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Afrique du Sud : avec un débat sur le changement de nom du pays, une partie de l’ANC veut jouer la carte nationaliste noire

Afrique du Sud : avec un débat sur le changement de nom du pays, une partie de l’ANC veut jouer la carte nationaliste noire

Nathi Mthethwa, ministre sud-africain de la Culture milite pour changer le nom de la Nation arc-en-ciel. Selon lui, le nom « Afrique du Sud » est un héritage des colons britanniques qui nécessite d’être africanisé, comme la Rhodésie devenue le Zimbabwe, ou l’Afrique Orientale Portugaise devenue le Mozambique.

Afrique du Sud : avec un débat sur le changement de nom du pays, une partie de l’ANC veut jouer la carte nationaliste noire
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Nathi Mthethwa, ministre sud-africain de la Culture milite pour changer le nom de la Nation arc-en-ciel. Selon lui, le nom « Afrique du Sud » est un héritage des colons britanniques qui nécessite d’être africanisé, comme la Rhodésie devenue le Zimbabwe, ou l’Afrique Orientale Portugaise devenue le Mozambique.

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Afrique du Sud : avec un débat sur le changement de nom du pays, une partie de l’ANC veut jouer la carte nationaliste noire

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Nathi Mthethwa, ministre sud-africain de la Culture milite pour changer le nom de la Nation arc-en-ciel. Selon lui, le nom « Afrique du Sud » est un héritage des colons britanniques qui nécessite d’être africanisé, comme la Rhodésie devenue le Zimbabwe, ou l’Afrique Orientale Portugaise devenue le Mozambique.

Themba Godi, président de la Convention des peuples africains qui propose le nom de Republic of Azania semble mobiliser de nombreux partisans.

D’origine grecque, le nom d’Azania a désigné, au fil des époques, diverses régions de l’est et du sud de l’Afrique. Mais en Afrique du Sud, l’Azania fait essentiellement référence à un mouvement nationaliste noir porté autrefois par deux partis, l’Azanian People’s Organisation(Azapo) et le Pan-Africanist Congress of Azania (PAC), qui revendiquaient pour le pays post-apartheid, le nom de Pan-Africanist Republic of Azania. 

A l’approche de la fin de mandat de Jacob Zuma, une partie de l’ANC tente ainsi de raviver la fibre nationaliste noire.

L’Alliance Démocratique, souvent accusée de « parti des Blancs », ne s’oppose pas frontalement à ce projet, mais objecte que ce changement de nom impliquerait un coût considérable, alors que le pays traverse une quasi-récession économique.

Avec un débat déjà lancé sur la nécessité d’une redistibution des terres agricoles aux Noirs, ce nouveau sujet très clivant annonce le ton d’une campagne électorale de 2019 qui pourrait profondément diviser la société sud-africaine.

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