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Gabon: Jean Ping met en garde la plus haute juridiction du pays

Gabon: Jean Ping met en garde la plus haute juridiction du pays

Gabon: Jean Ping met en garde la plus haute juridiction du pays
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L’opposant Jean Ping a mis en garde vendredi la plus haute juridiction du Gabon après le recours qu’il a déposé contre la réélection d’Ali Bongo Ondimba, alors que le pays commence à battre le compte à rebours du verdict attendu d’ici deux semaines au plus. Le candidat exige un nouveau comptage des voix bureau de vote par bureau de vote dans la province du Haut-Ogooué (sud-est), qui a assuré la victoire de M. Bongo avec plus de 95 % des suffrages et plus de 99% de participation.

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Gabon: Jean Ping met en garde la plus haute juridiction du pays

L’opposant Jean Ping a mis en garde vendredi la plus haute juridiction du Gabon après le recours qu’il a déposé contre la réélection d’Ali Bongo Ondimba, alors que le pays commence à battre le compte à rebours du verdict attendu d’ici deux semaines au plus.

Le candidat exige un nouveau comptage des voix bureau de vote par bureau de vote dans la province du Haut-Ogooué (sud-est), qui a assuré la victoire de M. Bongo avec plus de 95 % des suffrages et plus de 99% de participation.

Jean Ping a en outre mis en garde les neuf juges (nommés par le chef de l‘État et les présidents de l’Assemblée nationale ainsi que du Sénat) dont la décision sera sans appel.

Il ne fait aucun doute qu’en cas de non-respect de la réalité du vote des Gabonais par la Cour constitutionnelle, le peuple, qui n’aurait dans ce cas plus rien à perdre (…) prendra son destin en mains“, a lancé M. Ping.

La Cour dispose d’un délai de quinze jours (dès réception du recours) pour rendre son verdict. Les tensions sont fortes dans le pays depuis l’annonce de la réélection d’Ali Bongo le 31 août, marquée par des manifestations, déploiement sécuritaire, émeutes, pillages…

Jean Ping (qui a rappelé être républicain) s’est montré inquiet de l’issue des résultats qui seront publiés par la Cour, qui penche toujours selon lui, ‘‘du côté du pouvoir’‘.

Appels au calme

Pour Ali Bongo, c’est un “climat qu’il (M. Ping) a créé lui-même par rapport à la campagne qui a été la sienne. Une campagne violente, une campagne de mensonges, de dénigrement qui n’a pas fait honneur au pays, donc je ne m’inscris pas dans ce registre du tout”.

Ce dernier a tout de même reconnu qu’aucun dialogue direct n’a été entamé avec Jean Ping.

Ce n’est pas de ma faute”. “Moi je n’ai jamais refusé de discuter. J’ai voulu des élections démocratiques, j’ai voulu des élections transparentes, j’ai voulu un scrutin qui soit juste, je ne suis pas rentré en fraudes”, a-t-il expliqué.

Plusieurs pays comme la France et le Maroc ont appelé à la ‘‘transparence et à l’impartialité’‘, “à la retenue et à la sagesse”.

Le candidat Ping a en outre appelé à l’ouverture d’une enquête internationale pour faire ‘‘toute la lumière sur les violences de ces derniers jours et particulièrement sur ces morts dont le nombre devient effrayant”

Les troubles ont fait plusieurs victimes dont trois morts (selon les autorités) et plusieurs blessés. Par ailleurs, les forces de l’ordre ont procédé à des centaines d’arrestations à travers le pays. Avec AFP

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