fdd.

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Burundi : Le parti au pouvoir veut dialoguer uniquement sur les élections de 2020

«Pour nous au Cndd-Fdd, le dialogue concerne la préparation des élections de 2020. Nous n’accepterons pas d’autres sujets qui nous font retourner en arrière comme la remise en cause des institutions issues des élections de 2016 », a déclaré mercredi à Anadolu Pascal Nyabenda, président du Cndd-Fdd.

Dans le camp opposé, on exige néanmoins que le 3e mandat de Pierre Nkurunziza, qui a débuté en mai 2015, soit au centre des travaux. «C’est la source de tous les maux, dont souffre les Burundais aujourd’hui, c’est par cela que tout doit commencer », a rétorqué dans une déclaration à Anadolu, l’opposant Charles Nditije.

Pour sa part, le gouvernement n’a pas encore officiellement réagi (jusqu’à 14h.00GMT) à l’invitation qui lui a été transmise, mardi soir, par le médiateur de la crise burundaise Benjamin Mkapa, pour prendre part au dialogue d’Arusha (capitale tanzanienne).

Dans une intervention mardi à la radio nationale (Rtnb), Willy Nyamitwe, Conseiller en communication du président Pierre Nkurunziza, avait déclaré que Bujumbura n’acceptera pas de «s’asseoir avec les putschistes et autres criminels» qui se présenteront sous le label Cnared (Conseil National pour le respect de l’Accord d’Arusha pour la Paix et la Réconciliation au Burundi et de l’Etat de droit), une plateforme d’opposants vivant en exil.

Le Burundi a plongé dans une grave crise, émaillée de violences, depuis le dépôt de la candidature du président Pierre Nkurunziza en avril 2015 pour un troisième mandat. Nkurunziza a été réélu en juillet, en violation de la Constitution et de l’accord d’Arusha qui a mis fin à la guerre civile de 1993-2006, selon l’opposition, la société civile et une partie de son propre camp.

Ces violences ont fait depuis un an plus de 700 morts et poussé 273 927 personnes à quitter le pays, selon le dernier rapport du Haut commissariat des Nations unies pour les réfugiés (HCR) du 21 avril 2016.

AA/ Bujumbura/ Nzosaba Jean Bosco

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