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Côte d’Ivoire – “Africa CEO Forum” : Sous le signe de la transformation

Côte d’Ivoire – “Africa CEO Forum” : Sous le signe de la transformation

La capitale économique ivoirienne, Abidjan, abrite lundi et mardi, la sixième édition du “Africa CEO forum”, qui s’est ouverte en présence des présidents ivoirien, Alassane Ouattara, zimbabwéen Emerson Mnangagua et Ghanéen Nana Akufo-Addo. 

Côte d’Ivoire – “Africa CEO Forum” : Sous le signe de la transformation
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La capitale économique ivoirienne, Abidjan, abrite lundi et mardi, la sixième édition du "Africa CEO forum", qui s’est ouverte en présence des présidents ivoirien, Alassane Ouattara, zimbabwéen Emerson Mnangagua et Ghanéen Nana Akufo-Addo. 

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Côte d’Ivoire – "Africa CEO Forum" : Sous le signe de la transformation

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1600 participants, représentant 60 pays dont 43 africains, prennent part à ce forum

La capitale économique ivoirienne, Abidjan, abrite lundi et mardi, la sixième édition du “Africa CEO forum”, qui s’est ouverte en présence des présidents ivoirien, Alassane Ouattara, zimbabwéen Emerson Mnangagua et Ghanéen Nana Akufo-Addo.

Placé sur le thème «Champions africains : l’heure de la transformation», ce grand rendez-vous du secteur privé africain, a mobilisé quelques 1600 participants, chefs d’entreprises, industriels, acteurs de la finance et de l’assurance, issus de 60 pays dont 43 africains qui pèsent 98% du PIB du continent, ainsi que des ministres d’une vingtaine de pays.

Ensemble, ils partageront leurs savoir et expériences acquises sur le terrain, pour libérer le potentiel de l’Afrique, et corriger les faiblesses des économies africaines, dont la croissance moyenne a augmenté de 2,2 % en 2016 à 3,6 % en 2017 et devrait s’accélérer pour s’élever à 4,1% en 2018 et 2019.

Pour libérer ce potentiel, le président Alassane Ouattara, a dans son discours d’ouverture, estimé que le secteur privé «doit être le moteur de la croissance en Afrique, pour ouvrir plus d’opportunités à la jeunesse et aux entreprises».

Pour cela, a-t-il insisté, des actions doivent être menées à la fois par les gouvernements et par le secteur privé.

Ouattara a listé quatre défis prioritaires. Au premier rang de ces défis figure «la nécessité de la production et la diversification des économies africaines et l’amélioration du climat d’affaires pour attirer le secteur privé».

Le second défi porte sur l’économie numérique. Ce défi, selon le président Ouattara, «deviendra indéniablement l’un des moteurs de la croissance africaine et l’amélioration de la gouvernance». Sur ce point, Ouattara a rappelé que «la Côte d’Ivoire a atteint 17 millions d’abonnés à l’Internet en 2017, contre seulement 200.000 en 2011».

Le troisième défi, c’est «la réduction du gap en infrastructures, et la mobilisation des ressources pour le financement des infrastructures (…) qui doit se faire à partir de l’épargne intérieur mais également par les investissements directs étrangers», a-t-il dit.

Quant au quatrième défi, c’est l’intégration régionale et l’éducation de la jeunesse.

Pour le secteur privé, le président Ouattara a énuméré trois défis. Au premier rang, le président Ouattara a proposé «l’amélioration de la productivité» et la «performance», «parce qu’il y a des opportunités intéressantes».

«Deuxièmement, Ouattara a invité le secteur privé à «mettre l’accent sur l’innovation technologique, comme dans les économies émergentes en Asie ». Enfin, il a conseillé le secteur privé à «avoir des relations de confiance en travaillant avec le gouvernement pour trouver des solutions qui entrave les capacités du secteur privé à produire, à exporter».

«Le continent africain a tout ce qu’il faut pour se développer très rapidement (…) en 2017, notre continent compte 4 des 10 économies les plus dynamiques au monde», a –t-il également poursuivi, soulignant que «d’ici 2025, il existe 5600 milliards de dollars d’opportunités d’affaires».

Le président zimbabwéen Emerson Mnangagua a, de son côté, présenté le potentiel économique de son pays à la communauté des investisseurs internationaux et chefs d’entreprises et partagé sa vision pour la relance économique du Zimbabwe.

Il a en outre lancé un appel à la communauté des hommes d’affaire à venir investir dans son pays, désormais «ouvert» suite à la transition politique.

Quant au président Ghanéen, Nana Akufo-Addo, il a rappelé que l’économie ghanéenne a connu une croissance de «7.9 % en 2017 et devrait 8.3 % avant 2018».

«Au Ghana, mon gouvernement construit l’économie la plus favorable aux affaires», a-t-il souligné insistant par ailleurs sur la volonté de son gouvernement de faire du Ghana, un pays qui ne dépend plus des aides et autres actions de bienfaisance extérieures, grâce à plus d’investissement.

A noter qu’au cours de ce forum, plusieurs sous-thématiques seront abordées, dont la «révolutions digitales», le «gaz, une opportunité à 2000 milliards de dollars» et «l’infrastructures».

En marge de l’Africa Ceo forum, les dix pays africains participant à l’initiative “Compact avec l’Afrique du G20”, auront l’occasion de présenter les opportunités d’affaires dans leurs pays respectifs aux investisseurs venus remarquablement nombreux à ce forum.

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