Vendredi 4 décembre 2009
5
04
/12
/2009
08:23
|
|
« Parmi les 77 communes du Bénin, 44 sont touchées par la traite des enfants à des fins d’exploitation sexuelle », a déclaré le consultant M. Pierre
Jekinnou lors d’une conférence de presse sur le phénomène ce mardi, à l’église Béthel de Guikomey à Cotonou.
|
|
|
|
|
© D.R.
|
|
|
|
|
Organisée par le pasteur Jean-Blaise Kenmogne, directeur général du cercle international pour la promotion de la création Cipcre-Bénin, et la
présidente de l’ONG Mayina Madame Amély-James Koh Bella, cette activité entre dans le cadre d’une campagne dont le but est de sensibiliser les populations, notamment les jeunes sur les
valeurs humaines, pour la réduction des différentes formes d’esclavages, de violences et d’exploitations sexuelles et domestiques faites aux êtres humains et leurs conséquences.
Elle fait suite à une étude réalisée en 2008 par le Cipcre-Bénin et qui confirme que la traite des enfants à des fins d’exploitation sexuelle est un mal rampant au Bénin. Selon les
conférenciers, cette traite consiste à prendre avec soi des enfants pour les utiliser dans des buts de s’enrichir. Pour cela, certaines personnes servant d’intermédiaires trompent les
géniteurs ou les tuteurs d’enfants en leur faisant des fausses promesses sur le bien-être et l’avenir des enfants.
Cette traite des enfants, indique-t-on, est une organisation bien structurée de grands réseaux montés dont les étapes sont « le recrutement, le transport, le transfert, l’hébergement ou
l’accueil des personnes de moins de 18 ans ou des mineurs à des fins d’exploitation ». La finalité de ces actions est d’abuser ou de laisser abuser sexuellement ces enfants par des
personnes, à la recherche « de sang neuf » pour se rajeunir, contre de l’argent ou une rémunération en nature. Dans certains cas, la victime est consentante à cause des pesanteurs
sociologiques dans lequel elle est moulée, c’est-à-dire « le silence ou rien ».
Ce phénomène a pris de l’ampleur en Europe avec le temps, souligne Mme Amély-JAMES Bella, grâce aux trafics des enfants mineurs d’Afrique de la tranche d’âge de 5 à 8 ans qui pour la
plupart vient du Bénin, d’après ces investigations empiriques. Selon les chiffres officiels de l’office central de répression des trafics humains, branche du ministère français de
l’intérieur, 7% de personnes sexuellement exploitées en France étaient africaines en 2000, 40% en 2005.
« Le trafic et l’exploitation d’êtres humains et en particulier le tourisme sexuel précise-t-on, représentent le 3ème commerce illégal dans le monde, par ordre d’importance juste après la
drogue et les armes », ont laissé entendre les conférenciers.
|
|
03-12-2009 en-afrique.info
24haubenin.com
|
Par BONGOS ROGER
-
Publié dans : Afrique de l'Ouest
0
-
Partager
Derniers Commentaires