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Goma/Nord Kivu : Onze militaires en procès pour vente d’armes aux groupes rebelles

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Crée le 07-09-2012-21h10 | AFRIQUE REDACTION | REDACTEUR EN CHEF : ROGER BONGOS | SITE PANAFRICAIN |ACTUALITE NATIONALE, AFRICAINE ET INTERNATIONALE. Mis à jour le vendredi 07-09-2012 - 21h45 PAR : OBSERVATEUR

 

 

Armes - Kinshasa

Les conflits armés récurrents qui endeuillent depuis  plusieurs années la partie de la République démocratique du Congo, constitue véritablement une aubaine, mieux, une affaire juteuse et lucrative pour des truands de tout poil, comme atteste le procès qui se tient actuellement à l’Auditorat militaire supérieur près la cour militaire du Nord Kivu à Goma, contre 11 militaires impliqués dans la vente et fourniture des armes et munitions aux groupes armés.

Après plusieurs reports, c’est finalement le mardi 4 septembre courant que, l’ouverture de ce procès a eu lieu devant un public venu très nombreux parmi lequel, des militants des droits de l’homme et des observateurs de la Police des Nations Unies (UNPOL).

Outre les deux civils, conducteurs de taxi de leur état, le groupe des prévenus appelées à la barre, est composé essentiellement des militaires des Forces armées de la république démocratique du Congo (FARDC) et agents de la Police nationale congolaise (PNC).

Parmi les griefs retenus contre les 11 prévenus, il y a notamment : vente d’armes et munitions aux groupes armés, participation criminelle et facilitation à un groupe insurrectionnel en s’accaparent des armes et munitions,  désertion et autre facilitation au trafic des armes et munitions…

Les armes et autres effets de guerre ont été livrés notamment au groupe armé Alliance des patriotes congolais pour un Congo libre et souverain (APCLS), dont 34 caissettes de munitions.

Apparemment les premiers éléments recueillis sur place, placé le lieutenant-colonel Félix Solinoko, comme le cerveau moteur de cette rocambolesque affaire mettant en mal l’intégrité nationale.

D’ailleurs, le prévenu Félix Solinoko n’est pas à son premier coup. Il a déjà réussi à livrer des armes et autres effets de guerre à un groupe rebelle, moyennant bien sûr de l’argent, au mois d’avril dernier. L’incriminé a été arrêté en possession de 34 caissettes de munitions dans la localité de Bihambwe.

Deux civils parmi les 11 prévenus

L’autre officier des FARDC mêlé dans ce trafic illicite et illégal, n’est autre que le capitaine Roger Kangazagbo. De même, le commandant et l’agent de la Police nationale, Célestin Kazadi Boa.

Outre les trois cités, il y a également : le sergent François Miji des FARDC, le sergent Mbudja Mabe Monga des FARDC, Kapape Kibanza des FARDC, l’agent de la Police nationale Fidèle Mampenzi Kilimbo…

Quant aux prévenus Moussa Sebupiri et Nyengele, les deux civils du groupe, ils sont accusés de même fait, à savoir, participation criminelle et facilitation au trafic des armes et munitions. Comme prévoit la loi, ils seront jugés comme des militaires. Car ils étaient pris en flagrant délit de détention des effets militaires. Leur cas est aggravé par le fait que le pays est actuellement en temps de guerre.

C’est finalement au mois dernier que le pot aux roses a été découvert et le groupe criminel appréhendé par les services de sécurité. A en croire certaines indiscrétions, ces vendeurs de la mort ont parfois reçu d’insignifiantes sommes d’argent après livraison des caissettes de munitions et autres armes aux groupes rebelles. On a même avancé en guise de paiement une somme modique de 200 dollars américains. Un vrai bradage des armes et munitions soustraites pour la plupart de cas dans le stock de l’armée nationale.

Le mardi 4 septembre courant à la journée d’ouverture, l’audience a été essentiellement portée sur l’identification des prévenus. De même, le ministère public a signifié aux 11 prévenus les griefs retenus contre eux.

La séance a été ensuite suspendue sur demande des avocats des prévenus, insistant pour plus de temps d’étude des dossiers de leurs clients, cela malgré l’opposition  du ministère public. Elle a repris le jour suivant soit le mercredi 5 septembre courant. Evoquant le caractère spécial de ce procès, le ministère public a soutenu que le pays est en temps de guerre. « Ce n’est pas devant la barre qu’on doit chercher à protéger qui que c’est soit. Qu’à cela ne tienne, nous sommes prêts à vous accordé quelques heures », a-t-on finalement consenti.

Dovin Ntelolo Diasonga

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