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Attaque de Grand-Bassam-les lampistes qui paient ? Deux soldats ivoiriens prennent 10 ans ferme de prison

Attaque de Grand-Bassam-les lampistes qui paient ? Deux soldats ivoiriens prennent 10 ans ferme de prison

Attaque de Grand-Bassam-les lampistes qui paient ? Deux soldats ivoiriens prennent 10 ans ferme de prison
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Jugés ce jeudi 04 août, deux soldats de l’armée ivoirienne ont été condamnés à 10 ans de prison ferme pour leur implication dans les attaques de Grand-Bassam qui ont fait 19 morts en mars dernier.

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Attaque de Grand-Bassam-les lampistes qui paient : deux soldats ivoiriens prennent 10 ans ferme de prison

Jugés ce jeudi 04 août, deux soldats de l’armée ivoirienne ont été condamnés à 10 ans de prison ferme pour leur implication dans les attaques de Grand-Bassam qui ont fait 19 morts en mars dernier.

Les sergents Zanga Zoumana Coulibaly et Brice Touré de la Garde républicaine en Côte d’Ivoire ont été reconnus coupables ce jeudi de ‘‘violation de consignes’‘ et ‘‘association de malfaiteurs’‘ dans le cadre des attentats de Grand-Bassam qui ont fait 19 morts le 13 mars dernier. Jugés par le tribunal militaire ivoirien, ils ont de fait écopé de 10 ans de prison ferme assortie de 200.000 FCFA (305 euros) d’amende. Un réquisitoire qui avait été plaidé par le commissaire du gouvernement, Ange Kessi et appliqué à la lettre par le tribunal.

Lors du procès, la partie civile avait fondé sa plaidoirie sur le fait que les deux soldats se sont “associés par leur cupidité, aux activités délictueuses (…) qui ont provoqué un désastre, une catastrophe, une calamité, un massacre en Côte d’Ivoire”. Ils sont accusés d’avoir “cohabité” et “échangé avec le chauffeur (du commando djihadiste)”, avait expliqué le 13 juillet Ange Kessi, à l’arrestation des deux soldats.

Mais pour la défense, les accusations portées contre les deux hommes ne sont pas établies. Les avocats font d’ailleurs savoir que l’enquête sur l’attaque de Grand-Bassam en est encore “à ses balbutiements”. Pour eux, leurs clients doivent purement et simplement être relâchés. Jeudi, à la barre, les accusés avaient eux aussi nié toute implication dans l’attentat revendiqué par Al-Qaïda au Magreb islamique (Aqmi).

Plus de 80 personnes ont été interpellées en Côte d’Ivoire dans le cadre de ces attentats, avait indiqué en avril le ministre de l’Intérieur ivoirien, Hamed Bakayoko, alors que l’enquête a des ramifications allant jusqu’au Mali et au Burkina Faso.

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