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Après le depart de R. Mugabe, les fermiers blancs veulent récupérer leurs terres confisquées, le gouvernement dit non…

Après le depart de R. Mugabe, les fermiers blancs veulent récupérer leurs terres confisquées, le gouvernement dit non…

Le gouvernement zimbabwéen ne rendra pas aux fermiers blancs les terres qui leur ont été confisquées dans le cadre d’une réforme agraire controversée de l’ancien président Robert Mugabe, a prévenu samedi le nouveau chef de l’Etat Emmerson Mnangagwa.

Après le depart de R. Mugabe, les fermiers blancs veulent récupérer leurs terres confisquées, le gouvernement dit non…
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Le gouvernement zimbabwéen ne rendra pas aux fermiers blancs les terres qui leur ont été confisquées dans le cadre d’une réforme agraire controversée de l’ancien président Robert Mugabe, a prévenu samedi le nouveau chef de l’Etat Emmerson Mnangagwa.

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Après le depart de R. Mugabe, les fermiers blancs veulent récupérer leurs terres confisquées, le gouvernement dit non...

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Le gouvernement zimbabwéen ne rendra pas aux fermiers blancs les terres qui leur ont été confisquées dans le cadre d’une réforme agraire controversée de l’ancien président Robert Mugabe, a prévenu samedi le nouveau chef de l’Etat Emmerson Mnangagwa.

“Il y a des journalistes qui écrivent que le nouveau régime veut que les fermes soient retournées aux Blancs, cela ne se produira pas”, a déclaré M. Mnangagwa lors d’un discours dans la circonscription de Chirumhanzu-Zibagwe (centre), retransmis en direct à la télévision nationale.

“La réforme agraire est irréversible”, a assuré le nouveau président, reprenant les propos de son discours d’inauguration en novembre.

“Notre terre doit être productive. Nous devons mécaniser et moderniser notre agriculture”, a-t-il ajouté.

Des milliers de fermiers blancs ont été expulsés manu militari de leurs terres au début des années 2000 au profit de fermiers noirs, sur ordre du gouvernement de Robert Mugabe alors au pouvoir.

Cette initiative avait pour objectif affiché de corriger les inégalités héritées de la colonisation britannique.

Mais, mal organisé, ce remembrement s’est fait au profit de proches du régime et de fermiers sans équipement ni formation, provoquant un effondrement brutal de la production. Cette réforme a plongé toute l‘économie du pays dans une crise catastrophique dont il ne s’est toujours pas remis.

M. Mnangagwa, qui a succédé à M. Mugabe en novembre à la suite d’un coup de force militaire, s’est engagé à relancer l‘économie.

En décembre, son gouvernement a ordonné l‘évacuation des fermes occupées illégalement et la restitution, hautement symbolique, de terres confisquées à un fermier blanc, Robert Smart.

Fin janvier, il a également décidé d‘étendre de 5 à 99 ans la durée du bail des fermiers blancs épargnés par la réforme agraire.

M. Mnangagwa a par ailleurs annoncé samedi que les élections générales, prévues cette année, seront organisées “vers le mois de juillet”.

Le candidat à la présidentielle du parti de la Zanu-PF (au pouvoir depuis l’indépendance en 1980) a de nouveau insisté sur la tenue d’“élections pacifiques”.

Les précédentes élections organisées sous le régime Mugabe avaient été entachées de violences.

M. Mnangagwa a rappelé samedi que sa “priorité numéro 1” était de “ressusciter” l‘économie.

“Notre économie est à la peine. Le chômage est élevé (…), beaucoup de gens ne sont pas en mesure d’acheter des produits de base pour leur famille, et nos infrastructures datent”, a-t-il constaté.

Le taux de chômage au Zimbabwe est de l’ordre de 90%.

AFP

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