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Togo: l’opposition défie le pouvoir en place avec un rassemblement immense à travers le pays, des milliers de personnes ont manifesté.

Togo: l’opposition défie le pouvoir en place avec un rassemblement immense à travers le pays, des milliers de personnes ont manifesté.

Plusieurs milliers de personnes se sont rassemblées mercredi dans les rues de la capitale togolaise Lomé ainsi que dans d’autres villes du centre et nord du pays, à l’appel de l’opposition pour demander le départ du président Faure Gnassingbé et le retour à la constitution de 1992.

Togo: l’opposition défie le pouvoir en place avec un rassemblement immense à travers le pays, des milliers de personnes ont manifesté.
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Plusieurs milliers de personnes se sont rassemblées mercredi dans les rues de la capitale togolaise Lomé ainsi que dans d’autres villes du centre et nord du pays, à l’appel de l’opposition pour demander le départ du président Faure Gnassingbé et le retour à la constitution de 1992.

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Togo: l'opposition défie le pouvoir en place avec un rassemblement immense à travers le pays, des milliers de personnes ont manifesté.

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Plusieurs milliers de personnes se sont rassemblées mercredi dans les rues de la capitale togolaise Lomé ainsi que dans d’autres villes du centre et nord du pays, à l’appel de l’opposition pour demander le départ du président Faure Gnassingbé et le retour à la constitution de 1992.

Dans la capitale, les manifestants sont partis de trois points de rendez-vous, rendant un décompte des participants difficile, mais selon les observateurs sur place, plusieurs milliers d’entre eux ont répondu à la demande de l’opposition de ne pas lâcher la pression sur le pouvoir après les marches historiques des 6 et 7 septembre, qui avaient rassemblé plus de 100.000 personnes.

Dans la foule se dressaient des pancartes portant les inscriptions: “Faure Must Go” (Faure doit partir, ndlr) ou encore “Libérez mon pays, 50 ans, ça suffit”.

Selon l‘équipe de l’AFP sur place, des gendarmes et des militaires, sur des pick-ups équipés de mitrailleuses lourdes, encadraient la marche. Les communications par messagerie mobile ainsi que l’utilisation de la 3G étaient quasiment impossibles.

“On n’est pas des jihadistes, on n’est pas des rebelles”, se défendait Abdallah, 42 ans, partisan du Parti National Panafricain (PNP) de Tikpi Atchadam, l’un des leaders les plus radicaux du mouvement. “On veut juste la démocratie, on est fatigués.”

Le chef de file du PNP, nouveau parti de l’opposition, a réussi à se construire une forte base populaire, notamment issue du centre et du nord du pays, à majorité musulmane, historiquement attachée au pouvoir en place.

A Sokodé, deuxième ville du pays et bastion du PNP, les marches ont rassemblé plus de 4.000 personnes malgré les fortes pluies, selon plusieurs participants contactés par l’AFP. En août, des manifestations, réprimées par les forces de l’ordre, avaient fait deux morts, déclenchant une vive réaction populaire.

Un peu plus au nord, à Bafilo, les marches ont été dispersées dès leur départ. Des rumeurs de violences ont envahi les réseaux sociaux et un observateur d’une association locale des droits de l’Homme (proche de l’opposition) fait état de quatre blessés par des balles en caoutchouc.

L’opposition a prévu deux nouveaux jours de manifestations mercredi et jeudi, après avoir boycotté le vote du parlement sur le projet de révision constitutionnelle, prévoyant notamment de limiter à deux le nombre de mandats présidentiels, mais de manière non rétroactive.

Le gouvernement avait tenté d’apaiser la crise socio-politique en proposant une révision de la Constitution, et notamment de limiter à deux le nombre de mandats présidentiels, mais les députés de l’opposition ont boycotté le vote en bloc mardi à l’Assemblée nationale, dénonçant un “simulacre de plénière” par la voix de son porte-parole Eric Dupuy.

L’opposition refuse le texte en l‘état, qui n’applique pas la rétroactivité de la mesure, et qui permettrait au président Faure Gnassingbé, hériter d’une famille au pouvoir au Togo depuis 50 ans et lui-même à la tête du pays depuis 2005, de se représenter en 2020 et en 2025.

– ‘referendum dans la rue’ –

N’ayant pas obtenu la majorité des voix nécessaires au Parlement, le projet de révision sera proposé au peuple togolais par referendum “dans les prochains mois”, selon un membre du gouvernement.

“Là où on nous en sommes, nous ne voulons pas de referendum, nous sommes en train de faire notre référendum dans la rue déjà”, expliquait Alex, jeune manifestant de Lomé.

Le gouvernement togolais, qui dénonce un “coup d’Etat” de la rue, par la voix de son ministre de l’Information, Guy Lorenzo, a mis en garde l’opposition contre la présence de “personnes de nationalités étrangères, en vue de participer à des actes de violences” lors des marches, et lui a demandé de “faire preuve de retenue et de responsabilité”.

Le parti présidentiel, l’Union pour la République (UNIR), qui avait appelé ses militants à témoigner leur soutien à Faure Gnassingbé les mêmes jours que les manifestations de l’opposition, a réuni un millier de personnes mercredi matin.

“Ça nous fait plaisir d‘être là, c’est notre parti”, a déclaré à l’AFP Georgia, militante de 34 ans. “Nous, on est pacifiques”.

Justin, un jeune manifestant de l’UNIR a toutefois confié à l’AFP avoir reçu 5.000 francs CFA(7,50 euros) pour participer à ce rassemblement, devant l’approbation de ses camarades. La moitié des Togolais vivent sous le seuil de pauvreté (PNUD).

Le président Gnassingbé a succédé en 2005 à son père, Gnassingbé Eyadéma, qui est resté près de 40 ans au pouvoir, avec l’appui de l’armée et en modifiant la Constitution. De violentes manifestations et une féroce répression avaient suivi. Il a été réélu en 2010 et en 2015, lors de scrutins très contestés.

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