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Obama a demandé à Poutine de cesser les cyberattaques

Obama a demandé à Poutine de cesser les cyberattaques

Obama a demandé à Poutine de cesser les cyberattaques
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Le président américain Barack Obama a affirmé vendredi avoir demandé directement en septembre à son homologue russe Vladimir Poutine de « cesser » les cyberattaques, le menaçant de « conséquences sérieuses s'il ne le faisait pas ».

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Obama a demandé à Poutine de cesser les cyberattaques

Le président américain Barack Obama répond aux questions des journalistes, à la Maison-Blanche, le 16 décembre.PHOTO PABLO MARTINEZ MONSIVAIS, ASSOCIATED PRESS


Le président américain Barack Obama a affirmé vendredi avoir demandé directement en septembre à son homologue russe Vladimir Poutine de « cesser » les cyberattaques, le menaçant de « conséquences sérieuses s’il ne le faisait pas ».

Revenant sur les piratages informatiques qui ont visé les démocrates et perturbé la présidentielle américaine, Barack Obama a assuré qu’il s’était inquiété de leur impact potentiel sur le vote. « J’ai donc dit à la Russie d’arrêter et indiqué qu’autrement il y aurait des conséquences », a dit, lors d’une conférence de presse à la Maison-Blanche, le président qui cédera le pouvoir au républicain Donald Trump le 20 janvier.

Le FBI croit aussi à une intervention de la Russie dans l’élection américaine

La police fédérale américaine (FBI) s’est rangée aux conclusions de la CIA sur une intervention de la Russie dans l’élection américaine, rapporte vendredi le Washington Post, ce qui isole encore davantage le président désigné Donald Trump qui a rejeté cette thèse.

Ce soutien du patron du FBI, James Comey, ainsi que de James Clapper, à la tête de la direction du renseignement (DNI), conforte solidement l’avis de la CIA, qui a établi que des personnes liées à Moscou ont fourni au site WikiLeaks des courriels piratés sur les comptes de l’ancien directeur de campagne de la candidate démocrate Hillary Clinton, John Podesta, et du Parti démocrate, entre autres.

Les principales agences américaines spécialisées dans l’enquête et le renseignement offrent donc désormais un front uni en s’accordant sur les manipulations russes préélectorales, et démentent par la même occasion les quelques élus américains qui ont affirmé que des dissensions existaient sur ce point entre la CIA et le FBI.

Ne craignant apparemment pas de s’aliéner ces puissantes agences, le président désigné des États-Unis Donald Trump a affirmé dimanche qu’il ne « croyait pas » à la thèse selon laquelle la Russie avait cherché à le faire élire le 8 novembre.

La Russie a de son côté dénoncé lundi des accusations « gratuites » de la CIA.

Hillary Clinton a pour sa part accusé Moscou et Vladimir Poutine d’être partiellement responsables de sa défaite, lors d’un dîner avec des donateurs de sa campagne, a affirmé vendredi le New York Times.

Mis en cause lui aussi pour n’avoir pas réagi suffisamment vigoureusement face à ces piratages informatiques, le président Barack Obama a indiqué jeudi soir qu’il y aurait des représailles américaines contre Moscou, sans préciser lesquelles. AFP

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