laredaction@afriqueredaction.com
journaliste-editorialiste@afriqueredaction.com
rogerbongos@afriqueredaction.com
Standard rédaction " Afrique Rédaction " Tél. : 00 33 7 62 08 18 18
laredaction@afriqueredaction.com
journaliste-editorialiste@afriqueredaction.com
rogerbongos@afriqueredaction.com
Standard rédaction " Afrique Rédaction " Tél. : 00 33 7 62 08 18 18
Dans presque toutes les communes de la capitale, le phénomène bat son plein. Outre la bière dont le degré d’alcool est connu (5 %) et indiqué sur l’étiquette de la
bouteille, certaines boissons alcoolisées circulent librement et se consomment du matin au soir. Ces boissons sont exposées le long des artères principales, vendues et consommées au vu et au su
des autorités et des agents de l’ordre.
La consommation désordonnée et ininterrompue des alcools forts a de conséquences néfastes, tant pour les consommateurs eux-mêmes que pour la communauté. En effet, le consommateur met sa santé en
péril, car dit-on, tout excès nuit. Affaibli, le consommateur n’a plus le courage et la force pour travailler. Devenu alcoolique, il perd sa dignité, même devant ses propres enfants à cause de
son comportement irresponsable. Il est souvent colérique et parfois même manque d’appétit. Il ne peut, en aucun cas, se passer de l’alcool. Par ailleurs, le consommateur des alcools forts, comme
c’est le cas de nos jeunes, parvient à s’associer à d’autres alcooliques pour créer un gang de malfaiteurs. C’est ainsi que l’on constate que les « kuluna » se créent un peu partout, malgré les
sanctions brandies par le gouvernement central. Ces jeunes n’ont pas peur de l’Etat. Ils se croient plus forts et plus organisés que l’armée et la police réunies.
On comprend bien le sort de la communauté et du pays tout entier si l’on laissait ainsi nos enfants continuer à s’adonner à la consommation des boissons indigènes et autres importées sans
discipline. La communauté est ainsi victime de sa jeunesse qui, par manque d’encadrement efficace, risque de la détruire et de se détruire aussi, si l’on n’y prend garde. Mais à qui la
responsabilité dans cette situation qui ruine à petit feu la jeunesse kinoise et pourquoi pas congolaise ?
Sans chercher à jeter la pierre sur qui que ce soit, on doit en toute logique voir l’Etat qui a toute la charge d’encadrement et d’orientation aussi bien des jeunes, des adultes et que des vieux.
Or, la dérive de la jeunesse congolaise ne date pas d’hier. On se souvient de la période où, durant la deuxième République, la mesure fut prise pour supprimer la religion dans les écoles pour la
remplacer par une leçon de civisme en l’occurrence du mobutisme. Quelques années après le constat a été amer. D’année, en année c’est la perdition au niveau des écoles et des familles jusqu’à ce
jour. A cela s’ajoute le chômage dont le coup d’envoi fut une série de pillages dans les années 90. Les chômeurs kinois ont perdu l’espoir dans l’avenir et se sont mis à noyer leurs soucis dans
les boissons. Ils ont mis au monde des enfants alcooliques qui ont grandi dans des conditions que l’on peu imaginer.
Une autre responsabilité incombe aux parents et aux jeunes eux-mêmes. On ne peut pas tout mettre sur le dos de l’Etat alors que le danger est imminent et que nous avons la volonté pour l’éviter.
Les parents doivent donc faire leur travail d’encadrement. Le consommateur aussi doit savoir que son avenir est hypothéqué à cause des maladies provenant de l’alcool.
Que faire ?
Heureusement, le gouvernement est conscient de la gravité de la situation. Parce qu’il existe un service qui fonctionne et qui traque les consommateurs des stupéfiants. Heureusement aussi, le
gouvernement a interdit la vente et la consommation des boissons alcoolisées en sachet – le cas de supu na tolo, hakuna matata – et autres. Cependant, comme dans d’autres cas, il n’existe pas de
suivi dans l’exécution de la plupart des mesures prises par l’Etat dans l’intérêt de la population. D’autre part, les personnes chargées d’exécuter certaines décisions de la hiérarchie, se rend
souvent coupables de complicité ou de corruption.
C’est ainsi que la vie se complique à cause de quelques individus qui se croient ou se disent intouchables, alors que personne n’est au-dessus de la loi. Il y a donc lieu de restaurer la sanction
pour ceux qui violent la loi en matière de consommation du chanvre et autres stupéfiants par exemple, ainsi qu’à l’égard des mineurs qui consomment de l’alcool. Il est aussi question de dénoncer
ceux qui vont à l’encontre de la loi et de soutenir les chefs des quartiers, les bourgmestres, la police afin sensibiliser la population sur les conséquences de l’alcool sur la santé humaine et
le développement du pays. Les campagnes de prière sont légion dans notre pays, mais aucune campagne sur les méfaits des stupéfiants et des alcools n’a jamais vu le jour. Pourquoi ?
Stephane Etinga/Le Potentiel
Derniers Commentaires