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Créé le 30 -07-2010 à 12h00 | AFRIQUE REDACTION | REDACTEUR EN CHEF : ROGER BONGOS | SITE PANAFRICAIN | ACTUALITE | RDC | Mis à jour le vendredi 30 -07-2010 à 12h0 0 : L’AVENIR
La basse conjoncture économique est à la base de ces plaintes fusant de plusieurs familles moins nanties.
A moins d’être naïf pour ne pas croire que le taux de scolarisation est à la baisse depuis des lustres. Peu d’enfants à l’âge scolaire poursuivent leurs études. Au
Bas Congo, entre autres, moins de parents et tuteurs disposent de moyens conséquents pour assurer la scolarité de leurs progénitures.
La bonne volonté seule ne suffit pas. La pauvreté, la misère et le chômage ont tellement englouti des familles que l’avenir du pays est confronté à une certaine
incertitude. Cet avenir est hypothéqué, dit-on, à plus d’un titre.
Pauvres parents du Bas Congo
Dans cette province, les parents ne savent plus à quel saint se vouer. Ils se grattent la tête en signe de détresse jusqu’à se demander pourquoi avoir eu des
enfants dont on ne peut assurer l’éducation. Y a-t-il des raisons de se faire appeler parents quand on sait qu’on est véritablement incapable de jouer pleinement son rôle dans la famille et en
faveur de ses enfants ? Cette question, moult parents se la posent chaque fois qu’ils se préparent à dormir ou encore quand ils se réveillent. Des tonnes de larmes invisibles sont versées par ces
derniers qui croient dur comme fer le pays ne bénéficiera pas de l’apport de leurs progénitures. C’est tout à fait vrai dans la mesure où tous les besoins familiaux primaires qu’exige toute
société organisée ne sont pas réunis par beaucoup de familles. On vit dans une misère on ne peut pas insupportable.
Chaque parent aspire à donner naissance à des enfants qui, à l’âge adulte feront la fierté de la famille. Cela n’est possible que quand ces derniers sont préparés à
devenir des personnes dignes et respectables. La première clé de réussite, ce sont les études. Le reste peut venir. Mais tout le monde ne peut prétendre gagner la vie de la même manière. Comme
pour reconnaître sans débat, les exceptions ne sont nombreuses que par rapport aux règles générales. C’est dans cette logique que certains parents se coupent en mille et un morceaux pour que
leurs enfants aillent à l’école. En cette période où tout tourne autour de 50 ans d’âge de la République Démocratique du Congo, fort est de reconnaître que les études coûtent cher. Elles ne sont
plus comme à l’époque des vaches grasses. Payer les études de ses enfants est un combat social qui n’est pas facile à gagner. Et, surtout quand on sait que les familles africaines sont composées
de plusieurs membres, sans compter également des membres satellitaires.
Des difficultés insurmontables
Devenue intenable, la vie influencée par le langage des affaires s’apparente avec la détérioration du tissu économique et la fermeture des entreprises ne permet
plus à ce que l’on puisse s’attendre à un avenir radieux. On se plaint chaque jour parce que l’on est confronté à des difficultés de tous ordres. Des difficultés insurmontables, provocatrices de
plusieurs maladies telle la dépression mentale.
La fuite des responsabilités et la série de fissures familiales tirent leur origine de toutes ces difficultés sociales. Existe-t-il des parents qui voudraient voir
leurs enfants sans un meilleur avenir ? Cette pauvreté dans laquelle des familles vivent à longueur des années est à la base de beaucoup d’antivaleurs dont les conséquences sont fatales pour la
République Démocratique du Congo. Plaise au Ciel que toutes les aspirations émises dans le cadre des festivités marquant le jubilé de cette Nation chère à Joseph Kabila Kabange se réalisent en
faveur d’un Congo mettant réellement l’homme au centre de ses préoccupations.
L’heure n’étant plus à égrener toutes ces difficultés qui sont reprises dans le cahier du de jamais connu. Plaise au Ciel que le tout revienne à la normale afin que
le taux de non scolarisation aille decrescendo dans ce pays où le gouvernement est appelé à revisiter sa politique dans le domaine de l’enseignement. Le budget annuel lui alloué devra être revu à
la hausse. Au-delà de tout cela, il y a lieu de revoir également la situation salariale pour laquelle les agents et cadres des services de l’Etat se battent chaque seconde.
Bientôt la rentrée scolaire
Au moment où les écoliers tendent vers la fin de grandes vacances de deux mois, les parents, de leur côté, ont du fil à retordre. Ils pensent déjà à la rentrée des
classes. Cette période exige pas mal de sacrifices. Il faudrait réunir tous les moyens financiers. Ce qui devra permettre l’achat des uniformes, objets classiques sans compter d’autres besoins
relatifs à la rentrée des classes. Déjà sur le marché, les prix commencent à prendre de l’ascenseur. Rien ne se négocie. Les commerçants malhonnêtes profitent de cette période pour gagner plus
que prévu. Car, ils savent que les parents se trouvent devant un fait accompli. Ils ne savent quoi faire si ce n’est que se courber devant les exigences des commerçants.
Il devient donc vrai que ‘’l’homme est un loup pour l’homme’’. C’est la loi de la jungle où les plus forts dévorent les plus faibles. Avec cette basse conjoncture,
il n’y a pas à redire que certains enfants ne reverront plus jamais le chemin de l’école. Ils vont gonfler la liste des abandons dus au manque de moyens financiers pour poursuivre les
études.
C’est ici le lieu de comprendre le pourquoi des enfants de la rue avec toutes les tares et tous les comportements. N’est-ce pas que l’éducation est trahie ? Et,
dans la même optique, le pays en pâtit sans aucune autre forme de procès. L’investissement pour un Congo meilleur passe par la formation d’une élite de demain capable de porter de nouvelles
méthodes de gestion qui rendrait le pays vivable et éloigné de la misère noire.
Il n’ y a donc de la magie pour réussir ce parmi, faut-il que le gouvernement mette en place de bonnes politiques de gestion dans un environnement pacifique,
démocratique et trouvant des solutions vitales en faveur de la société humaine où tout l’homme jouira de mêmes droits et devoirs. ‘’Dis-moi combien tu gagnes et je te dirai quelles conditions de
vie tu mènes’’. Entre-temps, la population rappelle au gouvernement la place des magasins généraux où se vendaient à des prix « démocratiques » les objets classiques. C’est de là que l’on vient,
s’il faut se souvenir du passé de ce pays au cœur de l’Afrique, qui vient de s’engager sur la voie du centenaire depuis le 1er juillet dernier.
Luzolo N’zeka/Cp
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