Samedi 5 décembre 2009
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Côte d’ivoire : La présidentielle fixée pour «fin février-début mars»
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Maintes fois repoussée depuis 2005, le premier tour de la présidentielle devrait se dérouler fin février-début mars, selon une annonce faite par les
principaux dirigeants ivoiriens au terme de leur réunion avec le facilitateur Blaise Compaoré le 3 décembre dernier à Ouagadougou, au Burkina Faso.
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© D.R.
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«Fin février-début mars» est la période retenue par les autorités ivoiriennes pour organiser le premier tour du scrutin présidentiel, selon un
communiqué du Cadre permanent de concertation (CPC), chargé de veiller à l'application de l'accord de paix signé en 2007 sous l'égide du président burkinabè.
Cet organe est composé de M. Compaoré, du chef de l'Etat ivoirien Laurent Gbagbo, du Premier ministre Guillaume Soro et des deux leaders de l'opposition, l'ex-président Henri Konan Bédié
et l'ancien Premier ministre Alassane Ouattara a estimé qu’il fallait se donner du temps pour mieux organiser cette consultation dans les meilleures conditions.
Cette annonce intervient alors que la présidentielle n'a pu se tenir le dimanche 29 novembre en raison, selon le CPC, «des contraintes d'ordre technique et financier ainsi que des tâches
importantes restant à réaliser». Il s'agit du sixième report de l'élection depuis la fin du mandat de M. Gbagbo en 2005.
Le scrutin est censé clore la grave crise politico-militaire née en 2002 du coup d'Etat manqué de l'ex-rébellion des Forces nouvelles (FN) de M. Soro, qui contrôle depuis lors le nord du
pays. Lancé la semaine dernière, le règlement des contentieux sur la liste électorale provisoire (qui concerne 1,033 million de "cas litigieux" sur quelque 6,3 millions de personnes
recensées) doit être bouclé en décembre, selon le communiqué final.
En janvier prochain, doivent suivre la publication de la liste définitive et la production des cartes d'électeur et d'identité, avant la distribution des cartes et la campagne électorale
en février.
Le CPC n’a pas fixé une date précise, mais a simplement «invité» la Commission électorale indépendante (CEI) à «proposer au gouvernement une date le plus tôt possible» pour le premier
tour.
Le président français Nicolas Sarkozy a répété à son homologue ivoirien qu'il souhaitait également qu'une nouvelle date soit «rapidement» fixée, lors d'un entretien téléphonique rapporté
par l'Elysée et tenu le jour même de la réunion de Ouagadougou.
L'entourage du Premier ministre comme la CEI s'étaient montrés très réticents ces derniers jours à fixer une nouvelle date, tandis que M. Gbagbo jugeait qu'«il ne faut plus raisonner en
terme de date mais en terme de masse de travail qu'il reste à faire». A l'inverse, l'opposition réclamait que le flou soit dissipé.
Les participants ont également exprimé leur «préoccupation» concernant la sécurisation du processus électoral et exhorté les parties à «poursuivre leurs efforts». Toujours embryonnaire,
la sécurisation doit incomber au Centre de commandement intégré (CCI), état-major mixte censé déployer 4.000 éléments loyalistes et 4.000 FN à travers le pays. Mais sa mise en œuvre a été
entravée par des problèmes financiers et statutaires.
Le CPC a par ailleurs «insisté sur l'importance de l'accès équitable» des partis et candidats aux médias d'Etat pendant la précampagne électorale, et du "respect de l'égalité d'accès"
entre les 14 candidats durant la campagne. L'opposition avait dénoncé récemment ce qu'elle considère comme la mainmise du camp Gbagbo sur la télévision publique.
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04-12-2009 france24 gaboneco
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Par BONGOS ROGER
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Publié dans : Afrique de l'Ouest
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