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Le Burundi a demandé vendredi aux autorités de Tanzanie d’arrêter des responsables de l’opposition participant aux pourparlers de paix en Tanzanie

Le Burundi a demandé vendredi aux autorités de Tanzanie d’arrêter des responsables de l’opposition participant aux pourparlers de paix en Tanzanie

Le Burundi a demandé vendredi aux autorités de Tanzanie d’arrêter des responsables de l’opposition participant aux pourparlers de paix entamés la veille à Arusha (nord de la Tanzanie). Le pays a demandé d’arrêter “quelques individus qui sont recherchés par la justice burundaise”, selon une note de son ambassadeur en Tanzanie. Selon une source judiciaire, “plusieurs politiciens qui ont fui” et font l’objet d’un mandat d’arrêt international après le putsch raté des 13 et 14 mai 2015 sont concernés.

Bujumbura avait annoncé mercredi qu’il ne participerait pas aux pourparlers d’Arusha, nouvelle tentative de résoudre près de deux ans de crise politique au Burundi. Le Cnared, plateforme regroupant la quasi-totalité de l’opposition burundaise intérieure et en exil, avec laquelle Bujumbura a toujours refusé de négocier, a de son côté annoncé sa participation. Les politiciens de l’opposition qui sont recherchés à la suite du coup d’Etat manqué mais qui nient toute participation à la tentative de putsch, forment la quasi-totalité de la délégation du Cnared présente à Arusha.
Le secrétaire exécutif du Cnared Anicet Niyonkuru a réagi vendredi sans inquiétude, précisant que les opposants avaient reçu des assurances de la Tanzanie avant de se déplacer, et que leur sécurité avait d’ailleurs été renforcée. Les discussions ont débuté vendredi matin à Arusha, le médiateur régional et ex-président tanzanien Benjamin Mkapa espérant qu’elles aboutiront à un consensus “sur le principe et l’esprit” de l’Accord de paix signé en 2000. Celui-ci avait permis de mettre un terme à la guerre civile qui a fait 300.000 morts au Burundi entre 1993 et 2006.
Même si le gouvernement ne participe pas aux pourparlers, le secrétaire général du parti au pouvoir Cndd-FDD, le général Evariste Ndayishimiye, se trouve sur place. Il a refusé de s’asseoir à la même table que le Cnared, assurant être surtout venu pour appeler “les politiciens qui ne se reprochent rien (…) à revenir au Burundi pour préparer ensemble les élections de 2020”. Source Belga

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