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RDC: entretien explosif et historique de Moïse Moni DELLA, prisonnier politique incarcéré à Makala, tire sur Joseph KABILA et assume ses actions

RDC: entretien explosif et historique de Moïse Moni DELLA, prisonnier politique incarcéré à Makala, tire sur Joseph KABILA et assume ses actions

RDC: entretien explosif et historique de Moïse Moni DELLA, prisonnier politique incarcéré à Makala, tire sur Joseph KABILA et assume ses actions
Summary:
Moïse Moni Della interpellé par la police répressive de Joseph KABILA, le lundi 19 septembre 2016, lors de la manifestation de l’opposition qui exigeait dans la logique constitutionnelle, la convocation de s élections dans les délais. 36 jours d’incarcération après un séjour calamiteux dans la prison militaire de Ndolo où il avait subi des terribles sévices, il croupit aujourd’hui dans le centre de réaducation de Makala avec un préjudice moral sans précédent, tout en bafouant les règles élémentaires de la procédure judiciaire. Il répondent à l'interview de Roger BONGOS, Rédacteur en Chef de l'Afrique Rédaction au regard des derniers événements qui laissent entendre que la RDC est au tournant de son histoire. Question à Monsieur Moïse Moni Della, président des Conservateurs de la Natures et Démocrates, CONADE en sigle:

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Interview historique de Moni DELLA, prisonnier politique incarcéré à Makala

Moïse Moni Della interpellé par la police répressive de Joseph KABILA, le lundi 19 septembre 2016, lors de la manifestation de l’opposition qui exigeait dans la logique constitutionnelle, la convocation des élections dans les délais.

36 jours d’incarcération après un séjour calamiteux dans la prison militaire de Ndolo où il avait subi des terribles sévices, il croupit aujourd’hui dans le centre de réaducation de Makala avec un préjudice moral sans précédent, avec une justice inique qui bafoue les règles élémentaires de procédure judiciaire.

Il répondait aux questions Roger BONGOS, Rédacteur en Chef de l’Afrique Rédaction au regard des derniers événements qui laissent entendre que la RDC est au tournant de son histoire.

Questions à Monsieur Moïse Moni Della, président des Conservateurs de la Natures et Démocrates, CONADE en sigle:

 

Roger BONGOS (AR) : Vous avez été interpellé le lundi 19 septembre 2016 lors de la manifestation pacifique organisée par le Rassemblement qui exigeait la convocation de la présidentielle dans les délais constitutionnelles, qu’en est-il aujourd’hui, avec votre arrestation ?

Moïse Moni Delle : Merci beaucoup monsieur le Rédacteur en Chef de l’Afrique Rédaction, Roger BONGOS. Je tiens à remercier, le très haut exalté soit-il, maître des temps et des circonstances, car rien ne peut se passer sans son aval.

Il est certain aujourd’hui d’après les faisceaux d’indices que nous avons, Joseph KABILA dans sa démarche de saper la paix en RDC, commandite des multiples arrestations d’opposants afin de fragiliser leur action. Mon arrestation rentre également dans cette logique planifiée par ses hommes de main.

A chaque chose, malheur est bon, paradoxalement mon arrestation est une très bonne chose et je tiens à le remercier de m’avoir arrêté, puisque cette arrestation arbitraire soit-elle me permet de palper la réalité, certaine réalité carcérale qui se passe là où je partage ma peine avec d’autres victimes de la répression du régime de Joseph KABILA. Je connais, maintenant la vraie version de l’arrestation de ceux qui croupissent avant moi dans cette prison qui symbolise le mépris de la république par celui qui diriger la RDC par défi avec ses méthodes d’un machiavélisme sans nom.

Qu’en est-il, de mon incarcération ? Je croupis dans des conditions d’une grande précarité avec mon compagnon d’infortune le Secrétaire Adjoint de l’UDPS, Monsieur Bruno TSHIBALA. Nous sommes là, par la volonté d’une seule personne, Jospeh KABILA qui a commandité cette arrestation en utilisant ses sbires, AMISI TANGO, son bras droit KALEV de triste mémoire et le Ministre de l’intérieur Evaristo Boshab avec la complicité du Procureur Général de la République, le PGR, Flory KABANGE NUMBI, l’homme qui piétine sans scrupule les règles fondamentales de la justice.

En prétextant que je suis l’instigateur intellectuel de la manifestation du 19 septembre 2016 qui a fait plusieurs dizaine de morts en apportant un semblant de preuve à l’appui, de ma lettre ouverte adressée à Joseph KABILA, que j’ai gentiment invité à quitter le pouvoir dans le délai constitutionnel, avant le 19 décembre 2016. En précisant qu’il devrait céder les manettes du pouvoir avant son départ à celui qui mènera la vraie transition en vue des prochaines élections, le Docteur Etienne Tshisekedi Wa Mulumba.

Or, ladite manifestation avait incontestablement un caractère pacifique, non violente autorisée selon l’article 28 de la constitution. J’ai été par ailleurs accusé d’organiser l’insurrection avec des forces obscures contre les intérêts de la Nation congolaise, contre les institutions et contre la vie du président de la république.  Accusé également d’avoir mis en place avec des éléments subversifs, la stratégie de la terre brulée afin de favoriser les pillages à Kinshasa.

La démocratie vit ses dernières heures avec un régime qui tord le cou sciemment aux règles de vivre ensemble avec la ferme volonté de modifier la constitution.

Ceux qui luttent présentement pour le respect de la constitution sont désormais les hommes à abattre, or nos actions cadrent avec les règles démocratiques et le respect strict de la constitution. Nonobstant les obstacles, nos avocats s’affairent tant bien que mal à faire valoir nos droits contre un appareil judiciaire, une machine infernale politico-judiciaire acquise à la cause d’un seul homme, Josepeh KABILA.

R.B (AR) : Au regard de tout ce qui se passe, vous êtes proche de Moïse Katumbi et cadre du Rassemblement de l’opposition dirigé par Son Excellence Etienne Tshisekedi. En vous touchant, Joseph KABILA s’en prend indirectement à son ennemi juré ( de circonstance ) Moïse KATUMBI ? 

Moïse Moni Della Président National du Parti Politique des Conservateurs de la Nature et Démocrates
Moïse Moni Della Président National du Parti Politique des Conservateurs de la Nature et Démocrates

M.M.D : C’est un cas de figure, Monsieur BONGOS… On me reproche d’avoir écrit au président de la république dans une lettre sans concession en évoquant, la chasse à courre organisée  contre l’Ex-gouverneur du Katanga Moïse KATUMBI avec une certaine caporalisation de la justice afin de faire tomber celui qui fait peur à la majorité présidentielle, au pouvoir en place.

Tout s’articule sur et autour de la candidature de Moïse KATUMBI qui donne des insomnies du côté de Kingakati. Dans ma lettre incisive, le pouvoir en place m’accuserait de prendre cor et âme la défense de celui que le régime en place dit de lui qu’il est recherché par la justice. C’était un crime de lèse majesté d’avoir importuné le président de la république avec  » jérémiades » d’après ses suppôts.

Pourtant dans ma mettre ouverte, j’avais pris le soin d’évoquer l’entorse à la démocratie sur les arrestations massives  d’opposants à Kabila, à sa politique. J’avais aussi mis l’accent sur le cas de Diomi Ndongala, J.C. MUYAMBO, le droit de l’homme et la liberté de penser et d’expression politique. La liberté d’opinion etc… dans l’exercice démocratique des partis politiques à la lumière de la constitution qui est notre socle commun…

En mettant les points sur les « I », sur la volonté du peuple d’aller vers une vraie rupture, un vrai changement pour le renouveau de la République Démocratique du Congo. Et celui qui est plus à même d’incarner cette vision, c’était à mes yeux Moïse Katumbi qui a des meilleures orientations pour son peuple.  C’est en définitive, l’homme de la situation !

D’ailleurs, j’ai tenu compte de l’aspect fondamental de cette transition démocratique en RDC, Etienne Tshisekedi, l’homme de la situation qui au demeurant pourra organiser la vraie transition politique en prenant les manettes du pouvoir jusqu’à l’organisation des prochaines élections, où Moïse KATUMBI serait apte à conduire la destinée de la Nation congolaise.

R.B (AR) : Les Etats-Unis et UE appellent au respect de la constitution, or, la CENI et le pouvoir en place, viennent de fouler aux pieds les articles de la constitution inhérents à l’organisation des élections dans les délais requis, en renvoyant les élections en avril 2018, quelle est votre appréciation et votre lecture dans ce cas d’espèce ?

M.M.D: C’est bien dommage, Monsieur BONGOS de l’entêtement du régime en place qui saborde de tout avec le plus grand mépris des institutions.  Le régime qui dirige la RDC par défi n’a jamais voulu organiser des élections comme l’article 73 prévoit (Ndlr). Et la cour « caporale » constitutionnelle met une couche pour nous pondre des absurdités avec ces vils juges corrompus qui font la honte de la Nation. Selon toute vraisemblance, la manoeuvre de ces juges noyautés , à la solde du régime vont dans le sens d’une véritable confiscation définitive du pouvoir.

D’aucuns ne pourront accepter la décision de cette cour caporalisée avec son arrêt inique et arbitraire…Une décision inconstitutionnelle qui montre sans conteste que la RDC et dans une pente descendante qui nous ramènera tout droit dans un mur…

La Cour qui ne serait en aucun cas au dessus de la constitution qui est notre bible, notre loi fondamentale, et l’article 64 de la constitution (Ndlr) prend tout son sens au regard de la décision inconstitutionnelle prise par ces cinq juges sous les bottes du régime décrié.

Je rappelle à ceux qui ne savent pas ou qui ignorent le vrai sens de la disposition constitutionnelle de l’article 64, celle-ci est notre dernier recours et qui dit clairement sans contraction aucune: tout congolais a le devoir de faire échec à tout individu ou groupe d’individus qui prend le pouvoir par la force ou qui l’exerce en violation des dispositions de la présente constitution.

En conclusion, cette cour, s’est mise dans une situation de violation de l’intérêt du souverain primaire, par conséquent, c’est au peuple de se soulever en s’appuyant sur ladite constitution.

Mes propos n’ont rien d’insurrectionnels, rien du mépris contre le pouvoir établi. Simplement, le respect de la constitution en tant homme politique qui fonde ses arguments sur notre loi fondamentale…

R.B (AR): Moïse KATUMBI et Etienne TSHISEKEDI viennent de rejeter le futur gouvernement qui est en gestation avec à sa tête, peut être Vital KAMERHE. Que pensez-vous de la réaction de ces deux leaders et également de la manoeuvre de Vital KAMERHE durant ce dialogue qui d’après ses détracteurs a dribblé tout le monde ?

M.M.D: En ce qui concerne Vital KAMERHE, son attitude équivaudrait à une grande trahison et cette trahison apporte un discrédit sur sa personne. Il s’est tiré une balle dans le pied et nul ne peut aujourd’hui se targuer à dire qu’il est fiable et homme de parole. Il est discrédité définitivement en donnant des béquilles à celui qui ne respecte rien, il perfuse un pouvoir finissant ! Il vient d’apporter l’eau dans le moulin du PPRD qui prendra la peine d’inciter le pouvoir en place de convoquer un référendum pour le changement de la constitution.

A titre d’exemple, Il n’y a pas si longtemps, il disait qu’il ne faille pas aller au dialogue, ce serait tomber dans le piège de Kabila. Il change son refrain, et écrit une autre partition de musique pour sa gloire au détriment de l’intérêt commun, la Nation !

Joseph KABILA se sert de Vital KAMERHE comme carburant qui va lui permettre avec son véhicule fou à franchir la ligne rouge en se servant de ce fameux dialogue qui n’engage que les signataires de cette fourberie et tromperie. L’accord signé n’engage nullement l’opposition, la vraie opposition, non plus, la société civile qui fait barrage aux velléités de la Majorité Présidentielle de confisquer l’appareil de l’Etat. Le but clair de Joseph KABILA, c’est d’aller jusqu’en 2018, afin de dégager l’horizon pour bien ficeler son projet machiavélique de modifier la constitution.

D’ailleurs, qui vous dit après 2018, Joseph KABILA partirait ? Joseph Kabila respectera-t-il l’accord qui est déjà contesté ? Une chose est sûre, notre confiance doit se reposer sur la constitution, rien que la constitution. Le peuple congolais n’est plus dupe; même si Kabila tisse son étoffe avec de la soie pour museler les congolais, peine perdue, nos yeux sont bien ouverts et on n’y veille…

R.B (AR): On reste dans le cadre de la constitution, les deux acteurs politiques, Moise KATUMBI et Etienne TSHISEKEDI rejettent également les conclusions du dialogue de la cité de l’OUA et demandent à la communauté internationale de faire de même. Faites-vous confiance à la communauté internationale avec des précédents  connus en RDC, par rapport aux élections de 2006 et 2011. Croyez-vous encore en cette dite communauté internationale ?

M.M.D: Moïse KATUMBI et Etienne TSHISEKEDI sont aujourd’hui aux yeux de la communauté internationale, le duo du siècle, combinant le savoir-faire, l’expérience, l’assurance et le renouveau pour le peuple qui trouve en la personne de Tshisekedi et de Katumbi l’espoir. Les conclusions de ce fameux dialogue n’est que le résultat d’un accord cousu du fil blanc, mal ficelé et rejeté en bloc par le peuple qui je répète n’est plus dupe.

La communauté internationale a bien compris qu’à travers le Rassemblement, le Congo se mettra sur le rail qui conduit vers la vraie démocratisation du pays et surtout, une belle opportunité pour ce peuple terriblement paupérisé.  La communauté internationale, fera comme au Burkina Faso. Elle laissera le peuple gérer sa destinée  et se prendra en charge avec le slogan propre à notre leader Etienne Tshisekedi.

R.B (AR): Le Rassemblement a posé un préalable à Kabila et à la communauté internationale pour un nouveau dialogue qui se dit « inclusif » pour sauver le Congo. Un dialogue qui réunira tout le monde. Croyez vous à ce dialogue qui favorisera le glissement et permettra à Kabila de voir venir ?

M.M.D: Le vrai dialogue peut désamorcer la situation et rassurer de ce fait, nos partenaires, la communauté internationale. C’est le vrai exercice démocratique, et le peuple sortira gagnant à l’issue de ce dialogue qui aura un caractère inclusif. Un dialogue dans le respect des institutions, de l’opposition. Pas un dialogue pour permettre certains de s’éterniser au pouvoir. Un dialogue avec des préalables, un dialogue qui respectera  la constitution afin de trouver une ligne de conduite commune.

R.B (AR): Le président Etienne Tshisekedi réclame, votre libération (sic), celle de Huit MULONGO, de Jean-Claude Muyambo, de Diomi NDONGALA et de Bruno TSHIBALA. Ces sont ces préalables pour amorcer ce vrai dialogue inclusif. Ce préalable n’est-il pas un voeu pieux ? D’un côté le régime en place libère quelques menus-fretins et de l’autre coté, il embastille les ténors de l’opposition ?

M.M.D: L’histoire de la table ronde pour l’indépendance du Congo avec la Lumumba à Bruxelles (Belgique) nous enseigne à négocier. Les exigences du leader de l’opposition (sic) pour un vrai dialogue, va dans le sens de la décrispation de la situation fortement tendue et explosive. On libère les vrais opposants, les prisonniers d’opinion et on se met  autour d’une table, pour démarrer les débats avec des bonnes bases. On ne peut pas aller au dialogue avec les uns en prison et les autres en exil…

R.B (AR): Adolphe MUZITO vient de signer une tribune en disant, pourquoi a-t-il refusé de signer l’accord qui programme indubitablement le glissement qui malheureusement rendra la RDC ingouvernable. Cela vous satisfait-il ?

M.M.D: Certainement, cela va dans le sens du peuple, oui nous sommes attentifs à sa déclaration et ses préoccupations qui rejoignent les préoccupations du Rassemblement qui a un seul mot d’ordre, faire respecter ladite constitution. Beaucoup de congolais pensent comme Muzito, quelques membres conscients de la majorité présidentielle au delà de nos clivages, ils nous rejoignent pour faire corps derrière notre seule raison d’être, la constitution. Un accord signé dans un camp militaire et cela montre, le degré de la confiscation du pouvoir en RDC.

R.B (AR): La Monaco déploie plusieurs casques bleus dans des grandes villes, particulièrement dans la capitale pour le maintien de l’ordre. Ne croyez-vous pas que votre mouvement « le soulèvement population » pour faire respecter la constitution ne soit étouffer dans l’oeuf ?  

M.M.D: La Monusco oeuvre me dit-on pour l’établissement de l’ordre au regard de son mandat. La Monusco est avec le peuple congolais qui travaille main dans la main avec le peuple, les politiques pour le respect de la constitution. Cette institution onusienne est un organe des Nations-Unies par conséquent, elle porte en elle, le principe fondamental de l’ordre et le respect des instituions.  Ban Ki-Moon a fait preuve durant son mandat d’une grande impartialité sur le cas de la RDC et exigeait le respect de la constitution.

En tout état de cause, le peuple est la plus grande armée au monde. La Monusco n’est pas plus forte que le peuple lorsqu’il se soulève. Aucune armée au monde ne peut résister contre cette marée humaine. C’est enseigné dans les plus grandes académies militaires et j’ai confiance en mon peuple qui est aussi puissante qu’une bombe atomique.

R.B (AR): Si aujourd’hui, Joseph KABILA maintient sa position, la même ligne de conduite, ses velléités au delà du 19 décembre 2016. Que feriez-vous, vous l’opposition ?

M.M.D: La réponse est claire, le peuple va s’affranchir de ces chaînes de la servitude, de l’oppression et balayera comme un raz-de marée tous ces ennemis de la démocratie. Il n’y aura pas de compromis, pas d’arrangement entre-copains, il ne tergiversera pas, il agira avec nous dans des rues de la capitale jusqu’au fin fond de nos bourgades, de nos villages isolés soient-ils...

La force du peuple a été démontrée dans plusieurs capitales du monde, et on va recourir à cela pour notre salut… » Il se prendra en charge  »

R.B (AR): Lambert MENDE dit à qui veut l’entendre dans un mépris total, ce que l’opposition entreprend est une tempête dans un verre d’eau, même si la communauté internationale se met aux côtés de l’opposition. Même si l’opposition a le soutien de la France (MAE), on maintiendra le cap envers et contre tout. Quelle est votre sentiment sur les propos du Ministre et Porte parole du gouvernement ?

M.M.D: Les propos de Lambert de Mende est l’illustration de ce qui se passe en RDC, le mépris de la population de l’appareil politique qui dirige la RDC par défi. En réalité, la peur vient de changer le camp et ils ont tous perdus le sommeil, sur leurs matelas confectionnés avec les dollars dérobés dans des caisses de l’Etat. C’est les signes qui ne trompent pas, et nous allons indubitablement vers un affrontement si ces gens là maintiennent leur discours.

Malgré la force disproportionnée qu’ils utilisent pour mater la population désarmée, pour faire taire l’opposition, leur action est sans effet ! Leur voix ne porte plus et devient inaudible aujourd’hui à l’international. C’est l’histoire du serpent qu’on coupe la tête, le reste de son corps continue à remuer. C’est la fin !

On ne défie pas un peuple, il finit toujours par triompher. Qu’ils fassent ce qu’ils veulent, mais le soleil se lèvera là où il a l’habitude de se lever.

Une tempête dans un verre d’eau ? Laissez moi rire ! Si c’est le cas, alors pourquoi immobilisent-ils toute une armée, ces mercenaires venus d’ailleurs, l’escadron de la mort pour faucher la vie de la population avec des balles réelles qui manifeste pacifiquement ? La chute n’est plus loin et le processus est irrésistible !

R.B (AR): Human Rights Watch demande à ce qu’on arrête GÉDEON qui porte aujourd’hui, l’étendard du PPRD et circulant dans toute impunité dans le KATANGA en faisant fi à la justice. La diaspora congolaise outrée par ces images et s’interroge. Quelle votre lecture en voyant ce seigneur de guerre se pavaner dans le KATANGA ?

M.M.D: Le ridicule ne tue pas, s’il tuait, le régime de Kabila serait enterré définitivement dans une fosse commune comme celle découverte à Maluku avec ce spectacle que GÉDEON vient de nous offrir. Voila l’image du pouvoir en place qui offre, la protection aux criminels qui sèment la terreur et la mort. C’est encore un exemple patent du mépris contre le peuple congolais.  Oui, le mépris le plus absolu ! Un homme recherché de surcroit condamné de par ses crimes odieux, du cannibalisme, se pavane dans le Katanga sous la bannière du PPRD c’est vraiment surréaliste !

Une justice à géométrie variable, favorisant les criminels, assassins, les seigneurs de guerre au détriment de ceux qui se battent pour un état de droit en RDC.

Un homme qui a mangé de la chair humaine, condamné par ses atrocités. L’homme qui porte sur son dos, des crimes de guerre les plus horribles est accueilli en héros…Les gens comme nous, nous croupissons dans des geôles de Kabila sans raison et procès. On marcherait sur la tête… Comme disent les anglais; No comment !

En voyant ces injustices, nous sommes prêts pour le sacrifice suprême, en paraphrasant le feu Cardinal Malula qui disait : « vaut mieux pour moi être crucifié pour la vérité que de crucifier la vérité « . Nous paierons le prix du sang pour notre liberté, pour l’avenir de nos enfants !

Dans l’islam d’après les enseignement du Prophète Mohamed ( Paix et salut sur lui ) disait: « il préfère celui qui dit la vérité, celui qui dénonce le mensonge et l’injustice que celui qui cautionne les antivaleurs et le mensonge »

R.B (AR):  pour terminer, un mot d’espoir et parlez-nous également de vos co-détenus, vos anis d’infortune qui partagent vos peines et douleurs ?

M.M.D: On ne doit pas s’apitoyer sur notre sort, le combat est noble et la victoire est certaine. Quelque soit la durée de la nuit le soleil apparaitra et l’espoir naitra ! La prison est un passage obligé pour ceux qui combattent l’imposteur et la dictature. Le Congo appartient aux Congolais. Nous devions garder la tête haute et rester droits dans nos bottes sans vaciller en portant nos convictions jusqu’à la victoire finale.

L’histoire retiendra ce que nous avons fait pour le Congo. L’histoire a de la mémoire et avec cette mémoire, nos bourreaux seront devant leur responsabilité tôt ou tard. Nous fonctionnons à l’unisson ici à la prison de Makala, et nous avons tous appris une seule chose, essentielle, la solidarité. Oui on est tous solidaire !

Notre lutte prend tout son sens avec ce que nous vivons dans les geôles de Kabila. Nous sommes ses prisonniers personnels,  de celui qui règne en maître dans une république proche d’une république bananière…

Je souhaiterai rendre un hommage appuyé à la diaspora congolaise qui dans son éveil patriotique fait des miracles. Elle porte haut, les symboles de ma république, notre république et c’est une grande fierté pour nous !

Je rends également hommage à ce que vous faites ( Afrique Rédaction ), Roger BONGOS  pour votre droiture et dévouement pour la nation qui est votre mère patrie. Je mets l’accent sur votre courage et votre constance inébranlable dans la sensibilisation patriotique. Votre combat est héroïque avec des répercussions en RDC. Un vrai effet papillon !

Merci

 

Propos recueillis au téléphone par Roger BONGOS

pour Afrique Rédaction

 

 

 

 

 

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