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« Congoïde, nègre et réimmigration »: la sidérante interview nauséabonde d’Henry de Lesquen

« Congoïde, nègre et réimmigration »: la sidérante interview nauséabonde d’Henry de Lesquen
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Henry de Lesquen, candidat d'extrême-droite à la présidentielle de 2017, a tenu de nauséabonds propos, lors d'une émission qui sera diffusée lundi sur Planète +, mais dont un extrait est devenu viral ce vendredi.

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Henry de Lesquen, candidat d’extrême-droite à la présidentielle de 2017, a tenu de nauséabonds propos, lors d’une émission qui sera diffusée lundi sur Planète +, mais dont un extrait est devenu viral ce vendredi.

Pourquoi nous détestent-ils? C’est le nom de la série documentaire en trois volets (les Arabes, les Noirs et les Juifs), proposée par Planète +. Le premier épisode, diffusé le 26 septembre, avait notamment dévoilé un incongru dialogue entre la comédienne et réalisatrice Amelle Chabhi et un militant du Front national qui prône l’épuration et stigmatise les musulmans.

Dans le second épisode, l’acteur et réalisateur Lucien Jean Baptiste se retrouve face au président de Radio Courtoisie et accessoirement candidat à l’élection présidentielle, Henry de Lesquen. Ce documentaire sera diffusé lundi 3 octobre, mais un extrait a été mis en ligne par la chaîne ce vendredi.

Le site de campagne du sexagénaire affiche un slogan qui résume tout à fait sa ligne idéologique: « Pour que la France redevienne la France ». Et donne le ton pour la suite de cette interview.

D’entrée de jeu, Lucien Jean Baptiste l’interroge sur l’une de ses promesses de campagne: « bannir la musique nègre », dont « l’invasion » est « une régression civilisationnelle ». « Je veux qu’on mène une politique culturelle identitaire, que les médias publics promeuvent la musique française ou occidentale et pas la musique nègre », lui répond le candidat d’extrême-droite. Son argumentaire? « La musique nègre est très chargée de sexualité, son rythme est sexuel »…

henry de lesquen

Henry de Lesquen et Roger BONGOS, lors de son émission sur Afrique Rédaction.

« Si l’on peut changer de religion, on ne peut pas perdre sa race »

L’austère Henry de Lesquen use ensuite d’un odieux lexique sur la race, pour lequel il encourt une condamnation pour injure raciste publique (jusqu’à six mois de prison et 22 500 euros d’amende): « les blancs sont de race caucasoïde, les noirs d’Afrique sont des congoïde ». « La conscience de race est très forte chez les noirs et vous le savez mieux que moi », lance-t-il à son interlocuteur, ce qui a pour effet évident de le troubler.

« Si l’on peut changer de religion, on ne peut pas perdre sa race », écrit aussi le candidat d’extrême droite dans son programme, se positionnant en faveur d’une « réimmigration » des « populations qui ne sont pas assimilées ». Comment? Lui demande son interlocuteur, qui garde un incroyable sang-froid. En les désignant via des « enquêtes de voisinage, des relations de travail », comme en Suisse.  Avec l’Express

 

« Pas de sang congoïde, rien »

Lucien Jean Baptiste cite alors l’exemple d’un jeune Français, né de parents « d’origine sénégalaise », qui « a grandi ici » et « ne sait pas ce qu’est le Sénégal ». Doit-il faire partie du mouvement de « réimmigration », qui permettrait selon le candidat d’éviter « un nettoyage ethnique »? « Il fera connaissance, c’est le pays de ses ancêtres, je ne vois pas où est le problème », lance de Lesquen, sûr de lui.

L’interview verse parfois aux frontières du réel. Comme lorsque l’extrémiste affirme avoir fait un test ADN dont le résultat est sans équivoque: « pas de sang congoïde, rien ». Il avoue pourtant avoir des origines espagnoles et une « grand-mère guatémaltèque ». « Moi, mes grands-parents sont Français », le nargue alors le comédien. « Français de souche? », l’interroge le politique, « Oui, des Antilles », lui répond Lucien Jean Baptiste. « Vous êtes plutôt un Martiniquais, avant d’être un congoïde », lui rétorque finalement de Lesquen.

L’extrait vidéo a suscité la fureur de nombreux internautes qui ont usé de nombreuses insultes à l’égard d’Henri de Lesquen, souhaitant tour à tour « l’empailler » ou « l’évacuer dans un égout ».

Mais cette vidéo a surtout contribué à faire du nom du candidat extrémiste, adepte des réseaux sociaux mais porteur d’une notoriété jusqu’ici plus que confidentielle, l’un des mots-clés les plus partagés de la soirée.

 

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