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Andualem Tilahun et Beyilu Teshale, deux dirigeants d’opposition arrêtés en région amhara en Ethiopie.

Andualem Tilahun et Beyilu Teshale, deux dirigeants d’opposition arrêtés en région amhara en Ethiopie.

Andualem Tilahun et Beyilu Teshale, deux dirigeants d’opposition arrêtés en région amhara en Ethiopie.
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Le parti d’opposition éthiopien (Parti démocratique Agaw) basé dans la région amhara a déclaré ce lundi que deux de ses dirigeants, y compris son président, Andualem Tilahun, ont été arrêtés et sont actuellement détenus.

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Andualem Tilahun et Beyilu Teshale, deux dirigeants d'opposition arrêtés en région amhara en Ethiopie.

Le parti d’opposition éthiopien (Parti démocratique Agaw) basé dans la région amhara a déclaré ce lundi que deux de ses dirigeants, y compris son président, Andualem Tilahun, ont été arrêtés et sont actuellement détenus.

« Andualem Tilahun a été inculpé d’incitation publique contre le gouvernement, ce qui est faux (…) C’est une accusation qui vise à éliminer le parti d’opposition de la région », a dit à l’AFP Tesera Be, un conseiller du parti depuis les Etats-Unis.

Le Parti démocratique Agaw représente une petite ethnie d’environ deux millions de personnes de la région amhara (nord). Les Agaw se sont jusqu’ici tenus à l’écart de la contestation anti-gouvernementale qui agite les Oromo et les Amhara, les deux ethnies les plus importantes d’Ethiopie avec environ 60% de la population.

Andualem Tilahun et Beyilu Teshale ont été arrêtés le 29 août, mais l’information n’a été rendue publique que lundi. Le porte-parole du gouvernement régional n‘était pas joignable.

“Ils n’ont jamais incité à manifester contre le gouvernement. Leur seul objectif est d’obtenir un Etat régional pour les Agaw, au même titre que les Oromo ou les Amhara”, a ajouté Tesera Be.

Andualem Tilahun avait été interrogé par l’AFP quelques jours avant son arrestation, pour témoigner du fait que les forces de sécurité passaient de maison en maison dans son village de Dangla (nord) afin de dissuader les habitants de prendre part aux manifestations anti-gouvernementales.

Les troubles, qui ont commencé en novembre dernier en région oromo (centre et ouest), avant de gagner la région amhara au mois de juillet ont fait plusieurs centaines de morts, selon des bilans d’organisations de défense des droits l’homme.

Les arrestations à caractère politique sont courantes en Ethiopie, où les organisations de défense des droits de l’homme accusent régulièrement les autorités de se servir d’une législation antiterroriste très large pour faire taire les dissidents et les critiques. AFP

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