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Créé
le 19.04.10 à 06h10
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AFRIQUE REDACTION | CULTURE | RDC | Mis à jour le Lundi 19.04.10 à 06h50
Par :
LES DEPECHES DE BRAZZAVILLE
En une heure et demie, la fameuse chorale kinoise a exécuté avec succès vendredi dernier, son nouveau répertoire élaboré en sept semaines.
La salle Brel du Centre Wallonie-Bruxelles était à son comble pour la première de ce spectacle tout à l'honneur des chants traditionnels et contemporains Ne-Kongo. Tel que prévu, le concert
débutait à 19heures avec au menu dix-sept titres dont le chant traditionnel et sacré « E ntietie mu mazulu », « Luwa ndinga » (chant traditionnel Manianga) et le célèbre chant des pèlerins «
Ngiele ngiele ». Ces diverses interprétations ont porté sur des complaintes, goualantes, berceuses, alerte, vœux et aveux chantés et une série de chants épiques, des champs, de la goualeuse et
sacrés.
Sous la direction artistique d'Ambroise Kua-Nzambi Toko, Chœur la Grâce a une fois de plus séduit le public en exécutant à merveille cette récente création. Vraisemblablement, le coup de cœur de
la soirée était « Lambang'e mene mene ». Ce chant de la goualeuse moralisant la jeune mariée à bien tenir son ménage pour réussir son mariage au lieu de ne miser que sur sa beauté a rencontré
l'approbation unanime de l'assistance. Elle a manifesté sa particulière appréciation de cet air qu'elle a acclamé et réclamé à cor et à cri. Aussi, lui a-t-il été servi en bonus à la fin du
spectacle. « Lambang'e mene mene » a été interprétée d'après un texte transmis par Georges Nlandu Mwan' anlongo, soumis à l'adaptation et à l'arrangement du directeur artistique Ambroise
Kua-Nzambi Toko.
Par ailleurs, il a affirmé aux « Dépêches de Brazzaville » qu'il a tenu à conserver l'originalité et la valeur ancestrale des chants exécutés.« C'est sur la base des textes anciens que j'ai
procédé à l'écriture des chansons interprétées ce soir. Bien plus, dans mes arrangements, j'ai suivi la logique des temps anciens en prenant soin de travailler en fonction de certains éléments
musicaux. A cet effet, j'ai exclu les dièses et bémols et réalisé une harmonisation et mélodie modale. En somme, j'ai respecté la cadence du style traditionnel », a-t-il expliqué.
Au final, le directeur artistique de Chœur la Grâce a fait savoir que ce spectacle est le reflet de toute une culture : « L'âme du peuple Ne-Kongo transparait au travers de sa langue richissime
et simple qu'est le chant. Qu'il soit monodique ou polyphonique, antiphoné ou responsorial, sacré ou profane, rituel ou fonctionnel, traditionnel ou contemporain. C'est là une véritable parure du
verbe qui a toujours eu le sacré rôle de porter depuis la nuit des temps jusqu'à ce jour, les secrets intimes de la tradition, de la passion d'un peuple, de sa conception du monde et surtout en
véhiculant des messages profonds dans une rhétorique très variée », a-t-il conclu. Ambroise Kua-Nzambi Toko a fait savoir qu'à la suite de cette première expérience avec les chants de la province
du Bas-Congo, il existe en projet en gestation. Dans huit mois, il compte mettre sur pied deux nouveaux répertoires conçus respectivement avec les chants traditionnels et contemporains du Kasaï
et de l'Equateur.
Nioni Masela
Bonjour ! Quelque chose qui pourrait vous intéresser, il existe désormais un blog pour le festival Polyfollia, et sur le chant choral en général : http://blogpolyfollia.wordpress.com. Je vous invite à le visiter ! Bonne journée