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COUMBA GAWLO SECK SUR SON NOUVEL ALBUM : « J’avais envie de retourner dans la pure tradition Gawlo »

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Créé le 09-06-2010 à 10h30 | AFRIQUE REDACTION | INTERVIEW | RDC | Mis à jour le mercredi 09-06-2010 à 10h30 Par : AFRIQUE REDACTION 

En plus de la voix de Coumba Gawlo Seck et de sa musique, le rap s'invite dans Ma djin, le tout prochain album de Coumba Gawlo qui sera disponible au courant de ce mois. Ma djin, riche de huit titres, a enregistré la participation d'un symbole du rap français, Passi, d'origine congolaise. Et ce choix porté sur cet artiste est, de l'avis de la Gawlo, une manière de rendre la chanson beaucoup plus intercontinentale, mais aussi de créer une sorte de mélange de genres et de générations. En somme, un mélange à tous les niveaux. Et c'est dans une ambiance bon enfant que s'est tenu l'enregistrement, dans les studios de la Gawlo, du titre Ma djin, qui rend hommage à tous les héros du Sénégal, mais aussi de l'Afrique en général.

 

Walf Grand-Place : Qu'est-ce qui explique cette ambiance joyeuse constatée dans le studio ?

Coumba Gawlo Seck : On était en train d'enregistrer l'une des chansons extraites du nouvel album intitulé Ma djin (rendre hommage). Et la chanson rend hommage à nos héros du Sénégal, depuis Lat Dior jusqu'à la dernière génération, que ce soit des personnalités politiques, historiques, de la culture, bref, des gens qui ont marqué l'histoire du Sénégal. Mais aussi toutes ces icones du Sénégal et de l'Afrique d'une manière générale.


Et pourquoi le choix de faire un duo avec Passi ?

Le choix de Passi s'explique pour plusieurs raisons. Parce que d'abord, la musique n'a pas de frontière, et la chanson ira d'elle-même dans beaucoup de territoires. Mais il faut souligner que Passi peut rendre encore cette chanson beaucoup plus intercontinentale. Et l'autre raison, c'était pour créer une sorte de mélange de genres et de générations. En somme, un mélange à tous les niveaux, car Passi qui a l'habitude de chanter sur du binaire, fait du rap sur du ternaire, c'est un peu pousser la chose jusqu'au bout. Et c'est même de l'audace. En plus de ces raisons, le rap est réputé être une musique de jeunes, je ne dirai pas de marginaux, mais en tout cas, d'une nouvelle génération. Et cette chanson qui parle de nos historiens est un mélange de xalam et de rap. C'est une manière pour nous de faire aimer la chanson à toutes les générations, mais aussi de permettre à tous les jeunes de connaître l'histoire du Sénégal. Il s'y ajoute que Passi est un artiste talentueux que j'aime beaucoup et qui fait partie des artistes africains qui ont porté haut le flambeau de l'Afrique

 

À écouter Ma Djin, on constate que vous avez fait un véritable retour aux sources, surtout avec les instruments traditionnels comme le xalam ?

Oui, on peut parler de retour aux sources, car je suis quelqu'un de très attachée à ma culture, à mes origines, à l'Afrique, à l'enracinement. Et de nos jours, je pense qu'avec tout ce qui se passe dans le monde, avec le modernisme, l'internet, les outils de la dernière génération, les films qu'on nous importe d'ailleurs, la mode qu'on nous impose, nous avons tendance à sortir de l'enracinement pour copier ce qui se passe à l'extérieur. Et c'est au vu de tout cela que j'ai pensé, qu'il était important de revenir aux sources, de puiser dans la profondeur du Sénégal du griot, dans tout ce qui sort de nos tripes d'Africains, et surtout de griots. Mais au-delà de ça, ce qui m'a le plus motivé, c'est que j'avais cette nostalgie de retourner dans mes origines Gawlo élevée dans la pure tradition entre une mère griotte et un père Gawlo. Donc, j'avais envie de retourner dans cette pure tradition Gawlo, de chanter comme mes arrières grands-parents Gawlo pour me rappeler de Samba Diabaré Samb et autres. Ce n'est pas parce que j'étais loin, mais j'ai eu envie de retourner carrément dans cette source.

 

Et c'est ce qui explique l'utilisation des instruments traditionnels ?

Absolument. Dans cette chanson, il y a du xalam puisé dans la profondeur des griots. Ce qui créé le mélange de genres entre la chanson avec ces notes du Sahel, le rap de Passi qui rend la chanson beaucoup plus jeune.

 

Et quelles sont vos attentes par rapport à cet album ?

Et si au sortir de ça, les jeunes retiennent l'histoire de nos héros, j'en serai personnellement très fière. Parce que je suis Sénégalaise et c'est l'histoire de mon pays. Et je suis sûre que Passy aussi en sera fier, car il aura contribué à faire véhiculer ce message.

 

À quand la sortie de l'album ?

Il sera disponible au courant de ce mois de juin. Il est composé de huit (8) titres, avec différents thèmes. Mais tout est en harmonie avec l'album, car il traduit les éloges de la vie. Et quand on fait ces éloges, cela veut dire qu'on parle du mystère de l'homme, de toutes les choses qu'on voit de nos héros. Il y a une sorte d'harmonie d'un titre à un autre à travers cet album.


Vous avez aussi rendu hommage à Katoucha Niane ?

Parmi les héros à qui nous rendons hommage, figure Katoucha parce que c'est quelqu'un pour qui, j'avais beaucoup d'attachement. Elle me tenait toujours à cœur et j'ai du mal à parler d'elle dans le passé, car c'est difficile. Je pense que c'est le minimum que je puisse faire pour garder en mémoire tout ce qu'on a fait ensemble.

 

Auteur:
Lalla CISSOKHO    
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