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Génocide rwandais qui devient un fonds de commerce : nouvelles accusations sur l’implication de la France

Génocide rwandais qui devient un fonds de commerce : nouvelles accusations sur l’implication de la France

La revue française “XXI” s’apprête à publier ce mercredi 28 juin un article compromettant sur le rôle de la France dans le génocide rwandais qui a fait 800 000 morts en près de 100 jours en 1994.

Génocide rwandais qui devient un fonds de commerce : nouvelles accusations sur l’implication de la France
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La revue française “XXI” s’apprête à publier ce mercredi 28 juin un article compromettant sur le rôle de la France dans le génocide rwandais qui a fait 800 000 morts en près de 100 jours en 1994.

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Génocide rwandais qui devient un fonds commerce : nouvelles accusations sur l'implication de la France

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La revue française “XXI” s’apprête à publier ce mercredi 28 juin un article compromettant sur le rôle de la France dans le génocide rwandais qui a fait 800 000 morts en près de 100 jours en 1994.

L’enquête titrée “Réarmez-les” et signé du journaliste Patrick de Saint-Exupéry, co-fondateur de la revue, évoque un ordre donné depuis l‘Élysée pour réarmer les génocidaires hutus. Juste quelques semaines après un embargo sur les armes décrété par l’Organisation des Nations unies (ONU) au Rwanda.

Malgré tout, Hubert Védrine, le secrétaire général de l’Élysée de l’époque sous François Mitterand et auteur de l’injonction selon “XXI”, avait insisté pour que les auteurs du massacre – qui se dirigeaient vers la frontière avec le Zaïre, actuelle République démocratique du Congo, pendant la première quinzaine de juillet 1994 – reçoivent ces armes.

Interpellé en 1994 à l’Assemblée nationale sur les livraisons d’armes après le début du génocide, Hubert Védrine a martelé que sa décision n’avait “rien à voir avec le génocide” et qu’elle consistait juste à “contrer les attaques”, rappelle Patrick de Saint-Exupéry dans une interview avec le Point Afrique.

Toutes ces informations, affirme la revue “XXI”, ont été obtenues sur la base du témoignage d’un haut fonctionnaire qui a été en contact avec des documents sur le génocide rwandais qui devaient être déclassifiés en 2015 sur proposition de l’ancien chef d‘État français François Hollande.

Mais ces documents sont restés scellés après le constat du haut fonctionnaire qui les a jugés “extrêmement compromettants”, rapporte Patrick de Saint-Exupéry dans son article, conduisant à un rétropédalage du président Hollande.

Si ces informations étaient jusque-là restées secrètes, il souligne toutefois qu’elles ont bouleversé les lignes dans les troupes de l’opération “Turquoise”. Certains soldats auraient en effet évoqué la clause du droit de retrait pour désobéir aux ordres de l‘Élysée.

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