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Créé le 02.03.10 à 00h02 - AFRIQUE REDACTION | COMEDIE POLITIQUE | RDC | Mis à jour le Mardi 02.03.10 à 00h12. Par : PROSPERITE - Marcel Ngoyi
Une nouvelle scène, une nouvelle pièce de théâtre à l’Assemblée Provinciale du Maniema. 13 Députés contre 11 se sont battus, en plein hémicycle. Apparemment, des
vieux réflexes ont repris vie, dans les mœurs politiques. Des biceps et démonstrations de force ont succédé à la tempérance et sagesse qui devaient caractériser le comportement des élus. La
confusion était, en effet, totale hier à Kindu, au Maniema, jusqu’au moment où Adolphe Lumanu, Vice-Premier Ministre chargé de l’Intérieur et Sécurité, tentant de remettre de l’ordre dans la
boutique, a convoqué de toute urgence, Didier Manara, le Gouverneur de Province, les Membres du Bureau de l’Assemblée Provinciale ainsi que quelques Députés motionnaires.
Tous –environ dix personnes- sont arrivés ce lundi, dans la soirée, à Kinshasa. Ils seront entendus aujourd’hui, à tour de rôle, dans la perspective de trouver une issue apaisée alors que la situation semble pourrie. Ni pour Didier Manara, ni pour les Membres du Bureau de l’Assemblée Provinciale, ni encore moins pour les Députés motionnaires. Adolphe Lumanu veut comprendre ce qui s’est passé hier, à Kindu. Quelles sont les raisons qui ont mis dos à dos 13 Députés contre 11, dans une affaire liée à l’exigence du départ du gouverneur en place, M. Didier Manara. Tous – une dizaine des personnes- sont arrivés à Kinshasa ce lundi 1er mars, dans la soirée. Aujourd’hui, ils seront, en effet, entendus au Ministère de l’Intérieur et Sécurité. C’est le premier acte du genre, pour Adolphe Lumanu Bwana N’Sefu nommé, le 19 février dernier, Vice-Premier Ministre, à la faveur de l’avènement de Muzito II.
Manara est ainsi convoqué. Avec lui, les principaux acteurs du parlement provincial. Lumanu dit ne pas être juge. Il veut simplement jouer son rôle ; celui de
ramener de l’ordre dans la boutique. De la confrontation des uns aux autres, jaillira certainement de la lumière qui l’obligerait à attaquer le mal à la racine. Des coups ont circulé… Au fait,
comment en est-on arrivé là ? Quatre motions étaient sur la table de l’Assemblée Provinciale. L’une d’elles visait la tête du Gouverneur. Lors de la séance d’hier, après débat, deux camps se sont
constitués. D’un côté, ceux qui voulaient le départ de Didier Manara, dans l’immédiat. Et, de l’autre, ceux qui craignaient qu’un tel départ n’occasionne un nouveau désordre au Maniema. Au total,
13 Députés contre 11 étaient diamétralement opposés devant un Bureau qui n’a pas su maîtrisé les humeurs et rancœurs.
Comme à la foire, chacun a cherché à avoir raison, dans une ambiance de parfaite incompréhension. La police des débats devenant impossible dans cette avalanche de vacarme et disputes, le pire est vite arrivé. Des vieux réflexes empreints d’indignité, pour des élus, ont retrouvé leurs lettres de noblesse. Au comble du spectacle, les élus ont transformé l’hémicycle en dojo, pour les uns, en ring, pour les autres et, en terrain, pour les indécis. Finalement, l’affaire a dégénéré jusqu’au point de tout chambouler. La police est intervenue, pour arrêter la blague et départager les Députés provinciaux devenus, du coup, des experts en arts martiaux. C’est sur ce tissu de mésentente, de l’opprobre et de la haine que Lumanu veut tester si les esprits peuvent encore se prêter au rabibochage. L’exercice parait périlleux, pour ne pas dire difficile, au regard de la nature du conflit et de ses stigmates sur les visages tuméfiés ou zébrés de cette nouvelle race des boxeurs, catcheurs et karateka nichés à l’Assemblée Provinciale du Maniema.
Issue apaisée ? C’est le sens du combat, l’ultime alors que tente d’engager Adolphe Lumanu. Mettre autour d’une table les protagonistes, pour tirer les choses au
clair, avant toute décision. Sera-t-il compris ? C’est la question à laquelle est suspendue tous les regards des sceptiques qui comparent, malheureusement, cette situation à celle de Mbandaka, du
Katanga et, même, de la Province Orientale, où les gouverneurs des Provinces sont à couteaux tirés avec les Assemblées Provinciales. A Mbandaka, par exemple, le climat reste corsé, en dépit de
l’élection de Jean-Claude Baende. A Kisangani, Médard Autsai vient d’échapper à une motion de défiance. A Lubumbashi, Antoine Gabriel Kyungu wa Kumwanza est toujours sur la sellette. Les derniers
incidents survenus contre quatre Députés sont encore frais, dans la cervelle. Au jour d’aujourd’hui, c’est le désordre au Maniema. De plus en plus, le séisme aura tendance à se déferler sur
l’ensemble du pays, avec l’approche des joutes. Des craintes d’un recours abusif aux motions sont désormais partagées. Lumanu Adolphe va-t-il y mettre fin ? Comment et avec quels moyens ? C’est
un défi. Il doit le relever, pour ne pas laisser prospérer l’ère des règlements des comptes et de la propagation du virus de la haine, source de guerres récessives.
Tout le monde voulait que Lumanu voit et apporte le message au Président Kabila. Quelle honte ! Des jeunes, drogués ayant certainement pris le "supu na tolo" insultaient et renvoyaient tout le monde qui parlaient mal de Manara. De l'autre côté, des populations tenant à leur Maniema natal parmi lesquels les Mai-Mai voulaient demander à Lumanu de libérer le Maniema. Des blessures dont Papa SELE, un commerçant de la place sont à compter parmi les victimes.
Quelle conclusion tirera LUmanu au moment où visiblement, le jeu est faussé au moyen de billets de banque remis par celui qui peut le détenir à des pareilles occasions. Il recevra les différents groupes dont les noms sont repris sur les listes confectionnées par le service du protocole de Manara. Aussi, les ministres provinciaux et les membres du cabinet du Gouverneur qui tous, tiennent à leurs postes si pas à leur argent (salaires et baccheahes) peuvent-ils dire quelque chose sur le Gouverneur là où se trouvent ses sbires Masudi DJUMA et Daniel MUCHAPA ? Ce derneir était en suspension de service et réhabilité pour venir exécuter des sales bésognes dont il a lui-même le secret. Quoi que l'on fasse, la procédure parlementaire doit continuer son bonhomme de chemin, la motion de censure contre le Gouveneur étant déjà inscrit à l'ordre du jour, aucun mécanisme ne peut faire reculer la machine. Les Députés le savent très bien. Et surtout le Vice premier Minitre Lumanu, lui-même ancien Député élu de Kabinda et ancien ministre chargé des relations avec le parlement ne l'ignore certes pas. Le Président Joseph KABILA ne laissera pas du tout son électorat le plus sûr dans la détresse pour protéger un homme dont l'unanimité de son rejet est légendaire dans l'histoire politique du Maniema. Légaliste, politique avéré qui passe l'intérêt de la population" Uma" avant des considérations partisanes, le Chef de l'Etat qui tient à la terre de ses oncles, va aller dans le sens que scande la population "Libérez le Maniema". Seul Lui, KABILA a le derneir mot et sait trouver celui sur qui répose l'espoir de toute la province et celui qui pilotera et qui fera exécuter le programme des 5 chantiers au Maniema. Il sait celui qui donnera au Maniema un discours en sa faveur. Trève de querelles, Le Raï veut trancher et son électorat Le regarde comme un meilleur joueur à qui est donnée la responsabilité de marquer un but par le coupe de penalty à 89 ème minute de jeux mal entammé dès la première minute. Silence ! Djalo