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Assemblée nationale : Des voix contre les élections syndicales du 29 août

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Crée le 27-08-2012- 12h00 | AFRIQUE REDACTION | REDACTEUR EN CHEF : ROGER BONGOS | SITE PANAFRICAIN |ACTUALITE NATIONALE, AFRICAINE ET INTERNATIONALE. Mis à jour le lundi 27-08-2012 - 13h15 PAR :OBSERVATEUR



Aubin Minaku ne doit pas laisser organiser les élections syndicales sans fondement légal dans une institution législative,  temple de la démocratie et de l’Etat de droit où la force est à la loi, à savoir l’Assemblée nationale. C’est en tout cas ce que pensent certaines responsables syndicaux de l’administration de la chambre basse du Parlement congolais.

Ceci, à propos de l’élection des délégués syndicaux de l’administration  de l’Assemblée nationale prévue ce mercredi 29 août. C’est le président de cette institution, l’honorable Aubin Minaku qui a demandé au ministre de la Fonction publique d’organiser cette élection syndicale aux fins de mettre un terme au désordre constaté dans le paysage syndical au sein  de l’Assemblée nationale.

Mais aux yeux de certains, ladite élection est entourée de beaucoup d’irrégularités. Elle est convoquée en l’absence d’un texte législatif y relatif et plus grave encore sans un code électoral  imposable à l’ensemble de l’administration publique, contrairement à la recommandation contenue dans un arrêté ministériel de 1996  portant règlement provisoire des activités syndicales au sein de l’administration publique.

Christophe Bope Mbengele, agent à l’administration de l’Assemblée nationale et président du Front commun national et président du syndicat Front commun démocratique des travailleurs (FCDT) déplore l’existence de plusieurs codes électoraux au niveau de chaque service public et souhaite que l’arrêté ministériel ci-haut évoqué, tombé caduc et sur base duquel les élections syndicales sont convoqués par le ministre de la Fonction publique pour mettre fin à la confusion.

« Le code électoral pour l’administration publique est de la compétence de la tripartite sociale au niveau national et imposable à tous les services publics de l’Etat. Chaque service public ne peut pas avoir son propre code électoral tel que ça se passe aujourd’hui à la Fonction publique.

En plus, le bureau de a Commission électorale doit se composer en présence de tous les partenaires sociaux.

Pour les agents de l’Assemblée nationale, nous ne savons pas quand ce bureau a été constitué d’autant plus que les documents  démontrent qu’il y a conflit de  compétence entre le  secrétaire général intérimaire de l’Assemblée nationale et un directeur travaillant au ministère de la Fonction publique » a signalé le président du FCDT dans une correspondance qu’il a adressée au président de l’Assemblée nationale pour dénoncer les irrégularités des élections syndicales prévues pour le mercredi prochain.

Christophe Bope attend donc de l’honorable Minaku le respect de la procédure par l’élaboration d’un texte législatif qui doit réglementer  les élections syndicales au sein de l’administration publique. Procéder autrement, c’est-à-dire, tel qu’on veut le faire, c’est aussi  à ses yeux, exposer les délégués syndicaux qui seront issus de ces élections à des risques. « Ils ne seront pas sécurisés, n’auront pas d’immunité et leur carrière sera exposée », a-t-il indiqué.

Par ailleurs, le président du FCDT a regretté l’exclusion de son syndicat des élections au motif que les agents n’ont pas rempli les critères requis pour être éligibles. Critères qu’il a qualifié d’illégaux.

Freddy Longagu

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