laredaction@afriqueredaction.com
journaliste-editorialiste@afriqueredaction.com
rogerbongos@afriqueredaction.com
Standard rédaction " Afrique Rédaction " Tél. : 00 33 7 62 08 18 18
laredaction@afriqueredaction.com
journaliste-editorialiste@afriqueredaction.com
rogerbongos@afriqueredaction.com
Standard rédaction " Afrique Rédaction " Tél. : 00 33 7 62 08 18 18
|
|
|||||||
|
« Parmi les 77 communes du Bénin, 44 sont touchées par la traite des enfants à des fins d’exploitation sexuelle », a déclaré le consultant M. Pierre
Jekinnou lors d’une conférence de presse sur le phénomène ce mardi, à l’église Béthel de Guikomey à Cotonou.
|
|||||||
Elle fait suite à une étude réalisée en 2008 par le Cipcre-Bénin et qui confirme que la traite des enfants à des fins d’exploitation sexuelle est un mal rampant au Bénin. Selon les conférenciers, cette traite consiste à prendre avec soi des enfants pour les utiliser dans des buts de s’enrichir. Pour cela, certaines personnes servant d’intermédiaires trompent les géniteurs ou les tuteurs d’enfants en leur faisant des fausses promesses sur le bien-être et l’avenir des enfants. Cette traite des enfants, indique-t-on, est une organisation bien structurée de grands réseaux montés dont les étapes sont « le recrutement, le transport, le transfert, l’hébergement ou l’accueil des personnes de moins de 18 ans ou des mineurs à des fins d’exploitation ». La finalité de ces actions est d’abuser ou de laisser abuser sexuellement ces enfants par des personnes, à la recherche « de sang neuf » pour se rajeunir, contre de l’argent ou une rémunération en nature. Dans certains cas, la victime est consentante à cause des pesanteurs sociologiques dans lequel elle est moulée, c’est-à-dire « le silence ou rien ». Ce phénomène a pris de l’ampleur en Europe avec le temps, souligne Mme Amély-JAMES Bella, grâce aux trafics des enfants mineurs d’Afrique de la tranche d’âge de 5 à 8 ans qui pour la plupart vient du Bénin, d’après ces investigations empiriques. Selon les chiffres officiels de l’office central de répression des trafics humains, branche du ministère français de l’intérieur, 7% de personnes sexuellement exploitées en France étaient africaines en 2000, 40% en 2005. « Le trafic et l’exploitation d’êtres humains et en particulier le tourisme sexuel précise-t-on, représentent le 3ème commerce illégal dans le monde, par ordre d’importance juste après la drogue et les armes », ont laissé entendre les conférenciers. |
|||||||
| Publié le 03-12-2009 Source : en-afrique.info Auteur : 24haubenin.com | |||||||
Derniers Commentaires