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Conférence d’entente au Mali: tractations pour une large participation

Conférence d’entente au Mali: tractations pour une large participation

Les tractations impliquant autorités maliennes et médiateurs se poursuivaient dimanche pour tenter de convaincre groupes armés et opposition de revenir sur leur refus de participer à la « Conférence d’entente nationale », prévue à partir de lundi, ont indiqué certains des acteurs.

Cette rencontre, qui doit se dérouler à Bamako et se poursuivre jusqu’au 2 avril selon le programme officiel, est prévue par l’accord de paix d’Alger de mai-juin 2015 au Mali, et est présentée comme un jalon essentiel pour la réconciliation dans ce pays.

Conférence d’entente au Mali: tractations pour une large participation
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Les tractations impliquant autorités maliennes et médiateurs se poursuivaient dimanche pour tenter de convaincre groupes armés et opposition de revenir sur leur refus de participer à la "Conférence d'entente nationale", prévue à partir de lundi, ont indiqué certains des acteurs. Cette rencontre, qui doit se dérouler à Bamako et se poursuivre jusqu'au 2 avril selon le programme officiel, est prévue par l'accord de paix d'Alger de mai-juin 2015 au Mali, et est présentée comme un jalon essentiel pour la réconciliation dans ce pays.

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Le président malien Ibrahim Boubacar Keïta au palais de l’Élysée à Paris, le 27 juillet 2016 | AFP/Archives | FRANCOIS GUILLOT


Les tractations impliquant autorités maliennes et médiateurs se poursuivaient dimanche pour tenter de convaincre groupes armés et opposition de revenir sur leur refus de participer à la « Conférence d’entente nationale », prévue à partir de lundi, ont indiqué certains des acteurs.

Cette rencontre, qui doit se dérouler à Bamako et se poursuivre jusqu’au 2 avril selon le programme officiel, est prévue par l’accord de paix d’Alger de mai-juin 2015 au Mali, et est présentée comme un jalon essentiel pour la réconciliation dans ce pays.

Dans une déclaration commune vendredi, l’ex-rébellion à dominante touareg de la Coordination des Mouvements de l’Azawad (CMA) et les groupes armés pro-gouvernementaux réunis au sein de la Plateforme ont annoncé refuser d’y participer, dénonçant notamment un « manque de concertation et d’inclusivité ».

Les partis politiques de l’opposition ont également annoncé vendredi qu’ils n’y prendraient pas part. « La gouvernance catastrophique actuelle doit être inscrite à l’ordre du jour. On ne peut pas organiser une rencontre aussi sérieuse à la hâte », a notamment expliqué à l’AFP un de leurs porte-parole, Iba Ndiaye.

Des pourparlers impliquant autorités et médiation internationale ont été engagés depuis ces annonces de boycott, « pour que tout le monde soit au rendez-vous » à l’ouverture de la rencontre lundi, avait expliqué à l’AFP tard samedi un des médiateurs, évoquant alors un espoir « mesuré ».

Les discussions se poursuivaient dimanche, selon des sources au sein de l’ex-rébellion jointes par l’AFP, qui n’avaient cependant pas fait état de changement de position jusqu’en début d’après-midi.

La CMA souhaite par ailleurs que la conférence dure « plusieurs semaines pour traiter tous les problèmes », et ne prenne pas fin le 2 avril, avait déclaré samedi soir un de ses responsables, Oumar Ag Mohamed, à l’AFP.

« Si nous avons un document écrit pour dire que l’ouverture sera lundi comme début du processus de la Conférence d’entente mais que ce processus va se poursuivre au-delà du 2 avril, nous irons » aux assises, a affirmé dimanche après-midi un autre responsable.

Samedi soir, un des mouvements de la Plateforme est revenu sur son refus, indiquant qu’il participerait finalement à la conférence, sans préciser le motif de ce revirement. Depuis, aucun nouveau développement n’a été communiqué.

Officiellement, le calendrier initial demeurait en vigueur jusqu’à dimanche après-midi.

En annonçant la programmation de la conférence dans son discours à l’occasion du Nouvel An, le président malien Ibrahim Boubacar Keïta avait expliqué que la rencontre serait ouverte à tous les Maliens « sans exclusive ».

Elle « doit permettre un débat approfondi entre les composantes de la nation malienne sur les causes profondes du conflit » dans le nord du Mali et devra notamment adopter « une charte pour la paix, l’unité et la réconciliation », avait-il dit.

Le nord du Mali était tombé en mars-avril 2012 sous la coupe de groupes jihadistes liés à Al-Qaïda, initialement alliés aux rebelles touareg qu’ils avaient fini par évincer.

Les jihadistes ont été en grande partie chassés par une intervention militaire internationale, lancée en janvier 2013 à l’initiative de la France et qui se poursuit actuellement.

Mais des zones entières échappent encore au contrôle des forces maliennes, françaises et de l’ONU (Minusma). Et depuis 2015, les attaques jihadistes se sont étendues au centre et au sud du pays, qui est par ailleurs la proie de tensions intercommunautaires. Certaines ont récemment dégénéré en violences meurtrières.AFP

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