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Donald Trump a viré mardi le patron du FBI James Comey,

Donald Trump a viré mardi le patron du FBI James Comey,

Le président des États-Unis Donald Trump a limogé mardi le patron du FBI James Comey, une décision surprise qui a provoqué une véritable onde de choc à Washington où des élus ont évoqué le spectre du Watergate.
La police fédérale américaine est en particulier chargée de l’enquête sur les liens éventuels entre l’équipe de campagne de Donald Trump et la Russie.

Donald Trump a viré mardi le patron du FBI James Comey,
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Le président des États-Unis Donald Trump a limogé mardi le patron du FBI James Comey, une décision surprise qui a provoqué une véritable onde de choc à Washington où des élus ont évoqué le spectre du Watergate. La police fédérale américaine est en particulier chargée de l'enquête sur les liens éventuels entre l'équipe de campagne de Donald Trump et la Russie.

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Donald Trump a viré mardi le patron du FBI James Comey,

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Le président des États-Unis Donald Trump a limogé mardi le patron du FBI James Comey, une décision surprise qui a provoqué une véritable onde de choc à Washington où des élus ont évoqué le spectre du Watergate.

La police fédérale américaine est en particulier chargée de l’enquête sur les liens éventuels entre l’équipe de campagne de Donald Trump et la Russie.

«Le FBI est l’une des institutions les plus respectées de notre pays et aujourd’hui marquera un nouveau départ pour l’agence-phare de notre appareil judiciaire», a indiqué M. Trump dans un communiqué.

Dans un courrier adressé à James Comey, et rendu public par l’exécutif, Donald Trump lui signifie qu’il met fin à ses fonctions «avec effet immédiat».

«Si j’ai apprécié que vous m’ayez informé, en trois occasions distinctes, du fait que je ne faisais pas l’objet d’une enquête, je suis cependant d’accord avec l’analyse du ministère de la Justice selon lequel vous n’êtes pas capable de diriger de manière efficace le Bureau», ajoute-t-il.

Ironie de l’histoire: la raison officiellement avancée par l’administration Trump pour ce limogeage est la façon dont M. Comey, 56 ans, a géré le dossier des courriels d’Hillary Clinton.

Selon le New York Times et le réseau CNN, Comey a appris son congédiement à la télévision.

Donald Trump accuse en substance James Comey d’avoir mal traité cette dernière en dévoilant à la presse de nombreux détails de l’enquête….des détails que le candidat républicain avait pourtant utilisés quotidiennement pour pilonner la démocrate pendant la campagne.

Le 28 octobre, James Comey provoquait une véritable déflagration dans la dernière ligne droite de la campagne présidentielle: il annonçait au Congrès la découverte de nouveaux messages justifiant une relance des investigations closes au mois de juillet précédent sur les courriels de Mme Clinton.

Ce n’est que deux jours avant le scrutin du 8 novembre que M. Comey annoncera n’avoir finalement rien trouvé de pénalement répréhensible.

L’ex-candidate démocrate a estimé il y a quelques jours que sans l’initiative de ce dernier –et la diffusion par Wikileaks de courriels de sa campagne –, elle aurait emporté l’élection présidentielle.

«Nixonien»

Ce limogeage surprise a fait l’effet d’une bombe au Congrès, une réaction semble-t-il sous-estimée par la Maison-Blanche.

«Monsieur le Président, avec tout le respect que je vous dois, vous faites une grave erreur», a déclaré le chef de file de l’opposition démocrate du Sénat, Chuck Schumer, qui a dit en avoir averti le président américain lorsque celui-ci l’a appelé pour l’informer de sa décision.

Lors d’une conférence de presse au Capitole, il a appelé à la nomination d’un magistrat indépendant pour prendre en main l’enquête russe, actuellement menée par le FBI, jugeant que les Américains étaient en droit de soupçonner que ce limogeage était une tentative d’«étouffer» l’affaire.

Le limogeage «montre à quel point l’administration craint l’enquête sur la Russie», a déclaré Tim Kaine, ex-colistier d’Hillary Clinton, y voyant la tendance croissante de l’administration à «cacher la vérité».

Le sénateur démocrate Patrick Leahy a trouvé «absurde» la justification donnée par le président Trump, selon laquelle Hillary Clinton aurait été traitée avec partialité.

«Ce n’est rien de moins que nixonien», a-t-il tonné, dans une allusion à la décision de Richard Nixon de remercier en 1973 le magistrat indépendant Archibald Cox qui enquêtait sur le scandale du Watergate qui allait entraîner sa chute.

«La dernière fois qu’un limogeage présidentiel a soulevé tant de questions, l’Amérique était en pleine crise du Watergate», a lancé en écho le démocrate Cory Booker.

Collusion avec Moscou?

Plus inquiétant pour le locataire de la Maison-Blanche, le malaise se répandait également dans le camp républicain.

Le chef de la puissante commission du Renseignement du Sénat américain, Richard Burr, s’est déclaré «troublé» par le timing et les raisons avancées pour ce spectaculaire limogeage.

Ancien vice-ministre de la Justice, James Comey a longtemps été encarté chez les républicains mais il avait été nommé par l’ancien président démocrate Barack Obama à son poste actuel.

Fin mars, lors d’une rare audition publique devant le Congrès, il avait infligé un double revers à Donald Trump.

Il avait d’une part confirmé le lancement fin juillet 2016 d’investigations sur une éventuelle «coordination» entre des membres de son équipe de campagne et le gouvernement russe. Une affaire qui est régulièrement reléguée au rang de «fake news» («fausse information») par le président américain, qui nie toute collusion avec Moscou contre Hillary Clinton.

Il avait par ailleurs battu en brèche l’idée que Barack Obama aurait placé sur écoute la Trump Tower, une rumeur lancée par Donald Trump lui-même sur Twitter deux semaines plus tôt.

Personnage charismatique au style toujours impeccable, James Comey avait été nommé pour 10 ans en juillet 2013. Le Sénat avait confirmé ce choix de manière écrasante, avec 93 voix pour et une contre.

La recherche d’un nouveau directeur du FBI débute «immédiatement», a précisé la Maison-Blanche.

 

Snowden juge alarmante la décision de congédier Comey

Edward Snowden affirme que la décision par le président américain Donald Trump de congédier le directeur du FBI est alarmante.

M. Snowden, un ex-employé de l’Agence de sécurité nationale (NSA) aux États-Unis en exil en Russie après avoir révélé la surveillance à large échelle effectuée par l’agence, a pris la parole en visioconférence pour trois universités au Manitoba et en Alberta, mardi soir.

Il a fait valoir que le congédiement par M. Trump du directeur du FBI James Comey – annoncé mardi – est inquiétant étant donné que M. Comey était responsable d’enquêtes sur l’administration Trump.

Selon M. Snowden, ce geste est une autre illustration du mépris pour les contrôles démocratiques exercés à l’endroit des personnes en situation de pouvoir.

L’ex-employé de la NSA s’est surtout attardé dans son discours de 40 minutes à la surveillance du gouvernement, et a affirmé que la technologie surpasse la capacité des institutions démocratiques à freiner les violations de la vie privée.

M. Snowden avait quitté son emploi en 2013, et révélé l’ampleur de l’espionnage de la NSA sur les communications et les activités en ligne de millions de personnes.

AFP

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