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50,72% des personnes touchées par l’extrême pauvreté vivent en Afrique subsaharienne, selon la Banque mondiale

50,72% des personnes touchées par l’extrême pauvreté vivent en Afrique subsaharienne, selon la Banque mondiale

50,72% des personnes touchées par l’extrême pauvreté vivent en Afrique subsaharienne, selon la Banque mondiale
Summary:
Sur les 767 millions de personnes touchées par l’extrême pauvreté, recensées en 2013, quelque 389 millions vivent en Afrique subsaharienne, selon le rapport de la Banque mondiale sur la pauvreté et la prospérité partagée, rendu public le 2 octobre. Le nombre des Africains vivant sous le seuil de pauvreté, c’est-à-dire avec moins de 1,90 dollar par jour, représente 41 % de la population du continent.

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50,72% des personnes touchées par l’extrême pauvreté vivent en Afrique subsaharienne, selon la Banque mondiale

 Sur les 767 millions de personnes touchées par l’extrême pauvreté, recensées en 2013, quelque 389 millions vivent en Afrique subsaharienne, selon le rapport de la Banque mondiale sur la pauvreté et la prospérité partagée, rendu public le 2 octobre.

Le nombre des Africains vivant sous le seuil de pauvreté, c’est-à-dire avec moins de 1,90 dollar par jour, représente 41 % de la population du continent.

Le rapport de la Banque mondiale a cependant indiqué que l’extrême pauvreté continue de reculer dans le monde. Depuis les années 1990, le nombre de personnes vivant sous le seuil de pauvreté a diminué de 1,1 milliard alors que la population totale progressait, elle, de presque 1,9 milliard. Entre 2012 et 2013, le nombre de personnes souffrant d’extrême pauvreté a même diminué de 12%, soit l’équivalent de 114 millions de personnes en moins.

Ce reflux s’explique essentiellement par les progrès accomplis en Asie de l’Est et du Sud, notamment en Chine, en Indonésie et en Inde.

«Le nombre de personnes privées d’un revenu décent reste néanmoins bien trop important», a toutefois relativisé le président de la Banque mondiale, Jim Yong Kim, cité dans le rapport.

La Banque mondiale qui ambitionne d’éradiquer l’extrême pauvreté, d’ici à 2030, prévient que cet objectif ne sera atteint qu’en s’attaquant aux inégalités. Dans ce cadre, le rapport distingue les inégalités entre les pays, qui ont tendance à se réduire depuis 25 ans, sous l’effet bénéfique de la mondialisation, et les inégalités à l’intérieur des pays qui, elles, au contraire, ont tendance à augmenter.

Dans 34 des 83 pays étudiés sur la période 2008-2013, les experts relèvent, par exemple, que les revenus des 60 % les plus riches ont augmenté plus vite que ceux des 40 % les plus pauvres. Dans 23 pays, ces derniers ont même vu leur niveau de revenus diminuer en termes absolus.

«Le message est clair: nous n’y parviendrons qu’en faisant en sorte que la croissance profite aux plus pauvres. Et, pour cela, il faut absolument s’atteler aux fortes inégalités, surtout dans les pays qui concentrent un grand nombre de pauvres», a noté M. Kim.

Après avoir étudié les expériences de plusieurs pays ayant réussi à réduire sensiblement les inégalités, ces dernières années, comme le Brésil, le Mali, la Tanzanie et le Cambodge, la Banque mondiale recommande aux pays les plus touchés par l’extrême pauvreté, d’investir dans la petite enfance, de garantir une couverture médicale universelle, de mettre en œuvre des paiements en liquide aux plus démunis et d’encourager l’éducation.

«Certaines de ces mesures peuvent avoir un impact rapide sur les inégalités de revenus. D’autres porteront leurs fruits plus graduellement. Mais aucune n’est une recette miracle», a cependant averti le président de la Banque mondiale. Arte News

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