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AFRIQUE REDACTION | SOCIETE | SENEGAL | VENDREDI 18-12-2009 | 08H03
La Journée internationale des migrants sera célébrée demain. Occasion saisie par Ndioro Ndiaye, présidente de l’Alliance pour la
migration, le leadership et le développement (Amld), pour lancer un appel à une protection des femmes migrantes.
La communauté internationale célèbre demain, vendredi, la Journée
internationale des migrants. Cette année, l’évènement coïncide avec la campagne lancée par le secrétaire général des Nations Unies sur les violences faites aux femmes migrantes. Une occasion
saisie par l’Alliance pour la migration, le leadership et le développement (Amld) pour s’interroger sur la place de la femme et son rôle dans la gestion des migrations internationales. Et à la
question pourquoi les femmes migrantes, Ndioro Ndiaye, présidente de l’Amld, répond que c'est parce qu’elles constituent un groupe qui compte d’abord pour 49 % des 214 millions de migrants qui
représentent 3 % de la population mondiale. Ensuite, elles comptent pour leur contribution dans la production de richesses nationales dans les pays d'origine, qu’elles soient régulièrement
établies ou pas.
Elles comptent pour leur apport financier aux pays d’origine, à tel point que, de nos jours, aucune politique de développement ne peut ignorer les investissements que représentent leurs différentes contributions’, affirme Ndioro Ndiaye, qui ajoute que c'est la raison pour laquelle, il est urgent d'identifier et de répondre aux besoins spécifiques de celles qui sont dans une situation irrégulière et qui sont confrontées à la traite des êtres humains, aux violences conjugales, à l’esclavage au travail et à l’esclavage sexuel. Pour l'ancienne ministre de la Famille au temps du régime socialiste, les femmes migrantes doivent compter quand elles sont dans des camps de réfugiés, au sein des personnes déplacées, quand elles sont déportées et victimes de traite parce qu’elles ont des droits humains qui doivent être respectés.
Ainsi, pour la présidente Ndioro Ndiaye, les questions que l’on peut se poser aujourd’hui sont liées, d'abord aux raisons de leur invisibilité. C'est-à-dire que faire pour les rendre plus visibles dans le processus migratoire ?
Ensuite, Ndioro Ndiaye se pose des questions sur la prise en compte de leurs besoins spécifiques dans la formulation de politiques et stratégies de gestion des flux
migratoires, de programmes de développement au niveau national et régional, et dans la création de mécanismes pertinents ou une meilleure articulation des mécanismes existants de gouvernance des
flux migratoires avec les différentes politiques de développement. Puisque, d'après elle, la migration des femmes a des répercussions considérables sur la famille et la société des pays
d’origine, de transit et de destination.
Les femmes migrantes comptent en faits et en chiffres dans le développement. Elles se déplacent dans l’espoir non seulement d’un meilleur avenir, mais également d’un meilleur respect de leurs droits’, indique-t-elle, regrettant que cet espoir soit souvent déçu au cours de leur processus migratoire, par des abus de toutes sortes et des violations de leurs droits les plus élémentaires. L’Amld travaille à développer une connaissance accrue et une maîtrise de la gestion des migrations et de ses liens avec le développement par les pays africains. Elle se veut une plate-forme de discussion et de formation sur la migration et le développement en Afrique pour les pays africains et les pays en développement, la société civile et les partenaires au développement.
Auteur: Charles Gaïky DIENE
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