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Accord en RDC: le pouvoir et l’opposition qui a donné des béquilles à Kabila s’entendent sur un accord de transition

Accord en RDC: le pouvoir et l’opposition qui a donné des béquilles à Kabila s’entendent sur un accord de transition

Accord en RDC: le pouvoir et l’opposition qui a donné des béquilles à Kabila s’entendent sur un accord de transition
Summary:
Le parti au pouvoir en République démocratique du Congo et le principal bloc d'opposition se sont entendus sur le principe du maintien au pouvoir du président Joseph Kabila jusqu'à la fin de l'année 2017, ont annoncé ce vendredi deux responsables de l'opposition. Médiateurs de ces négociations, les évêques de l'église catholique ont mis la pression sur les hommes politiques du pays, de la majorité comme de l'opposition, pour leur arracher des concessions. Les discussions se sont terminées tard dans la soirée ce jeudi, avec, à la clef, cet accord pour la mise en place d'une période de transition jusqu'à de nouvelles élections. En contrepartie, le chef de l'État s'engage à ne pas chercher à modifier la Constitution pour pouvoir briguer un troisième mandat en 2017, ont précisé à Reuters Martin Fayulu et José Endundoen en citant le texte du projet d'accord. Une personnalité issue des rangs de l'opposition va de plus être désignée Premier ministre, ont-ils ajouté. Un porte-parole du gouvernement congolais n'a pas souhaité faire de commentaire. Appel de l'Union européenne à "réexaminer" ses relations avec la RDC La mise en œuvre de cet accord politique inattendu, destiné à mettre fin aux manifestations et aux violences, qui ont fait au moins 34 morts cette semaine en République démocratique du Congo (RDC) selon l'organisation Human Rights Watch, va être supervisée par l'opposant historique Étienne Tshisekedi, ont dit les deux responsables. Le mandat de Joseph Kabila a expiré lundi dernier à minuit. Les autorités de Kinshasa ont repoussé jusqu'en avril 2018 l'élection destinée à désigner son successeur, initialement prévue en novembre, officiellement pour des raisons logistiques et financières. Étienne Tshisekedi a dénoncé mardi un "parjure" et une "haute trahison" de la part du chef de l'État et appelé la population congolaise à la "résistance pacifique". La France a de son côté appelé l'Union européenne à "réexaminer" ses relations avec la RDC, tandis que l'ONU a dénoncé un usage excessif de la force de la part des forces de l'ordre congolaises.

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Dialogue en RDC: le pouvoir et l'opposition qui a donné des béquilles à Kabila s'entendent sur un accord de transition

Le parti au pouvoir en République démocratique du Congo et le principal bloc d’opposition se sont entendus sur le principe du maintien au pouvoir du président Joseph Kabila jusqu’à la fin de l’année 2017, ont annoncé ce vendredi deux responsables de l’opposition.

Médiateurs de ces négociations, les évêques de l’église catholique ont mis la pression sur les hommes politiques du pays, de la majorité comme de l’opposition, pour leur arracher des concessions. Les discussions se sont terminées tard dans la soirée ce jeudi, avec, à la clef, cet accord pour la mise en place d’une période de transition jusqu’à de nouvelles élections.

En contrepartie, le chef de l’État s’engage à ne pas chercher à modifier la Constitution pour pouvoir briguer un troisième mandat en 2017, ont précisé à Reuters Martin Fayulu et José Endundoen en citant le texte du projet d’accord.

Une personnalité issue des rangs de l’opposition va de plus être désignée Premier ministre, ont-ils ajouté. Un porte-parole du gouvernement congolais n’a pas souhaité faire de commentaire.

Appel de l’Union européenne à « réexaminer » ses relations avec la RDC

La mise en œuvre de cet accord politique inattendu, destiné à mettre fin aux manifestations et aux violences, qui ont fait au moins 34 morts cette semaine en République démocratique du Congo (RDC) selon l’organisation Human Rights Watch, va être supervisée par l’opposant historique Étienne Tshisekedi, ont dit les deux responsables.

Le mandat de Joseph Kabila a expiré lundi dernier à minuit. Les autorités de Kinshasa ont repoussé jusqu’en avril 2018 l’élection destinée à désigner son successeur, initialement prévue en novembre, officiellement pour des raisons logistiques et financières.

Étienne Tshisekedi a dénoncé mardi un « parjure » et une « haute trahison » de la part du chef de l’État et appelé la population congolaise à la « résistance pacifique« .

La France a de son côté appelé l’Union européenne à « réexaminer » ses relations avec la RDC, tandis que l’ONU a dénoncé un usage excessif de la force de la part des forces de l’ordre congolaises.

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