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A Barcelone, un carnage islamiste évité de justesse: plus de 100 bonbonnes de gaz retrouvées

A Barcelone, un carnage islamiste évité de justesse: plus de 100 bonbonnes de gaz retrouvées

La police catalane a confirmé dimanche avoir retrouvé « plus de 100 » bonbonnes de gaz dans la résidence qui aurait servi de base d’opération à la cellule terroriste responsable de l’attentat de Barcelone.
Celles-ci étaient destinées à commettre « un ou plusieurs attentats dans la ville de Barcelone », a ajouté la police.

A Barcelone, un carnage islamiste évité de justesse: plus de 100 bonbonnes de gaz retrouvées
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La police catalane a confirmé dimanche avoir retrouvé « plus de 100 » bonbonnes de gaz dans la résidence qui aurait servi de base d'opération à la cellule terroriste responsable de l'attentat de Barcelone. Celles-ci étaient destinées à commettre « un ou plusieurs attentats dans la ville de Barcelone », a ajouté la police.

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A Barcelone, un carnage islamiste évité de justesse: plus de 100 bonbonnes de gaz retrouvées

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La police catalane a confirmé dimanche avoir retrouvé « plus de 100 » bonbonnes de gaz dans la résidence qui aurait servi de base d’opération à la cellule terroriste responsable de l’attentat de Barcelone.

Celles-ci étaient destinées à commettre « un ou plusieurs attentats dans la ville de Barcelone », a ajouté la police.

Les autorités ont aussi avoué ignorer si le fuyard Younes Abouyaaqoub, identifié par des médias espagnols comme le conducteur de la fourgonnette, se trouve encore en Espagne.

« Si je savais qu’il est en Espagne et où, nous irions le chercher. Nous ne savons pas où il est », a affirmé Josep Lluis Trapero, major des Mossos d’Esquadra, la force policière catalane. Il n’a pas voulu se prononcer sur la dangerosité de l’homme de 22 ans, mais a souligné que « la capacité d’action de cette cellule a été neutralisée ».

Trois jours après l’attaque terroriste, le major Trapero faisait le point sur l’enquête policière aux côtés du président de la Catalogne, Carles Puigdemont, et de son ministre de l’Intérieur.

Ils ont confirmé que selon l’hypothèse privilégiée par la police, la cellule terroriste était bien constituée de 12 hommes et concentrée à Ripoll, une petite ville des Pyrénées, à 100 kilomètres au nord de Barcelone.

« Aucun des membres de la cellule n’avait des antécédents en matière de terrorisme et nous n’avions aucun renseignement concernant leur inclinaison pour le terrorisme », a indiqué le major Trapero.

Il a toutefois confirmé que l’imam de Ripoll Abdelbaki es Satty, décrit par les médias espagnols comme le leader du groupe, avait été en contact avec un individu visé par une enquête antiterroriste il y a une dizaine d’années.

Tel que révélé précédemment, la cellule n’aurait perpétré des attaques aux véhicules-béliers qu’une fois leur plan initial rendu caduc par l’explosion accidentelle de leurs réserves d’explosifs.

Barcelone se recueille 

Quelque 2000 personnes se sont recueillies dimanche à la Sagrada Familia, la basilique emblématique de Barcelone, pour un hommage aux victimes des attentats sanglants en Catalogne, alors que les policiers continuaient à traquer un suspect, multipliant les barrages jusqu’à la frontière française.

 

« Ces journées ont été des jours de larmes, de beaucoup de larmes, mais surtout de grande humanité », a dit l’évêque, Sebastià Taltavull, l’un des prélats qui officiait la cérémonie de plus d’une heure.

Dans l’assistance, le roi d’Espagne Felipe VI et Letizia, installés au côté du président du Portugal, écoutaient gravement les religieux.

Toute la classe politique espagnole assistait à la cérémonie, à commencer par le chef du gouvernement conservateur Mariano Rajoy, assis, protocole oblige, à côté du président de la Catalogne Carles Puigdemont avec qui les différends se multiplient depuis des mois autour de ses projets indépendantistes.

Tous avaient le visage fermé, tandis que dans l’assistance, des badauds prenaient des photos avec leur téléphone, peu sensibles à la douleur de proches qui plongaient le visage dans leurs mains.

À l’extérieur la cérémonie avait aussi attiré plusieurs centaines de personnes, sous le regard des tireurs d’élite postés sur les toits environnants.

« Les Ramblas représentent quelque chose de très fort pour nous, nous nous y promenons souvent. Ca aurait pu m’arriver à moi, à mes enfants, à n’importe qui », confiait à l’AFP TV, en sanglots, Teresa Rodriguez, Barcelonaise depuis près de 50 ans.

Des policiers lourdement armés veillaient aussi à la sécurité aux abords de la basilique.

– Avec Agence France-Presse

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