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L’avancée fulgurante du régime syrien face aux rebelles. L’armée régulière contrôle désormais 75% de la partie orientale d’Alep

L’avancée fulgurante du régime syrien face aux rebelles. L’armée régulière contrôle désormais 75% de la partie orientale d’Alep

L’avancée fulgurante du régime syrien face aux rebelles. L’armée régulière contrôle désormais 75% de la partie orientale d’Alep
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L'armée syrienne et ses alliés ont progressé rapidement mardi dans la partie orientale d'Alep dont ils contrôlent désormais la majeure partie, poussant des rebelles dépassés dans leurs derniers retranchements

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Alep-Est Avancée fulgurante du régime syrien face aux rebelles

L’armée syrienne et ses alliés ont progressé rapidement mardi dans la partie orientale d’Alep dont ils contrôlent désormais la majeure partie, poussant des rebelles dépassés dans leurs derniers retranchements.

Alors que les forces prorégime avancent inexorablement à Alep-Est, principal front du conflit, Moscou et Washington s’accusent mutuellement de bloquer toute tentative pour mettre fin aux violences qui ont fait des centaines de morts et poussé quelque 50 000 habitants.

Face à l’impuissance de la communauté internationale, la chancelière allemande Angela Merkel a dénoncé comme une «honte» l’incapacité du monde de venir en aide aux habitants d’Alep et pointé du doigt la responsabilité du régime syrien et de ses soutiens russe et iranien.

Pour accentuer la pression sur les rebelles, le régime et l’allié russe ont multiplié depuis samedi les raids aériens sur leurs fiefs dans la province d’Idleb, voisine d’Alep, où 25 civils ont péri mardi, selon l’Observatoire syrien des droits de l’Homme (OSDH).

Trois semaines après le début de leur offensive dévastatrice pour reconquérir la totalité de la ville septentrionale d’Alep, les troupes prorégime, appuyées au sol par des combattants venus d’Iran et du Liban et par l’armée de l’air, ont réussi à s’emparer d’une dizaine de quartiers rebelles ces derniers jours.

Mardi, elles ont repris l’important quartier de Chaar, et cinq autres districts tous situés dans la partie centrale d’Alep-Est, a indiqué l’OSDH.

Chaar est «le quartier résidentiel le plus important au coeur d’Alep-Est» et avec sa perte, «les rebelles sont acculés dans la partie sud et le régime peut accentuer la guerre d’usure» contre eux, a indiqué à l’AFP le directeur de l’OSDH, Rami Abdel Rahmane.

Submergés par la puissance de feu du régime qui progresse à coups de raids aériens, de barils d’explosifs et de tirs d’obus incessants, les insurgés sont désormais cantonnés dans le secteur méridional d’Alep-Est, avec des milliers de familles prises au piège.

Le régime contrôle désormais 75% de la partie orientale d’Alep tenue par les rebelles pendant quatre ans, les quartiers ouest étant restés aux mains du régime en 2012.

Une reprise totale d’Alep, deuxième ville du pays, représenterait la plus grande victoire du régime dans le conflit, qui a fait plus de 300 000 morts depuis mars 2011.

Principale alliée du régime de Bachar al-Assad auquel elle fournit un soutien militaire, la Russie a annoncé des discussions cette semaine avec les États-Unis pour envisager l’évacuation des milliers de rebelles d’Alep-Est.

Mais la tenue d’une telle réunion a été annulée.

Imputant l’annulation de la rencontre à Washington, le chef de la diplomatie russe Sergueï Lavrov a accusé les États-Unis de refuser un «dialogue» sérieux, en particulier concernant le sort des rebelles syriens, afin de leur permettre de «gagner du temps».

Ce à quoi son homologue américain John Kerry, dont le pays soutient les opposants à M. Assad, a opposé un démenti. «Je ne suis pas au courant du moindre refus précis ou de ce qu’est ce nouveau plan» pour Alep.

La diplomatie américaine n’a jamais confirmé cette réunion, mais lundi, John Kerry a évoqué une nouvelle entrevue avec Sergueï Lavrov mercredi ou jeudi à Hambourg, en marge des réunions de l’Organisation pour la Sécurité et la Coopération en Europe (OSCE).

La Russie a mis lundi son veto à une résolution demandant une trêve d’au moins sept jours à Alep. C’est la sixième fois que Moscou bloque une résolution du Conseil sur la Syrie depuis le début du conflit en mars 2011.

Fort de sa fulgurante progression, le régime syrien a exclu tout cessez-le-feu à Alep-Est «ne prévoyant pas la sortie de tous les terroristes» de la ville.

Les principaux groupes rebelles ont refusé de quitter la partie orientale de la ville, dont la perte constituerait pour eux la pire défaite depuis le début de la guerre.

Ils ne contrôleraient alors plus que la province d’Idleb (nord-ouest), voisine de celle d’Alep, et quelques poches près de Damas et dans le sud du pays.

Le nombre de rebelles tués depuis le début de la dernière offensive du régime le 15 novembre est inconnu. Mais au moins 341 civils ont été tués, dont 44 enfants, selon l’OSDH.

En outre, 81 personnes, dont 31 enfants, ont péri côté ouest prorégime à Alep après des tirs rebelles.

Des bombardements, notamment de l’aviation russe, et des combats se poursuivent dans la province d’Idleb, où 25 civils, dont des enfants, ont été tués mardi dans de nouveaux raids aériens probablement russes, selon l’OSDH.

En riposte, 10 personnes dont cinq civils ont été tués par des tirs rebelles dans les villages prorégime de Foua et Kafraya dans la même province, a précisé l’OSDH.

Moscou a annoncé en novembre une opération militaire «majeure» russe contre la province d’Idleb, mais dément régulièrement la mort de civils dans ses raids. AFP

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