Share
RDC a un nouveau gouvernement éléphantesque de 60 membres…Une vraie mangeoire !

RDC a un nouveau gouvernement éléphantesque de 60 membres…Une vraie mangeoire !

Le président congolais Joseph Kabila a nommé mardi un gouvernement de 60 membres en vertu de l’accord de sortie de la crise provoquée par son maintien au pouvoir l’an dernier, mais dont les modalités sont contestées par ses opposants.

RDC a un nouveau gouvernement éléphantesque de 60 membres…Une vraie mangeoire !
Summary:
Le président congolais Joseph Kabila a nommé mardi un gouvernement de 60 membres en vertu de l'accord de sortie de la crise provoquée par son maintien au pouvoir l'an dernier, mais dont les modalités sont contestées par ses opposants.

0%

RDC a un nouveau gouvernement éléphantesque de 60 membres...Une vraie mangeoire !

Le président congolais Joseph Kabila a nommé mardi un gouvernement de 60 membres en vertu de l’accord de sortie de la crise provoquée par son maintien au pouvoir l’an dernier, mais dont les modalités sont contestées par ses opposants.

Selon l’ordonnance présidentielle lue à la télévision, la quasi-totalité des personnalités de l’ancienne équipe ont été reconduites. La nouvelle équipe fait toutefois une place à quatre députés dissidents de l’Union pour la démocratie et le progrès social (UDPS), principal parti d’opposition en République démocratique du Congo.

Le précédent gouvernement comptait 54 membres.

L’UDPS « n’est concernée ni de près ni de loin par cette forfaiture éhontée », a déclaré à l’AFP le secrétaire général de ce parti, Jean-Marc Kabund.

La mission principale du nouveau gouvernement est d’organiser, en principe avant la fin de cette année, l’élection d’un successeur au président Kabila, au pouvoir depuis 2001.

La liste de la nouvelle équipe a été rendue publique un mois après la nomination comme Premier ministre d’un autre dissident de l’UDPS, Bruno Tshibala.

Ex-secrétaire général du parti de l’opposant historique Étienne Tshisekedi, décédé en février à Bruxelles à 84 ans, M. Tshibala en a été radié en mars après s’être rapproché du président Kabila dans le cadre de l’accord du 31 décembre 2016 signé entre la majorité et l’opposition.

Cet accord est censé sortir la RDC de la crise née du maintien au pouvoir de M. Kabila au-delà du terme de son mandat le 20 décembre dernier. Outre l’élection de son successeur – la Constitution lui interdisant de se représenter -, il prévoit la mise en place d’un gouvernement de transition, dirigé par l’opposition, jusqu’à la tenue de la présidentielle avant la fin de cette année.

Le respect de l’échéance fixée pour la prochaine présidentielle semble toutefois hypothéqué par l’absence d’accord entre la majorité et les principaux partis d’opposition, dont l’UDPS, sur la composition du gouvernement de cogestion et sur la crise économique et sociale qui frappe le pays.

Pour M. Kabund, la publication de la liste du gouvernement est une « violation de l’accord de la Saint-Sylvestre par M. Kabila et ses alliés ».

Les quatre députés du groupe parlementaire UDPS à l’Assemblée nationale qui font leur entrée au nouveau gouvernement ont conservé l’étiquette de leur parti. Mais ils en sont exclus comme tous les membres du groupe parlementaire UDPS depuis février 2012 pour n’avoir pas respecté le mot d’ordre de Tshisekedi interdisant aux élus du parti de siéger au parlement.

La RDC traverse une crise politique depuis la réélection de M. Kabila en 2011 lors d’une présidentielle entachée de fraudes massives. Les tensions ont été exacerbées avec son maintien au pouvoir après la fin de son deuxième mandat dans un climat de violences ayant fait des dizaines de morts.

AFP

Laisser un commentaire

*