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Jeudi 6 août 2009 4 06 /08 /Août /2009 14:28
LE DOSSIER
LE SOMMET DU G 20 : LE MONDE VEUT SE FAIRE UN LIFTING ECONOMIQUE
ET SE DONNER UNE BONNE CONSCIENCE, MAIS LE MAL EST FAIT !
Qu'est ce qu'il en sort d'un sommet du G20 ? Tout d'abord, le Groupe des 20 (ou G20) est un forum économique qui a été créé en 1999, après la succession des crises financières dans les années 1990. Il vise à favoriser la concertation internationale, en intégrant le principe d'un dialogue élargi tenant compte du poids économique croissant pris par un certain nombre de pays. Le G20 représente les deux tiers du commerce et de la population mondiale et plus de 90 % du produit mondial brut (somme des PIB de tous les pays du monde).

Le 15 novembre 2008, pour la première fois de son histoire, ce sont les chefs d'État ou de gouvernement qui se sont réunis et non uniquement les ministres des finances. Les membres du G20 sont représentés par les Président accompagnés de leurs ministres des finances respectifs et les directeurs des banques centrales des 19 pays suivants : Allemagne, Afrique du Sud, Arabie saoudite, Argentine, Australie, Brésil, Canada, Chine, Corée du Sud, États-Unis, France, Inde, Indonésie, Italie, Japon, Mexique, Royaume-Uni, Russie, Turquie.

L'Union européenne est représentée par le Président du conseil et celui de la Banque centrale européenne, ce qui explique le nom de G20. Les membres du G20 appartiennent au pays du G8 et à 10 pays à économies émergentes.

Le sommet du G20 à Washington de la mi-novembre 2008

D'après le communiqué final, la crise financière de 2008 résulterait d'un manque de coopération économique, de problèmes d'évaluation des risques, de normes comptables peu adaptées et disparates, et de déficiences quant à la surveillance des marchés. Le sommet du G20 de nombre 2008 avait condamné la tentation protectionniste et avait également recommandé dans son communiqué final " des mesures budgétaires pour stimuler la demande interne avec des résultats rapides ", il soulignait aussi " L'importance du soutien que la politique monétaire peut apporter dans les conditions appropriées à chaque pays "

Sur la question de la nouvelle architecture financière internationale, le G20 avait à son temps décidé de se réunir à Londres fin mars début avril et de lancer un certain nombre d'études visant :

" à améliorer la transparence et les systèmes comptables au niveau notamment du Bureau des standards comptables internationaux, plus connu sous son nom anglais d' International Accounting Standards Board (IASB), est l'organisme international chargé de l'élaboration des normes comptables internationales IAS/IFRS. Il remplace, depuis 2001, l'International Accounting Standards Committee.

à renforcer le contrôle prudentiel par une révision des normes régissant les agences de notation et par un examen des risques liés aux " dérivés sur événement de crédit " ou en anglais Credit Default Swaps (CDS) sont des contrats financiers de protection, entre acheteurs et vendeurs. L'acheteur de protection verse une prime ex ante " est une locution latine signifiant " au préalable " annuelle calculée sur le montant notionnel de l'actif (souvent dit de référence ou sous-jacent), au vendeur de protection qui promet de compenser ex-post les pertes de l'actif de référence en cas d'événement de crédit précisé dans le contrat. C'est donc, sur le plan des flux financiers, comme un contrat d'assurance.

Il s'agit d'une transaction non-financée : sans obligation de mettre de côté des fonds pour garantir la transaction, le vendeur de protection reçoit des primes périodiques et augmente ses avoirs sans nul investissement en capital si aucun événement de crédit n'a lieu jusqu'à maturité du contrat. Dans le cas contraire, événement plus ou moins probable mais très coûteux, il est contraint de faire un paiement contingent, donc de fournir des fonds ex post. Il s'agit donc d'une exposition hors-bilan.

" à améliorer la gestion du risque en mettant au point de nouveau modèle et en révisant les régimes de rémunérations des traders;

" à améliorer la supervision des marchés en renforçant la coopération entre les instances nationales et en renforçant la surveillance des grandes sociétés financières internationales,

à améliorer la régulation en demandant au FMI (Fonds Monétaire international) et au Forum de stabilité financière (Le Forum de stabilité financière (en anglais Financial Stability Forum) ou FSF est un groupe informel créé en 1999 à l'initiative du G7. Il regroupe 26 autorités financières nationales (banques centrales, ministères des finances, ...), plusieurs organisations internationales et groupements élaborant des normes dans le domaine de la stabilité financière. Ses objectifs relèvent de la coopération dans le domaine de la supervision et de la surveillance des institutions financières. Son secrétariat est hébergé par la Banque des règlements internationaux, à Bâle. En 2009, le forum est présidé par l'Italien Mario Draghi.

Le FSF devrait prochainement s'élargir aux membres du G20 qui n'y sont pas encore représentés.

" des formuler des recommandations pour limiter les effets cycliques de la finance,

" à renforcer la capacité des institutions financières internationales à aider les économies en difficulté.

Or, à la lumière de cette crise économique sans précédent plombée par des spéculations boursières, le groupe des 20 n'ont jamais décelé le moindre indicateur de crash mondial, par l'opacité de ces opérations hasardeuses de traders et banquiers sans scrupules assoiffés de glorioles. Résultat ; Faillites bancaires, des milliards de dollars envolés, une croissance mondiale en berne, des gouvernements impuissants. Le capitalisme financier est en crise. A titre indicatif, pour enrayer et vaincre la faim dans le monde il faudrait simplement une volonté politique internationale d'une enveloppe budgétaire de 15 à 20 milliards de dollars par an.

Un rapport semestriel de la Banque d'Angleterre donne une évaluation chiffrée du coût de la crise actuelle pour le système financier mondial. La Banque d'Angleterre estime le coût de la crise à 2.800 milliards de dollars soit 2.240 milliards d'euros. Un chiffre qui vous donne le tournis, et plaçant ces banques et institutions bancaires comme des organisations mafieuses et criminelles contre le développement et l'équilibre mondial. Certains spécialistes estiment que ce coût est en dessous de la réalité car les pertes continuent.

Quelles sont les causes de la crise financière mondiale ?


Etape 1 : La crise financière part des Etats-Unis en août 2007

La crise débute à l'été 2007 à cause des "subprimes", des prêts hypothécaires consentis à la classe moyenne américaine. En temps normal, un particulier qui souhaite acquérir un appartement peut emprunter en fonction de son salaire et de sa capacité à rembourser. Inconvénient du système : l'emprunt est proportionnel au salaire. Si vous ne gagnez pas beaucoup, vous ne pouvez pas emprunter beaucoup, donc vous ne pouvez pas acheter.

Les Américains ont donc créé des subprimes : vous empruntez ce que vous voulez (même si le salaire n'est pas très élevé) mais c'est la maison qui est en garantie. En clair, si vous ne pouvez pas rembourser, la banque récupère la maison et la vend. Mais quand les prix de l'immobilier baissent, les banques paniquent ! Cas de figure classique : un emprunteur ne rembourse plus, la banque décide donc de vendre sa maison et de tout récupérer. Mais comme les prix de l'immobilier ont baissé, la banque perd de l'argent sur la vente. C'est la crise des subprimes : certaines banques qui avaient eu trop recours à ce type de prêt se sont retrouvés dans une situation financière critique. Et plus de 2 millions de personnes se retrouvent ruinées aux Etats-Unis, faute de pouvoir rembourser les emprunts.

Etape 2 : Toutes les banques sont touchées à cause de la titrisation

Pour tenter de limiter les risques de ces crédits d'un nouveau genre, les banquiers ont eu recours à la titrisation. Ils ont transformé ces emprunts en titre sur les marchés boursiers. Concrètement, si un particulier emprunte 1000 euros, il doit en rembourser 1200 euros à la banque avec les intérêts. Pour gagner plus rapidement de l'argent, les banques ont émis des titres de dette, c'est-à-dire un papier donnant droit à ces 1200 euros. Ces titres de dette se sont échangés sur les places boursières.

Quel est l'intérêt pour les acheteurs de ces titres ? Si l'acquéreur achète son titre à 1100 euros, il sait qu'il a la garantie de recevoir 1200 euros. Or, à partir du moment où celui qui doit rembourser l'emprunt pour l'achat de sa maison ne peut plus payer, le titre n'a plus aucune valeur. Ce sont ces montages financiers complexes qui expliquent la chute de la bourse car toutes les banques étrangères, notamment européennes, se sont aperçues qu'elles possédaient des titres de subprime qui ne valaient plus rien. Tout le monde en avait mais personne ne savait vraiment combien.

Etape 3 : Les banques se méfient et ne se prêtent plus d'argent

Dans un premier temps, les banques étrangères se sont voulues rassurantes. En France, le directeur de la BNP a d'abord affirmé que la banque n'avait pas procédé à des placements risqués de ce type. Mais quelques jours plus tard, après analyse, la BNP réalise qu'elle possède des subprimes. Le jeudi 9 Août 2007, la BNP décide de geler la cotation de 3 fonds d'investissement. La panique gagne alors les marchés car plus personne ne se sent à l'abri. A partir de là, les banques vont se méfier les unes des autres et ne plus vouloir se prêter de l'argent entre elles. Cette crise de confiance des marchés interbancaires va entraîner la faillite de certaines banques, malgré l'injection de milliards de dollars de la réserve fédérale américaine. Vous n'avez rien compris ? Passez à l'étape suivante.

Etape 4 : Faute de liquidités, certaines banques sont asphyxiées dès 2007

Pour comprendre comment les banques ont fait faillite dès 2007, il faut expliquer comment fonctionne le système bancaire. Quand vous empruntez 100 000 euros à la Société Générale, celle-ci augmente la masse monétaire de 100 000 euros. Elle crée donc 100 000 euros. Mais pour éviter que la machine à billet ne s'emballe (créer de la monnaie sans contrôle), la Société Générale doit déposer une partie de la somme créée sur un compte de la Banque Centrale Européenne. C'est ce qu'on appelle les "réserves obligatoires". Si le taux de réserves obligatoires est de 1%, la société Générale doit donc déposer sur le compte de la Banque Centrale Européenne 1 000 euros. Ce système là permet à la banque centrale européenne de contrôler la création de monnaie.

Souvent les banques n'ont pas les liquidités nécessaires pour accorder des crédits (le flux entre l'argent déposé par des épargnants et l'argent prêté aux autres n'est jamais équilibré à l'instant T). Elles empruntent donc de l'argent à une autre banque pour pouvoir verser la "réserve obligatoire" à la BCE afin de pouvoir accorder le crédit au client. C'est une pratique courante : les banques se soutiennent et se prêtent de l'argent entre elles. Mais quand il y a une crise de confiance, c'est tout le système qui s'enraye. Pour éviter un effondrement général et des faillites en cascade, la banque centrale "injecte" des milliards, c'est-à-dire qu'elle permet aux banques de récupérer des liquidités à très faible coût.

Malgré cela, certaines banques se sont retrouvées asphyxiées très rapidement : elles ont perdu des sommes colossales avec les subprimes, et elles n'ont pas réussi à poursuivre leur activité de crédit car les autres banques, méfiantes, ont refusé de leur prêter des liquidités pour faire face. De nombreuses banques se sont donc retrouvées dans des situations difficiles : en Grande Bretagne, la Northern Rock a dû être nationalisée, sous peine de disparaître.

Etape 5 : La panique gagne les marchés financiers en 2008

La plupart des économistes pensaient que le gros de la crise était passé début 2008. Une fois que la crise des subprimes est bien identifiée, que les banques ont revendu ces titres à risques, la crise financière était sur le point de se terminer après un dernier soubresaut fin 2007. Mais la crise est repartie de plus belle en février 2008 quand les banques ont arrêté leurs comptes annuels. Les pertes se sont avérées plus importantes que prévu : entre la chute de l'immobilier, la crise des subprimes, les soubresauts de la bourse qui ont fait chuter les cours, les pertes d'actifs se sont montées à plusieurs dizaines de milliards de dollars pour certaines banques. C'est le cas de Citibank, qui était la première banque mondiale jusqu'à cette crise.

Dès lors, la crise financière qui était d'abord une crise bancaire va se transformer en krach boursier. A chaque mauvaise nouvelle ou publication des comptes d'une banque, le titre de la banque chute sur les marchés financiers. Les banques ont alors des pertes colossales, et comme en 2007, peinent à trouver des liquidités. Vue la situation de crise, comme en 2007, les banques ne se font plus confiance et le marché interbancaire se grippe. Certains établissements de crédit ont donc vu leur valeur boursière chuté en quelques semaines. Par exemple, AIG (numéro 1 de l'Assurance) a perdu 45% de sa valeur en une semaine et 79% sur un an. Lehman Brothers, la quatrième banque d'affaires de Wall Street, a perdu 45% de sa valeur en une seule journée et 94% sur un an. Jamais des chutes aussi vertigineuses n'avaient été constatées depuis la crise de 1929.

Etape 6 : Tentative de sauvetage à coût de centaines de milliards

Face à ce qui s'apparente à une banqueroute généralisée, les banques centrales et les Etats tentent de venir en aide à tous les établissements les plus fragiles pour éviter des faillites qui auraient des conséquences très importantes sur l'économie réelle. Trois sorties de crise sont exploitées :

1. Les banques centrales injectent de nouveau des liquidités pour que ces banques puissent emprunter. Mais cette solution a des limites : la création monétaire doit être fortement encadrée sinon, il y a un risque très élevé d'inflation. Les prix pourraient s'envoler et accélérer ainsi la propagation de la crise dans l'économie réelle.

2. Les banques centrales volent au secours de certaines banques en récupérant à leur compte les titres dépréciés, comme les subprimes. C'est ce qu'a fait la banque centrale américaine en mars pour sauver la banque d'investissement Bear Stearns. La banque centrale américaine a récupéré 29 milliards d'actifs toxiques (dépréciés et peu surs) et facilité la reprise de Bear Stearns par une autre banque JP Morgan. Là encore, cette solution a des limites. La banque centrale américaine ne peut effacer d'un seul coût des milliards de perte pour chaque banque en difficulté.

3. Le gouvernement américain tente de sauver certains établissements pour éviter un effondrement de tout le système bancaire. Par exemple, Freddie Mac et Fannie Mae, deux géants américains du crédit hypothécaire, ont été placés sous la tutelle du gouvernement. Le trésor américain va dépenser 200 milliards de dollars pour sauver ces deux établissements. Seulement, le gouvernement américain ne peut sauver toutes les banques en difficulté : d'abord parce que cela coûte des milliards de dollars aux contribuables, et ensuite parce que cela donnerait de très mauvais signes aux marchés financiers, qui auraient l'impression de bénéficier d'une certaine impunité. A quoi bon assainir le système si les Etats sont prêts à aider toute le monde à coût de plusieurs centaines de milliards de dollars ? Voilà pourquoi le Trésor américain a refusé de voler au secours de la banque Lehman Brothers, qui a donc fait faillite.

Et maintenant ? De nombreuses banques sont dans des situations difficiles. Le gouvernement américain tente de convaincre le congrès de voter un plan de sauvetage de 700 milliards de dollars. Les marchés financiers sont toujours aussi volatiles, la confiance n'est pas revenue. Tout ceci va avoir des conséquences sur l'économie réelle en France et en Europe : les banques vont durcir les conditions de crédit pour les particuliers (les prêts immobiliers sont plus difficiles à obtenir) et pour les entreprises (les investissements vont se ralentir). Le capitalisme financier connaît donc l'une des plus graves crises depuis le krach boursier de 1929.

Cette crise frappe par sa rapidité et son enchaînement : la crise immobilière américaine s'est transformée en crise financière et bancaire, elle-même entraînant une crise économique mondiale avec des risques de récession aux Etats-Unis, en Europe et partout ailleurs. Signe que la crise est sérieuse, la croissance française ne devrait être que de 1% en 2008, et les chiffres du chômage sont très mauvais au mois d'août : il y aurait entre 30 000 et 40 000 demandeurs d'emploi en plus. Il faut remonter à 1993 pour trouver une hausse aussi brutale du taux de chômage en France d'après politique.net

POURQUOI SARKOZY MENACE DE CLAQUER LA PORTE ?


À 48 heures de l'ouverture du très attendu sommet de Londres sur la crise internationale, Nicolas Sarkozy fait pression sur ses partenaires du G20. L'objectif poursuivi ? Que des avancées effectives découlent de cette réunion internationale. En déplacement à Châtellerault, dans la Vienne, mardi, pour défendre ses mesures sociales , il a estimé que la crise économique et financière était "trop grave pour que l'on se permette un sommet pour rien". Le président français veut toutefois rester optimiste : "J'ai eu Gordon Brown (le Premier ministre anglais) encore longtemps hier soir (lundi soir au téléphone, NDLR), il a une volonté d'avancer. J'ai eu Barack Obama (le président américain), j'ai vu ce qu'il a écrit aussi, il faut qu'on obtienne des résultats."

Le 18 mars dernier, à l'issue d'un conseil des ministres, le Président se serait fait beaucoup plus menaçant selon Le Figaro et The Times mardi : "Si ça n'avance pas, ce sera la chaise vide ! Je me lèverai et je partirai." "Rien ne serait pire qu'un G20 a minima, je préfère le clash au consensus mou", aurait-il glissé dans des propos rapportés à la veille de s'envoler pour la capitale britannique.

"Il faut des résultats"

"Je crois que le sommet de Londres doit parvenir à des résultats concrets et à des conclusions très importantes", positive pour sa part le président de la Commission européenne José Manuel Barroso, qui prévient toutefois qu'on "ne peut pas attendre de solution miracle le 2 avril". Selon lui, "il sera utile d'avoir un autre sommet cette année". Une éventualité que le Premier ministre britannique Gordon Brown n'a pas non plus exclue.

Au coeur des préoccupations élyséennes, la régulation financière, jugée responsable en grande partie de la crise économique actuelle. Lors de son discours à Saint-Quentin, le 24 mars , Nicolas Sarkozy a prévenu que le G20 devrait aboutir à des "résultats" en la matière. "On ne peut pas tout changer d'un coup mais il faut des résultats (...) Je ne m'associerai pas à un sommet mondial qui déciderait de ne rien décider", a-t-il alors averti, assurant que la France allait "porter le combat pour la moralisation du capitalisme financier et pour la refondation d'un capitalisme mieux régulé" lors de ce sommet de Londres selon le point.

LES ALTERMONDIALISTES UN MAL NECESSAIRE POUR LA RESOLUTION DE CETTE CRISE


Le mouvement altermondialiste, ou altermondialisme, est un mouvement social composé d'acteurs très divers qui proposent pour l'essentiel un ensemble de valeurs " sociales " et soucieuses de l'environnement comme moteur de la mondialisation et du développement humain, en opposition à ce qu'ils analysent comme les " logiques économiques de la mondialisation néolibérale ".

Plusieurs milliers de personnes étaient attendues samedi à Londres pour une grande marche altermondialiste avant le sommet du G20 jeudi, un rassemblement qui pourrait être le plus important dans la capitale britannique depuis celui de 2003 contre la guerre en Irak.

Le défilé avec pour principal slogan "Put people first" ("Donnez la priorité aux gens"), a été préparé par une coalition de plus de 150 organisations dont le large éventail de sensibilités converge vers un intérêt commun: "l'emploi, la justice et le climat". Des manifestations similaires étaient prévues samedi à Berlin, Francfort ou encore Paris, tandis qu'entre lundi et jeudi, des protestations tous azimuts sont programmées à Londres (sommet alternatif, journée du poisson d'avril financier pour bloquer les établissements financiers de la City, campement dénonçant le réchauffement climatique).

Risques d'actions violentes à la City

Des membres de la coalition ont dénoncé le coût de l'organisation d'un tel évènement: entre 19 et 20 millions de livres (plus de 20 millions d'euros) pour le pays hôte. Rendez-vous a été donné à Victoria Embankment, sur les berges de la Tamise en bordure du quartier des affaires de la City, avant de défiler jusqu'à Hyde park qui devrait être rallié vers 15h30. La coalition -composée de syndicats, organisations caritatives, défenseurs de l'environnement, associations religieuses, groupes d'étudiants, militants pacifistes- table sur la participation de centaines de milliers de personnes. Mais certains pourraient être découragés par la bruine qui tombait par intermittence sur Londres et une température d'une dizaine de degrés seulement.

Des milliers de policiers ont été acheminés de la province anglaise vers Londres pour prêter main forte à Scotland Yard. La police craint en particulier des actions violentes dans la City, cœur de la finance britannique, notamment contre des établissements bancaires et autres institutions financières.

En l'état actuel des choses, les projets de conclusion du G20 ne conviennent ni à l'Allemagne ni à la France", a expliqué, dans la matinée, le président de la République Français, Ce sommet accouchera d'une petite souris qui fera fuir les grands élephans de ce monde. Bis repetita ! Le monde servira ses richesses de plus bel aux nantis et les pauvres iront voir ailleurs sous un pont de la misère.

Paris, le 01/04/2009

Rédacteur en chef
BONGOS Roger
http://www.diasporacongolaisedefrance.com


Par BONGOS ROGER - Publié dans : NEWS INTERNATIONALES
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