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La Sainte mère église doit-elle rester indifférente par rapport à la barbarie du Régime de Kabila ? les catholiques et l’Occident durcissent le ton

La Sainte mère église doit-elle rester indifférente par rapport à la barbarie du Régime de Kabila ? les catholiques et l’Occident durcissent le ton

L’église doit-elle se mêler de politique ? Une question d’actualité sur l’influence de l’église dans les politiques mondiales où les répressions sont légion. Lorsque la communauté internationale est incapable de réagir sur les exactions perpétrées dans un pays quelconque, il est du devoir de l’église qui souvent se trouve au milieu du village devrait exercer son autorité morale afin de rétablir l’ordre qui a été bafoué.

La Sainte mère église doit-elle rester indifférente par rapport à la barbarie du Régime de Kabila ? les catholiques et l’Occident durcissent le ton
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L'église doit-elle se mêler de politique ? Une question d'actualité sur l'influence de l'église dans les politiques mondiales où les répressions sont légion. Lorsque la communauté internationale est incapable de réagir sur les exactions perpétrées dans un pays quelconque, il est du devoir de l'église qui souvent se trouve au milieu du village devrait exercer son autorité morale afin de rétablir l'ordre qui a été bafoué.

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La Sainte mère église doit-elle rester indifférente par rapport à la barbarie du Régime de Kabila ? les catholiques et l'Occident durcissent le ton

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L’église doit-elle se mêler de politique ? Une question d’actualité sur l’influence de l’église dans les politiques mondiales où les répressions sont légion. Lorsque la communauté internationale est incapable de réagir sur les exactions perpétrées dans un pays quelconque, il est du devoir de l’église qui souvent se trouve au milieu du village devrait exercer son autorité morale afin de rétablir l’ordre qui a été bafoué.

Le christianisme ne peut pas se désintéresser de l’humanité. L’encyclique Laudato Si du pape François en est une preuve récente et éclatante. L’histoire, depuis la Résurrection du Christ, a comme sens de préparer dès maintenant dans l’humanité le Royaume qui n’est pas de ce monde. L’engagement du chrétien dans l’histoire, dans la politique est absolument nécessaire (cf. Emmanuel Mounier). 
Emmanuel Mounier, qui demeure le grand penseur, souligne la dualité du chrétien : être pleinement homme dans son temps et être en même temps « enfoncé dans la tradition et la vie de l’Église ». C’est la condition pour que le chrétien ne soit ni « une moitié de chrétien », ni « une moitié d’homme ».
Il est légitime que les religions, qui proposent de « grandes options ultimes », se préoccupent de la vie des hommes sous tous ses aspects : culturels, moraux, sociaux, économiques.
Les Nations unies et les pays occidentaux ont durci le ton envers Kinshasa après la répression sanglante dimanche de marches antiprésident Kabila organisées à l’initiative de catholiques qui demandent aux Congolais de rester mobilisés et même “inébranlables”.
D’aucuns disent dans un affrontement et absurdité absolue  que l’église doit défendre certaines grandes options ultimes : elle peut et doit participer au débat dans la sphère publique au même titre que d’autres religions et d’autres philosophies. Mais cette intervention légitime pervertit son sens dès lors qu’elle se transporte sur le terrain du combat politique pour ou contre le pouvoir, ce qui est l’affaire des partis en démocratie.
La bible en est elle même, un outil politique qui régit toute une nation au regard des événement qui sont liés à l’application de ladite bible dans plusieurs conflits politique. Nous ne devions pas se voiler la face en disant que l’église doit rester au milieu du village, étrangère aux exactions, aux violations manifestes et caractérisées des droits de l’homme. Elle perdra intrinsèquement toute sa substance son essence sacerdotale et son dogmatique…
Le rôle du Cardinal Monsengwo s’inscrivait dans cette dynamique, dans le souci d’apaisement. Il soutiendra avec la Conférence Episcopale Nationale du Congo  (Cenco), la résolution sur la crise qui minait et divisait la RDC, en signant l’accord de Saint-Sylvestre quoique contesté par une certaine classes politique et opposants radicaux, diaspora congolaise y compris.  A lumière du non respect de cet accord, l’église dans son plein droit, devrait rectifier le tir et jouer le garant des institutions à l’absence d’un consensus national et le non respect d’un accord qui devrait ramener le pays vers une paix souhaitée par tous.

Intervention des chrétiens dans l’espace public et laïcité

Sur cette question, on éviterait bien des malentendus si l’on distinguait deux plans qui identifient deux grandes modalités d’engagement. Le premier concerne l’inscription de l’Église comme institution ou l’expression comme chrétienne de telle ou telle communauté dans l’espace public. Le second concerne la liberté du chrétien de s’engager dans les partis politiques, dans des mouvements qui réunissent des citoyens en tant que citoyens soucieux de peser sur le devenir politique et social de la République.

Sur le premier plan, l’Église catholique, comme les autres confessions et les autres options philosophiques, a la liberté d’expression définie par la laïcité et les règles démocratiques. La société en elle-même n’est pas régie par la neutralité laïque. Les chrétiens, individuellement ou collectivement, comme institution, s’expriment et expriment leur foi.

Les chrétiens comme communauté globale n’ont pas à s’engager dans des combats électoraux comme s’ils étaient des partis. C’est la neutralité de l’État laïc qui impose cela pour sa survie. Pour le second plan, on voit s’articuler dans la conscience du croyant l’exigence d’intervention dans la cité et sa vie spirituelle. Il vit la coprésence spirituelle/temporelle et en même temps la distinction.

 
Deux jours après avoir fait état de six morts dans les violences à Kinshasa, les Nations unies enquêtaient toujours mardi sur plusieurs autres possibles victimes des forces de sécurité. Les autorités parlent de deux morts.
 
Les Nations unies ont révélé mardi qu’un de leurs observateurs des droits de l’homme à Kinshasa avait été blessé après avoir été frappé à “coups de pieds et de poings par les forces de sécurité”.
 
“La police militaire a également tiré des gaz lacrymogènes vers au moins trois patrouilles des Nations unies”, a fait savoir le Haut-commissariat aux droits de l’homme à Genève.
 
L’usage d’une force disproportionnée et la coupure des services internet et SMS violent les assurances que nous avions reçues de la présidence congolaise
La Mission des Nations unies en République démocratique du Congo (Monusco) “est en train de discuter de cet incident avec les autorités”, selon le Haut-commissariat.
Les autorités congolaises n’auraient pas apprécié le déploiement à Kinshasa de 100 à 200 Casques bleus et d’une cinquantaine d’observateurs, pour protéger les civils et relever d‘éventuelles violences. Elles n’auraient pas davantage apprécié l’annonce en temps réel du bilan des morts par la Monusco.
 
Membres permanents du Conseil de sécurité, les Etats-Unis et la Grande-Bretagne se sont déclarés “consternés par la violence perpétrée par les forces de sécurité”, dans un communiqué conjoint de leurs ambassades. “L’usage d’une force disproportionnée” et “la coupure des services internet et SMS violent les assurances que nous avions reçues de la présidence congolaise”, selon le texte.
 
“Ces actions du gouvernement entravent le processus démocratique”, ont conclu Londres et Washigton.
 
Autre membre permanent du Conseil de sécurité, la France avait la première “condamné” dès lundi “les violences commises par les forces de sécurité”. Paris était soupçonné par les opposants congolais d‘être plus indulgent envers Kinshasa que la Belgique, ex-puissance coloniale.
 
Ces violences et ces condamnations interviennent alors qu’une mission conjointe américaine, britannique et française se trouve en RDC pour préparer une nouvelle résolution des Nations unies d’ici au mois de mars, ont indiqué à l’AFP des sources diplomatiques.
 
Cette résolution déterminera le nouveau mandat annuel de la Monusco, alors que les autorité congolaises ont annoncé un calendrier supposé déboucher sur des élections le 23 décembre.
 

‘Prison à ciel ouvert’ 

 
“Il n’y aura plus de répit pour la dictature”: les organisateurs des marches – un “comité laïc de coordination” proche de l’Eglise – ont demandé mardi “au peuple de Dieu de rester mobilisé pour répondre à son prochain appel”.
 
“Restons inébranlable” a lancé l’archevêque de Kinshasa, le cardinal Laurent Monsengwo, en condamnant les violences des forces de l’ordre “plus armées que sur un champ de bataille”.
 
“Sommes-nous devenus une prison à ciel ouvert?”, s’est-il interrogé en déplorant les morts et les blessés dans ces marches dispersées à la sortie de la messe dans plusieurs paroisses sur les quelque 160 de la capitale (13, d’après la nonciature apostolique).
 
Le cardinal Monsengwo, un proche du pape François, est la cible des critiques des pro-Kabila, lesquels rappellent qu’il n’incarne pas à lui tout seul les positions de l‘épiscopat.
 
Le porte-parole de la Majorité présidentielle, André-Alain Atundu, affirme que le président de la conférence épiscopale, l’archevêque de Kisangani, Marcel Utembi, “dénie toute responsabilité de l‘épiscopat dans l’organisation de la marche du 21 janvier”.
 
Le conseil des ministres a appelé lundi les membres des confessions religieuses à “ne pas se compromettre dans les activités politiques susceptibles par ailleurs de générer le chaos en République démocratique du Congo”.
 
La ministre congolaise des Droits humains a souhaité que les violences policières “soient punies” dans un entretien diffusé mardi par Radio France internationale (RFI). Marie-Ange Mushobekwa a déclaré “ne pas comprendre comment les forces de l’ordre décident d’ouvrir le feu”, interrogée sur les tirs en rafale qui ont tué une jeune femme devant une église, selon des témoignages concordants.
 
Le gouvernement a pourtant, lui, salué le “comportement professionnel de la police” en dénonçant la présence de “casseurs” parmi les manifestants.
Roger BONGOS

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