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Créé le 11.03.10 à 05h10 - AFRIQUE REDACTION | CONFLIT ARMÉ | RDC | Mis
à jour le Jeudi 11.03.10 à 05h12. Par : LES DEPECHES DE BRAZZAVILLE
Des opposants suspectent la plate-forme présidentielle de compromettre le développement de la province
L'investiture du gouverneur Jean Claude Baende est loin d'être une panacée pour la province de l'Equateur qui continue à patauger dans les méandres d'une instabilité récurrente symbolisée par un
déficit de l'autorité de l'Etat sur certains axes. Ce constat, les instances dirigeantes du Mouvement de libération du Congo (MLC) l'ont fait dernièrement à travers une communication présentant
cette partie de la République plutôt sous un mauvais jour. Pour les partisans de Jean Pierre Bemba, la province de l'Equateur vit dans une instabilité chronique tendant à compromettre tout effort
de développement. Un doigt accusateur est pointé vers l'Alliance pour la majorité présidentielle (AMP) considérée comme principal obstacle à la paix et au développement de cette province. Sans
ambages, Constant Ndom Nda Ombel cité par radio Okapi dénonce les « manœuvres dilatoires » de l'AMP visant à exclure son parti du contrôle de l'assemblée provinciale.
Pour ce cadre du MLC, cette instabilité créée à dessein par les forces de la majorité, vise à bloquer le travail parlementaire au sein de l'assemblée provinciale de l'Equateur. Dans une structure
délibérative quasi contrôlée par l'opposition en termes d'effectifs des députés, l'élection de Jean Claude Baende - candidat officieux de la majorité -, a été perçue comme une tentative de
déstabilisation de cette institution provinciale, et partant, de toute la province. Jean Lucien Busa - candidat déclaré du MLC - évincé alors qu'il jouissait des faveurs des pronostics avait, au
lendemain de sa défaite, dénoncé l'achat des consciences appliqué par l'AMP à travers une corruption à grande échelle.
En croisade contre Baende, le MLC ne manque pas non plus d'arguments. « Le gouverneur élu sur qui pèsent des graves présomptions de détournements des deniers publics durant sa gestion en tant que
vice-gouverneur - le rapport de la mission d'enquête sénatoriale conduite par Lunda Bululu en fait foi -, n'est pas exempt de toute poursuite », commente une source proche du MLC. La même source
constate avec amertume que la majorité s'accorde le droit de gérer aux fins électoralistes, la province de l'Equateur via ses affidés sans nécessairement se préoccuper de l'intérêt général. Et
l'une des conséquences directes de cette confiscation du pouvoir, révèle-t-on, demeure la subversion orchestrée récemment par les insurgés Enyele à Dongo et ailleurs, avec à la clé, des milliers
des déplacés internes et externes.
Pour une prise de conscience collective
Réagissant à ces accusations, le coordonnateur de l'AMP a indiqué que la plate-forme présidentielle n'était concernée, ni de près ni de loin par la déstabilisation de l'assemblée provinciale de
l'Equateur. L'AMP n'ayant aucune majorité au sein de cette institution provinciale, Louis Koyagialo est d'avis qu'elle ne peut influer sur son fonctionnement en imposant des choix contraires à
ceux décidés par l'assemblée plénière.
En tout état de cause, nombreux sont ceux qui pensent qu'au lieu de continuer à se complaire dans des discussions stériles, l'on ferait œuvre utile en recherchant une thérapeutique susceptible de
restaurer l'ordre, la paix, l'unité et la solidarité entre les fils et filles de l'Equateur. D'où l'appel de Jean Claude Baende à une prise de conscience collective pour la réussite du pari de
développement à travers la réalisation du plan quinquennal qu'il a conçu pour le bien-être de ses administrés. Abondant dans le même sens, une certaine opinion s'insurge contre cette tendance à
présenter la province de l'Equateur comme un bastion de l'opposition comme pour justifier l'appui apporté au « candidat indépendant » Jean-Claude Baende. Pour elle, les grands travaux de
réhabilitation en cours d'exécution à Mbandaka et ailleurs, permettent d'affirmer que l'heure du travail a véritablement sonné à l'Equateur.
Alain Diasso
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