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L’Afrique doit elle-même coordonner les efforts de financement du renforcement des capacités sur le continent

L’Afrique doit elle-même coordonner les efforts de financement du renforcement des capacités sur le continent

L’Afrique doit elle-même coordonner les efforts de financement du renforcement des capacités sur le continent
Summary:
La Fondation pour le renforcement des capacités en Afrique a officiellement fêté son 25e anniversaire à Harare du 3 au 5 mai 2016, à l'occasion du 3e Forum sur le renforcement des capacités en Afrique. Les personnalités présentes - notamment des membres du Conseil des gouverneurs de l'ACBF (des ministres africains des Finances, de la Planification ou du Développement économique), des partenaires de développement, des membres du Comité de direction de l'ACBF, des partenaires de mise en œuvre, des organismes de la société civile, des organisations du secteur privé, des universitaires, et des médias d'Afrique et d'ailleurs - se sont accordées sur le fait que la Fondation joue un rôle crucial dans la mise en œuvre du programme de transformation sur l'ensemble du continent, formulé dans l'Agenda 2063 de l'Union africaine et l'Agenda de développement durable des Nations Unies.

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L'Afrique doit elle-même coordonner les efforts de financement du renforcement des capacités sur le continent

La Fondation pour le renforcement des capacités en Afrique a officiellement fêté son 25e anniversaire à Harare du 3 au 5 mai 2016, à l’occasion du 3e Forum sur le renforcement des capacités en Afrique. Les personnalités présentes – notamment des membres du Conseil des gouverneurs de l’ACBF (des ministres africains des Finances, de la Planification ou du Développement économique), des partenaires de développement, des membres du Comité de direction de l’ACBF, des partenaires de mise en œuvre, des organismes de la société civile, des organisations du secteur privé, des universitaires, et des médias d’Afrique et d’ailleurs – se sont accordées sur le fait que la Fondation joue un rôle crucial dans la mise en œuvre du programme de transformation sur l’ensemble du continent, formulé dans l’Agenda 2063 de l’Union africaine et l’Agenda de développement durable des Nations Unies.

Elles ont réaffirmé, par ailleurs, que la viabilité des institutions africaines dépendait en grande partie du leadership africain ainsi que de l’appropriation de l’exécution. Aussi, ils ont fortement plaidé en faveur d’un niveau de financement adéquat de ces institutions, à travers une mobilisation effective de ressources intérieures, qui encourageraient des aides extérieures.

Lors de son discours d’ouverture, Dr Renaud Seligmann, de la Banque mondiale, a évoqué, sur un ton quelque peu inquiétant, le fait qu’une personne devenait majeure à 21 ans et qu’elle quittait la maison de ses parents à 25 ans, laissant entendre que l’ACBF devrait rechercher de nouvelles sources de financement à l’avenir. La Banque mondiale est le plus grand bailleur de fonds de la Fondation depuis 25 ans. Bien qu’elle devrait continuer à financer la Fondation – sous des modalités différentes -, les participants ont demandé aux États membres africains et aux autres partenaires de développement, de contribuer davantage au financement de l’ACBF, afin d’éviter de revenir en arrière sur les progrès réalisés dans le domaine des capacités depuis la création de l’ACBF. Les délégués ont rappelé que le gouvernement du Zimbabwe a beaucoup soutenu l’ACBF depuis sa création. Au nom du gouvernement du Zimbabwe, le Vice-président, Phelekezela Mphoko, s’est montré reconnaissant de l’appui que l’ACBF avait apporté au Zimbabwe : « L’ACBF a soutenu la création de la Zimbabwe Economic Policy Analysis and Research Unit (ZEPARU). Ce think tank a conduit à la réalisation d’études stratégiques qui ont contribué à l’élaboration de politiques visant à relever divers défis de développement auxquels nous sommes confrontés. » Il a précisé que l’Université des Femmes en Afrique, à Harare, était également l’œuvre de l’ACBF et il a exhorté ses homologues africains à « continuer à renforcer les capacités mais, surtout, à aider les pays et institutions à éviter la fuite des cerveaux en retenant et en utilisant les capacités développées sur le continent ». Les membres fondateurs de l’ACBF (la Banque mondiale, la Banque africaine de développement et le Programme de développement des Nations Unies) se sont joints au Vice-président pour rappeler le rôle qu’ils avaient joué dans la création de l’ACBF et l’appui qu’ils lui avaient apporté ces 25 années.

L’ACBF a été créée en 1991 pour renforcer la capacité humaine et institutionnelle des gouvernements africains et des acteurs non publics afin de formuler et mettre en œuvre des politiques, et gérer le développement. Le mandat de la Fondation est encore plus pertinent aujourd’hui pour le continent africain, en quête d’une transformation économique et sociale. Comme l’ont indiqué des délégués au Forum, l’Afrique compte seulement 35 ingénieurs par million d’habitants, contre 168 au Brésil, 2457 dans l’Union européenne et 4103 aux États-Unis. D’autre part, on dénombre en Afrique 70 chercheurs agronomes par million d’habitants, contre 550 en Amérique latine et 3000 aux États-Unis.

L’ancien secrétaire exécutif de l’ACBF, Dr Soumana Sako, également ancien Premier ministre et ancien ministre des Finances du Mali, a insisté sur le fait qu’il était essentiel de collaborer davantage et de se montrer plus solidaires. Selon lui, certains bailleurs de fonds se comportent comme s’ils dirigeaient une voiture par télécommande. Ils devraient rester dans la voiture, au lieu de faire des reproches au conducteur quand la voiture a un accident.

Les participants ont pu visionner une vidéo donnant un bref aperçu des réalisations de l’ACBF au fil des années. L’anniversaire a également été l’occasion de présenter un livre commémoratif sur l’impact de travail de la Fondation au cours du dernier quart de siècle.

Le secrétaire exécutif de l’ACBF, le professeur Emmanuel Nnadozie, a remercié de leur appui tous les États membres et les partenaires – qu’il a énumérés un par un -, et a brièvement présenté le prochain plan stratégique de la Fondation sur cinq ans (2017-2021). Il a indiqué quels étaient les quatre principaux piliers de cette nouvelle stratégie : favoriser la mise en œuvre des priorités de développement en Afrique ; aider les pays à obtenir des résultats tangibles en matière de développement ; faire participer davantage le secteur privé et la société civile au développement durable ; et exploiter les connaissances pour stimuler le développement.

Distribué par African Media Agency (AMA) pour La Fondation pour le renforcement des capacités en Afrique (ACBF).

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