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Mercredi 9 décembre 2009 3 09 /12 /Déc /2009 11:03


AFRIQUE REDACTION |9 décembre 2009 |11H04

Mal­gré la crise éco­no­mique, le conti­nent afri­cain jouit d’un taux de crois­sance éva­lué à 2% en 2009.  De nom­breux sec­teurs éco­no­miques bé­né­fi­cient et concourent à la crois­sance du conti­nent. Banque, té­lé­com­mu­ni­ca­tion, in­for­ma­tique et ca­bi­net de conseils étendent ainsi leurs ac­ti­vi­tés à tra­vers toute l’Afrique. Et leurs be­soins en res­sources hu­maines ne fai­blit pas. Il est même en flux tendu. Les pers­pec­tives de re­cru­te­ment en Afrique sub­sa­ha­rienne se dé­ve­loppent. Mais les en­tre­prises ont mal­gré tout en­core du mal à trou­ver des cadres qui cor­res­pondent aux pro­fils re­cher­chés.

 

Té­lé­com­mu­ni­ca­tion, In­for­ma­tique, Banque: des sec­teurs éco­no­miques por­teurs en terme de crois­sance et d'em­ploi

L’essor de l’in­for­ma­tique, des banques et des té­lé­com­mu­ni­ca­tions sur le conti­nent conduisent les com­pa­gnies du sec­teur à re­cru­ter mas­si­ve­ment pour com­bler leur be­soin de main d’oeuvre. Les groupes de té­lé­com­mu­ni­ca­tion Orange ou le sud-​afri­cain MTN sont à cet égard les prin­ci­paux em­ployeurs de ce sec­teur. Main d’oeuvre par­ti­cu­liè­re­ment re­cher­chée par ces en­tre­prises: les jeunes com­mer­ciaux qua­li­fiés (Bac+2 ou BTS) ca­pable de ré­pondre aux at­tentes d’une clien­tèle plus exi­geante et de né­go­cier aux mieux les in­té­rêts de leurs so­cié­tés.

Les prin­ci­pales banques du conti­nent, quant à elles, (que l’on trouve au Magh­reb, en Afrique du sud et au Ni­gé­ria) conti­nuent d’élar­gir leurs ré­seaux dans les pays d’Afrique sub­sa­ha­rienne où elles sont déjà im­plan­tées. Elles pour­suivent éga­le­ment leur stra­té­gie de conquêtes de nou­veaux mar­chés et ont un énorme be­soin de main d’oeuvre pour sa­tis­faire cette ex­pan­sion. La banque ni­gé­riane Uni­ted Bank of Afri­ca (UBA) est ainsi de­ve­nue l’un des prin­ci­paux re­cru­teurs du sec­teur en Afrique sub­sa­ha­rienne. La banque re­crute en effet aussi bien des jeunes di­plô­més afri­cains que des sa­la­riés ex­pé­ri­men­tés qu’elle dé­bauche en pro­po­sant des sa­laires plus éle­vés que chez ses concur­rents.

Les grandes écoles et uni­ver­si­tés ne pro­duisent pas assez de pro­fils tech­niques et de haut ma­na­ge­ment pour col­ler aux be­soins du mar­ché de l’em­ploi: la ré­ponse des en­tre­prises

L’Afrique pâtit d’un dé­fi­cit de for­ma­tions ini­tiales spé­cia­li­sées, au point que, dans cer­tains sec­teurs comme les té­lé­com­mu­ni­ca­tions, qui ont un réel be­soin de com­pé­tences de ce type, les di­rec­teurs tech­niques sont sou­vent étran­gers ou bien afri­cains mais for­més ailleurs que sur le conti­nent.

Pour ten­ter de ré­pondre à ce pro­blème, de grandes écoles de ges­tion, de com­merce et de ma­na­ge­ment ont vu le jour ces der­nières an­nées au Maroc, en Al­gé­rie, en Tu­ni­sie, au Sé­né­gal, en Côte d’Ivoire ou au Ca­me­roun. Elles dé­livrent des di­plômes re­con­nus au plan in­ter­na­tio­nal. Or, en dépit d’une bonne qua­li­té d’en­sei­gne­ment, les for­ma­tions dis­pen­sées par ces écoles né­ces­sitent un ren­for­ce­ment ou un per­fec­tion­ne­ment du ni­veau de com­pé­tences des jeunes di­plô­més.

C’est pour­quoi les grands groupes dé­ve­loppent leurs propres centres de for­ma­tion. L’ob­jec­tif de telles struc­tures est de pro­po­ser aux équipes exis­tantes des mo­dules pour les sen­si­bi­li­ser aux évo­lu­tions des dif­fé­rents mé­tiers. Il s’agit aussi sur­tout de for­mer les fu­turs cadres afin qu’ils puissent avoir une bonne connais­sance des pro­duits et de l’es­prit du groupe.

Ainsi, fin 2008, la BGFI a crée son propre centre de for­ma­tion BGFI Bu­si­ness school et Eco­bank pré­voit l’ou­ver­ture en 2010 d’un centre de for­ma­tion ban­caire et d’un centre de tech­no­lo­gie et de com­mu­ni­ca­tion au sein de son nou­veau siège à Lomé au Togo. La banque At­ti­ja­ri­wa­fa a dé­ve­lop­pé éga­le­ment une struc­ture aca­dé­mique pour les cur­sus mé­tiers, des for­ma­tions à cycles courts et longs pour le ma­na­ge­ment avec des spé­cia­li­sa­tions poin­tues. D’autres banques ont des pro­jets si­mi­laires.

Le ré­sul­tat est en­cou­ra­geant, le nombre des ta­lents afri­cains ne cesse de croître. Pour Paul Mer­cier, le di­rec­teur exé­cu­tif de Mi­cheal Page Afri­ca: “il n’y a ja­mais eu au­tant de com­pé­tences dans le do­maine ban­caire en Afrique sur ces douzes der­niers mois”.

AFRIQUE AVENIR

Par BONGOS ROGER - Publié dans : Afrique - Le continent
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