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Burundi : Au moins dix assassinats en une semaine (ONG)

Burundi : Au moins dix assassinats en une semaine (ONG)

De décembre 2015 jusqu’au 3 décembre 2017, au moins 465 cas de disparitions forcées sont parvenues à la ligue des droits de l’homme, Iteka

Burundi : Au moins dix assassinats en une semaine (ONG)
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De décembre 2015 jusqu'au 3 décembre 2017, au moins 465 cas de disparitions forcées sont parvenues à la ligue des droits de l'homme, Iteka

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Burundi : Au moins dix assassinats en une semaine (ONG)

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De décembre 2015 jusqu’au 3 décembre 2017, au moins 465 cas de disparitions forcées sont parvenues à la ligue des droits de l’homme, Iteka

Au moins dix personnes ont été assassinées durant la semaine dernière et quatre cadavres découverts dans différents coins du pays, a fait savoir un nouveau rapport de la Ligue burundaise des droits de l’homme, Iteka, rendu public, mardi, et dont Anadolu a reçu une copie.

La Ligue indique, dans ce document, que cinq cas de torture et neuf arrestations arbitraires ont été répertoriés durant la même période.

«De décembre 2015 au 3 décembre 2017, au moins 465 cas de disparitions forcées sont parvenues à la Ligue Iteka», ajoute la même source.

Elle précise que les victimes sont, majoritairement des membres de partis de l’opposition, des militaires à la retraite surtout de l’ethnie Tutsi (minoritaire), des jeunes qui ont été actifs durant les contestations contre le 3ème mandat de Pierre Nkurunziza, ainsi que des membres du parti au pouvoir qui ont osé dénoncer les violations des droits de l’homme.

S’agissant des auteurs présumés de ces violations, l’Iteka cite notamment certains policiers et militaires, des agents du service national de renseignement (SNR) ainsi que les jeunes affiliés au parti présidentiel.

L’Iteka, est membre de l’Union interafricaine des droits de l’homme et des peuples (UIDH) et est affiliée à la Fédération internationale des ligues des droits de l’homme (FIDH).

Le gouvernement du Burundi n’a pas encore réagi à ce nouveau rapport et il s’est définitivement retiré de la CPI, le 27 octobre dernier.

Le Burundi a plongé dans une grave crise, émaillée de violences, depuis le dépôt de la candidature du président Pierre Nkurunziza en avril 2015 pour un troisième mandat qu’il a obtenu en juillet de la même année, en violation de la Constitution et de l’accord d’Arusha qui a mis fin à la guerre civile de 1993-2006, selon l’opposition, la société civile et une partie de son propre camp.

Ces violences ont fait plus d’un millier de morts et poussé plus 400.000 personnes à fuir le pays, selon le rapport du haut-commissariat des Nations-Unies pour les réfugiés (HCR) publié le 23 novembre 2017. AA

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