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Enseignement supérieur et universitaire, Le moment est venu de sanctionner les recteurs et Dg incompétents

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Crée le 23-10-2012  12h00 | AFRIQUE REDACTION | REDACTEUR EN CHEF ROGER BONGOS | SITE PANAFRICAIN |ACTUALITE NATIONALE, AFRICAINE ET INTERNATIONALE. Mis à jour le mardi 23-10-2012 -12H15 PAR : OBSERVATEUR

 



Alors que l'année académique 2012-2013 a été lancée officiellement le mercredi 17 octobre dernier, les cours n'ont pas encore démarré dans plusieurs universités et Institut supérieurs de Kinshasa. C'est le cas à l'Université de Kinshasa  (UNIKIN), à l'Université pédagogique national (UPN), à l'Institut facultaire des sciences de l'information et de la communication (IFASI), à l'Institut supérieur de techniques appliquées (ISTA) et d'autres encore. Là où les établissements publics sont incapables de s'organiser, ceux du domaine privé notamment ceux relevant des confessions religieuses catholique et protestante excellent. Nous prenons pour exemple l'Université catholique du Congo (UCC) et l'Université protestante au Congo (UPC).

Si les cours n'ont pas encore débuté dans certains Instituts supérieurs et universités c'est parce que l'année académique 2011-2012 n'est pas encore arrivée à son terme. Soit que les cours se poursuivent encore ou les étudiants sont en deuxième session soit que les conseils académiques sont en train de délibérer sur les résultats des étudiants Les responsables des établissements qui se trouvent dans cette situation reconnaissent sans gêne n'avoir pas respecté le calendrier académique de l'année écoulée conformément aux instructions de la hiérarchie.

Après ce propos, un étudiant de la faculté de Droit de l'Unikin n'a pas caché sa révolte en déclarant que les étudiants de sa promotion ont déjà fini les examens de la deuxième session alors que ceux de première licence sont encore en plein examen et ceux des deuxièmes et troisièmes graduats ne vont que commencer et ce lundi 22 octobre (Ndrl : hier lundi 22 octobre 2012).

Alors que cette situation devrait le préoccuper, le recteur de l'Unikin, Jean Berckmans Labana, s'est plutôt déclaré satisfait en soutenant que son institution est dans le bon et que son comité de gestion compte continuer à évoluer dans ce sens. Sortant de la bouche d'une autorité  de ce niveau, de tels propos doivent nous pousser à nous interroger sur le sens de responsabilités de ceux à qui incombe l'éducation de la jeunesse congolaise dont on dit qu'elle est l'avenir de demain. Et dire que la plupart de ces responsables sont sortis de grandes institutions académiques telles que Lovanium, Louvain, l'Université libre de Bruxelles et que savons-nous encore ?

A l'Ifasic où la situation n'est pas non plus rose, nous en sommes encore aux soutenances publiques des travaux de recherche avant les grands moments des délibérations et l'ouverture de l'année académique 2012-2013.

Jusqu'à quand cette situation qui a entraîné dans le passé le chevauchement des années académiques va-t-elle continuer ? Nous pensons que le moment est arrivé pour le ministre de l'Enseignement supérieur et universitaire (ESU) de sanctionner les recteurs et les directeurs généraux qui se montrent incapables de maîtriser leurs professeurs qui sont à la base de toutes ces perturbations. De tels responsables ne devraient pas être reconduits dans leurs fonctions  après avoir étalé ainsi leur incompétence.

Certes les conditions de vie des professeurs ne sont pas enviables. Ce qui les pousse à accumuler plusieurs charges afin d'arrondir les fins de mois. Mais ils ne doivent pas oublier que le métier d'enseignant c'est aussi de l'apostolat. Quelque part ils doivent savoir se déterminer pour éviter à la nation congolaise un véritable génocide intellectuel, ce pourquoi la postérité ne leur pardonnera pas.

Rombaut Ot.

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