Share
Pour avoir contesté la victoire de Sassou, il en paie le prix: au Congo, l’audience du général Mokoko a été reportée

Pour avoir contesté la victoire de Sassou, il en paie le prix: au Congo, l’audience du général Mokoko a été reportée

Pour avoir contesté la victoire de Sassou, il en paie le prix: au Congo, l’audience du général Mokoko a été reportée
Summary:
Le général Jean-Marie Michel Mokoko, devra encore rester en prison. L’audience de demande de sa mise en liberté provisoire a été reportée au 16 août prochain par le tribunal de Brazzaville. “Nous allons réitérer la demande de mise en liberté de notre client qui n’a plus sa place à la maison d’arrêt au regard des éléments du dossier”, a dit l’avocat du général, Maître Yvon-Eric Ibouanga. “Il n’y a pas de raison (que l’officier) soit maintenu en détention préventive. Il peut comparaître librement”, a ajouté l’avocat de l’opposant emprisonné.

0%

Pour avoir défié Sassou il en paie le prix: au Congo, l'audience du général Mokoko a été reportée

Le général Jean-Marie Michel Mokoko, devra encore rester en prison. L’audience de demande de sa mise en liberté provisoire a été reportée au 16 août prochain par le tribunal de Brazzaville.

“Nous allons réitérer la demande de mise en liberté de notre client qui n’a plus sa place à la maison d’arrêt au regard des éléments du dossier”, a dit l’avocat du général, Maître Yvon-Eric Ibouanga. “Il n’y a pas de raison (que l’officier) soit maintenu en détention préventive. Il peut comparaître librement”, a ajouté l’avocat de l’opposant emprisonné.

L’opposant et ancien chef d’Etat major de Denis Sassou Nguesso est détenu depuis le 16 juin de cette année, pour “atteinte à la sûreté intérieure de l‘État” et “détention illégale d’armes et munitions de guerre”. L’opposant avait appelé à la désobéissance civile après la proclamation des résultats de la présidentielle de mars dernier, à l’issue de laquelle il avait terminé troisième, derrière Sassou Nguesso et Kolelas.

Le général Mokoko est mis en cause dans une vidéo tournée en 2007, dans laquelle on le voit discuter d’un plan visant à chasser Sassou Nguesso du pouvoir, avec un homme dont on ne voit pas le visage et qui se présente comme membre du service de renseignement extérieur de la France (la DGSE).

Un appel à l’apaisement, sans résultat positif

De son côté, Guy-Brice Parfait Kolelas, qui a occupé la seconde place lors de la présidentielle de mars dernier, avait demandé au président Denis Sassou Nguesso d’accorder la liberté au général Mokoko, dans un souci d’apaisement et dans le contexte de la fête nationale congolaise du 15 août prochain. Visiblement, cet appel n’a pas été entendu.

Jean-Marie Michel Mokoko avait démissionné de son poste de conseiller du président Sassou Nguesso, chargé des questions de paix et de sécurité, en février dernier. Poste qu’il occupait depuis 2005. Cela, dans le but de se consacrer à sa candidature pour la présidence congolaise. Il n’a obtenu que 14 % des suffrages exprimés, selon les résultats officiels.

L‘élection de mars dernier a vu la victoire de Denis Sassou Nguesso (qui cumule 32 ans de pouvoir) pour un troisième mandat à la tête du Congo, avec plus de 60 % des voix.

Les résultats de ce scrutin ont été contestés par l’opposition, qui l’a qualifié de “forfaiture” et des violences avaient éclaté dans le pays. AFP

Laisser un commentaire